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1er tour
23 avril 2017
Horaires du bureau de vote :
8h00-19h00

Participation
Inscrits : 902
716 votants
(79,38%)

abstention : 186
Résultats :
Exprimés : 700
Blancs : 15
Nuls : 1

N. DUPONT-AIGNAN : 52  7,43%
M.  LE PEN : 118  16,86%
E MACRON : 157 22,43%
B. HAMON : 63  9%
N. ARTHAUD : 4  0,57%
P.  POUTOU : 14  2%
J. CHEMINADE : 0  0%
J. LASSALLE : 16  2,28%
JL. MÉLENCHON : 150  21,43%
F. ASSELINEAU : 7  1%
F. FILLON : 119  17%

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Déplacement de Bernard Cazeneuve en Tunisie  Voir?

Bernard Cazeneuve aux côtés de son homologue Youssef Chahed
7 avril 2017 - Actualité

Déplacement de Bernard Cazeneuve en Tunisie

Accompagné de plusieurs parlementaires, le Premier ministre s'est rendu, les 6 et 7 avril, en République de Tunisie.
 
Au cours de son déplacement en Tunisie, le Premier ministre était notamment accompagné de Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Michel Vauzelle (vice-président de la commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale), Michel Ménard (président du groupe d’amitié France-Tunisie à l’Assemblée nationale), Jean-Pierre Sueur (sénateur du Loiret, président du groupe d’amitié France-Tunisie au Sénat), ou encore le réalisateur et journaliste Serge Moati.

Déplacement en Tunisie

Le Premier ministre est arrivé à l’aéroport de Tunis-Carthage jeudi soir. Le lendemain, il a rencontré des membres de la société civile tunisienne, avant d’être reçu au Palais présidentiel de Carthage par le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi. Bernard Cazeneuve a ensuite reçu à la Résidence de France Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre libyen, afin d’évoquer la situation en Libye. Le Premier ministre s’est ensuite entretenu avec son homologue tunisien, Youssef Chahed, avec lequel il a eu un déjeuner de travail. A l’issue de cette rencontre, plusieurs accords liant les deux pays ont également été signés.
 
Comme lors de sa visite en Algérie, Bernard Cazeneuve a mis à profit son déplacement à Tunis pour visiter plusieurs sites culturels, dont certains témoignent du lien qui unit la France et la Tunisie :
 
  • Le Palais de Carthage, siège de la présidence tunisienne, bâti à la demande du président Habib Bourguiba après la proclamation de l’indépendance tunisienne, et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
  • Déplacement au musée du Bardo sur le thème de la sécurisation des sites culturels : Moncef Ben Moussa, conservateur du musée, a présenté le dispositif de sécurité mis en place après l’attentat du 18 mars 2015. Le Premier ministre a ensuite déposé une gerbe en mémoire des victimes de cet acte terroriste. Il a ensuite poursuivi sa visite par l’aile du musée restaurée dans le cadre d’un partenariat avec Le Louvre, où lui ont été présentés les réalisations passées et les projets futurs.
La France et la Tunisie en quelques chiffres
  • 22 345 Français sont inscrits au registre du Consulat général (chiffres au 31 décembre 2015). Au total, la communauté française en Tunisie est estimée à 30 000 personnes
  • 680 000 personnes constituent la communauté tunisienne en France
  • Exportations françaises : 3,6 milliards d’euros
  • Importations françaises : 4 milliards d’euros  
  • 1300 entreprises à participation française sont implantées en Tunisie, ce qui représente 126 000 emplois
Aux côtés de la Tunisie contre le terrorisme et pour le développement
 
***
Diaporama - les temps forts du déplacement du Premier ministre en Tunisie
 
06/04 - Arrivée du Premier ministre à l'aéroport international Tunis-Carthage
06/04 - Arrivée du Premier ministre à l'aéroport international Tunis-Carthage - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Accueil officiel du Premier ministre par le ministre des Affaires étrangères tunisien, Khemaies Jhinaoui
06/04 - Accueil officiel du Premier ministre par le ministre des Affaires étrangères tunisien, Khemaies Jhinaoui - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Petit-déjeuner avec des acteurs de la société civile tunisienne
07/04 - Petit-déjeuner avec des acteurs de la société civile tunisienne - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Le Premier ministre a rencontré le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi
07/04 - Le Premier ministre a rencontré le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Béji Caïd Essebsi au Palais présidentiel de Carthage
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Béji Caïd Essebsi au Palais présidentiel de Carthage - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Déclaration à la presse
07/04 - Déclaration à la presse - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Rencontre avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie
07/04 - Rencontre avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Allocution aux côtés du président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie, Fayez Al-Sarraj
07/04 - Allocution aux côtés du président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie, Fayez Al-Sarraj - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Accueil officiel du Premier ministre à la Primature (Kasbah) en présence de son homologue tunisien, Youssef Chahed
07/04 - Accueil officiel du Premier ministre à la Primature (Kasbah) en présence de son homologue tunisien, Youssef Chahed - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Revue des troupes et hymnes nationaux aux côtés de Youssef Chahed, Chef du gouvernement de la République tunisienne
07/04 - Revue des troupes et hymnes nationaux aux côtés de Youssef Chahed, Chef du gouvernement de la République tunisienne - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Youssef Chahed
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Youssef Chahed - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien en format élargi du Premier ministre avec le Chef du gouvernement tunisien
07/04 - Entretien en format élargi du Premier ministre avec le Chef du gouvernement tunisien - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Signature d'accords par les deux Chefs de gouvernement
07/04 - Signature d'accords par les deux Chefs de gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Point presse du Premier ministre avec son homologue tunisien
07/04 - Point presse du Premier ministre avec son homologue tunisien - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Dépôt de gerbe au musée du Bardo en hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015
07/04 - Dépôt de gerbe au musée du Bardo en hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015 - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Allocution du Premier ministre sur le thème de la sécurisation des sites culturels au musée du Bardo
07/04 - Allocution du Premier ministre sur le thème de la sécurisation des sites culturels au musée du Bardo - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Retour du Premier ministre en France
07/04 - Retour du Premier ministre en France - Cyrus Cornut / Matignon
Le Premier ministre s'est rendu en République tunisienne du 6 au 7 avril.
Le 6 avril, le Premier ministre est arrivé à Tunis et a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères de la République tunisienne, Khemaies Jhinaoui.

Le 7 avril, Bernard Cazeneuve a rencontré des acteurs de la société civile tunisienne lors d'un petit-déjeuner à la Résidence de France. Il s'est ensuite entretenu avec Béji Caïd Essebsi, président de la République tunisienne, au Palais présidentiel de Carthage, puis avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie à la Résidence de France. Par la suite, il s'est rendu à la Primature (Kasbah) pour s'entretenir et signer des accords avec le Chef du gouvernement de la République tunisienne, Youssef Chahed. Le Premier ministre est allé au musée du Bardo pour rendre hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015 et pour s'exprimer sur le thème de la sécurisation des sites culturels.

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Déplacement de Bernard Cazeneuve en Tunisie  Voir?

Bernard Cazeneuve aux côtés de son homologue Youssef Chahed
7 avril 2017 - Actualité

Déplacement de Bernard Cazeneuve en Tunisie

Accompagné de plusieurs parlementaires, le Premier ministre s'est rendu, les 6 et 7 avril, en République de Tunisie.
 
Au cours de son déplacement en Tunisie, le Premier ministre était notamment accompagné de Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Michel Vauzelle (vice-président de la commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale), Michel Ménard (président du groupe d’amitié France-Tunisie à l’Assemblée nationale), Jean-Pierre Sueur (sénateur du Loiret, président du groupe d’amitié France-Tunisie au Sénat), ou encore le réalisateur et journaliste Serge Moati.

Déplacement en Tunisie

Le Premier ministre est arrivé à l’aéroport de Tunis-Carthage jeudi soir. Le lendemain, il a rencontré des membres de la société civile tunisienne, avant d’être reçu au Palais présidentiel de Carthage par le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi. Bernard Cazeneuve a ensuite reçu à la Résidence de France Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre libyen, afin d’évoquer la situation en Libye. Le Premier ministre s’est ensuite entretenu avec son homologue tunisien, Youssef Chahed, avec lequel il a eu un déjeuner de travail. A l’issue de cette rencontre, plusieurs accords liant les deux pays ont également été signés.
 
Comme lors de sa visite en Algérie, Bernard Cazeneuve a mis à profit son déplacement à Tunis pour visiter plusieurs sites culturels, dont certains témoignent du lien qui unit la France et la Tunisie :
 
  • Le Palais de Carthage, siège de la présidence tunisienne, bâti à la demande du président Habib Bourguiba après la proclamation de l’indépendance tunisienne, et inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979.
  • Déplacement au musée du Bardo sur le thème de la sécurisation des sites culturels : Moncef Ben Moussa, conservateur du musée, a présenté le dispositif de sécurité mis en place après l’attentat du 18 mars 2015. Le Premier ministre a ensuite déposé une gerbe en mémoire des victimes de cet acte terroriste. Il a ensuite poursuivi sa visite par l’aile du musée restaurée dans le cadre d’un partenariat avec Le Louvre, où lui ont été présentés les réalisations passées et les projets futurs.
La France et la Tunisie en quelques chiffres
  • 22 345 Français sont inscrits au registre du Consulat général (chiffres au 31 décembre 2015). Au total, la communauté française en Tunisie est estimée à 30 000 personnes
  • 680 000 personnes constituent la communauté tunisienne en France
  • Exportations françaises : 3,6 milliards d’euros
  • Importations françaises : 4 milliards d’euros  
  • 1300 entreprises à participation française sont implantées en Tunisie, ce qui représente 126 000 emplois
Aux côtés de la Tunisie contre le terrorisme et pour le développement
 
***
Diaporama - les temps forts du déplacement du Premier ministre en Tunisie
 
06/04 - Arrivée du Premier ministre à l'aéroport international Tunis-Carthage
06/04 - Arrivée du Premier ministre à l'aéroport international Tunis-Carthage - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Accueil officiel du Premier ministre par le ministre des Affaires étrangères tunisien, Khemaies Jhinaoui
06/04 - Accueil officiel du Premier ministre par le ministre des Affaires étrangères tunisien, Khemaies Jhinaoui - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Petit-déjeuner avec des acteurs de la société civile tunisienne
07/04 - Petit-déjeuner avec des acteurs de la société civile tunisienne - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Le Premier ministre a rencontré le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi
07/04 - Le Premier ministre a rencontré le président de la République tunisienne, Béji Caïd Essebsi - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Béji Caïd Essebsi au Palais présidentiel de Carthage
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Béji Caïd Essebsi au Palais présidentiel de Carthage - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Déclaration à la presse
07/04 - Déclaration à la presse - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Rencontre avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie
07/04 - Rencontre avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Allocution aux côtés du président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie, Fayez Al-Sarraj
07/04 - Allocution aux côtés du président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie, Fayez Al-Sarraj - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Accueil officiel du Premier ministre à la Primature (Kasbah) en présence de son homologue tunisien, Youssef Chahed
07/04 - Accueil officiel du Premier ministre à la Primature (Kasbah) en présence de son homologue tunisien, Youssef Chahed - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Revue des troupes et hymnes nationaux aux côtés de Youssef Chahed, Chef du gouvernement de la République tunisienne
07/04 - Revue des troupes et hymnes nationaux aux côtés de Youssef Chahed, Chef du gouvernement de la République tunisienne - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Youssef Chahed
07/04 - Entretien entre Bernard Cazeneuve et Youssef Chahed - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Entretien en format élargi du Premier ministre avec le Chef du gouvernement tunisien
07/04 - Entretien en format élargi du Premier ministre avec le Chef du gouvernement tunisien - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Signature d'accords par les deux Chefs de gouvernement
07/04 - Signature d'accords par les deux Chefs de gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Point presse du Premier ministre avec son homologue tunisien
07/04 - Point presse du Premier ministre avec son homologue tunisien - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Dépôt de gerbe au musée du Bardo en hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015
07/04 - Dépôt de gerbe au musée du Bardo en hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015 - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Allocution du Premier ministre sur le thème de la sécurisation des sites culturels au musée du Bardo
07/04 - Allocution du Premier ministre sur le thème de la sécurisation des sites culturels au musée du Bardo - Cyrus Cornut / Matignon
07/04 - Retour du Premier ministre en France
07/04 - Retour du Premier ministre en France - Cyrus Cornut / Matignon
Le Premier ministre s'est rendu en République tunisienne du 6 au 7 avril.
Le 6 avril, le Premier ministre est arrivé à Tunis et a été accueilli par le ministre des Affaires étrangères de la République tunisienne, Khemaies Jhinaoui.

Le 7 avril, Bernard Cazeneuve a rencontré des acteurs de la société civile tunisienne lors d'un petit-déjeuner à la Résidence de France. Il s'est ensuite entretenu avec Béji Caïd Essebsi, président de la République tunisienne, au Palais présidentiel de Carthage, puis avec Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel et Premier ministre de Lybie à la Résidence de France. Par la suite, il s'est rendu à la Primature (Kasbah) pour s'entretenir et signer des accords avec le Chef du gouvernement de la République tunisienne, Youssef Chahed. Le Premier ministre est allé au musée du Bardo pour rendre hommage aux victimes de l'attaque terroriste du 18 mars 2015 et pour s'exprimer sur le thème de la sécurisation des sites culturels.

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(07/04/2017 : 16:33)

Déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie  Voir?

6 avril 2017 - Actualité

Déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie

Accompagné de plusieurs parlementaires, le Premier ministre se rend, du 5 au 6 avril, en République algérienne populaire et démocratique, puis en République de Tunisie.
 
Cette visite officielle est l’occasion d’aborder avec ces deux pays amis les grands dossiers régionaux et bilatéraux, comme le renforcement des partenariats économiques et industriels, la lutte contre le terrorisme, les crises régionales, la situation au Mali et en Libye – et plus généralement dans la bande sahélo-saharienne.
 
Au cours de son déplacement en Algérie, le Premier ministre était notamment accompagné de Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Jean-Pierre Chevènement (président de l’Association France-Algérie), Michel Vauzelle (vice-président de la commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale), Patrick Mennucci (président du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie à l’Assemblée nationale), Alain Néri (président du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie au Sénat), ainsi que du réalisateur et journaliste Serge Moati.

Déplacement en Algérie

Au cours de son déplacement en Algérie, Bernard Cazeneuve s’est entretenu avec son homologue Abdelmalek Sellal (jeudi à 10h30) au Palais du Gouvernement. Les deux chefs de Gouvernement ont participé à la signature d’accords entre les deux pays.
Le déplacement prévoit également la visite de hauts lieux culturels et de sites qui symbolisent la coopération franco-algérienne :
 
  • le monument des Martyrs, au pied duquel il est d’usage que les chefs d’État en visite viennent déposer une gerbe, à l’instar du Premier ministre. Haut de 92 mètres, le monument a été érigé en 1982 sur l’emplacement d’un ancien fort militaire, à l’occasion du 20e anniversaire de l’indépendance algérienne ;
  • le jardin botanique du Hamma, créé en 1832 et situé au pied du musée national des Beaux-Arts, accueille plus de 1200 espèces végétales, ce qui en fait l’un des jardins d’essai et d’acclimatation les plus importants du monde. Un trajet en téléphérique, installation construite en partenariat avec le groupe français Poma, a permis au Premier ministre de rejoindre le jardin. Entre 2003 et 2009, le jardin a également bénéficié de travaux de réaménagement dans le cadre d’une coopération entre la Mairie de Paris et la Wilaya d’Alger, qui ont contribué à la réouverture du jardin au public ;
  • la basilique Notre-Dame d’Afrique, qui de son promontoire domine la mer au nord d’Alger, et dont la restauration a été en partie financée par la France ;
  • également au programme de la visite de Bernard Cazeneuve en Algérie : la place Maurice Audin, la Grande Poste d’Alger et la présentation du simulateur d’exploitation et de maintenance de télécabine développé par la PME française Poma.
La France et l’Algérie en quelques chiffres
  • 31 677 personnes (dont 27 954 binationaux) constituent la communauté française en Algérie.
  • Près de 582 000 citoyens algériens sont titulaires d’un permis de séjour français (au 31 décembre 2015).
  • Exportations françaises : la France est le 2e fournisseur de l’Algérie (6,02 milliards d’euros).
  • Importations françaises : l’Algérie représente le 4e client hors OCDE de la France (2,99 milliards d’euros).
  • Trois consulats de France en Algérie, un lycée international français (Alexandre Dumas) et une école primaire (Hydra).
***
 
Algérie : "Nous avons reconstruit une relation franche, forte et durable entre nos deux pays"


Diaporama - les temps forts du déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie
05/04 - Bernard Cazeneuve est accueilli à son arrivée en Algérie par le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal
05/04 - Bernard Cazeneuve est accueilli à son arrivée en Algérie par le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal - Cyrus Cornut / Matignon
05/04 - Entretien entre les deux Premiers ministres
05/04 - Entretien entre les deux Premiers ministres - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre s'est rendu au Monument des Martyrs à Alger
06/04 - Le Premier ministre s'est rendu au Monument des Martyrs à Alger - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Dépôt de gerbe au Monument des Martyrs
06/04 - Dépôt de gerbe au Monument des Martyrs - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Départ à pied du Premier ministre et de la délégation française
06/04 - Départ à pied du Premier ministre et de la délégation française - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Présentation d'une installation de transport urbain
06/04 - Présentation d'une installation de transport urbain - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Trajet en téléphérique jusqu'au Jardin d'Essai
06/04 - Trajet en téléphérique jusqu'au Jardin d'Essai - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre au Jardin d'Essai
06/04 - Le Premier ministre au Jardin d'Essai - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre aux côtés de son homologue algérien au Palais du Gouvernement
06/04 - Le Premier ministre aux côtés de son homologue algérien au Palais du Gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien
06/04 - Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Signature d'accords, en présence des deux Chefs de Gouvernement
06/04 - Signature d'accords, en présence des deux Chefs de Gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Point presse des deux Premiers ministres
06/04 - Point presse des deux Premiers ministres - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Visite de Notre-Dame d'Afrique
06/04 - Visite de Notre-Dame d'Afrique - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Signature du livre d'or de Notre-Dame d'Afrique
06/04 - Signature du livre d'or de Notre-Dame d'Afrique - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre dans les rues d'Alger
06/04 - Le Premier ministre dans les rues d'Alger - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Rencontre avec les habitants d'Alger
06/04 - Rencontre avec les habitants d'Alger - Cyrus Cornut / Matignon
Le Premier ministre est arrivé, le 5 avril, en République algérienne démocratique et populaire où il restera deux jours.
Le 5 avril, Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmalek Sellal.

Le 6 avril, le Premier ministre a déposé une gerbe au Monument des Martyrs puis il a visité le Jardin d'Essai à Alger. Il a ensuite retrouvé son homologue algérien au Palais du gouvernement pour s'entretenir avec ce dernier, assister à la signature d'accords et faire une déclaration à la presse.

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Déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie  Voir?

6 avril 2017 - Actualité

Déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie

Accompagné de plusieurs parlementaires, le Premier ministre se rend, du 5 au 6 avril, en République algérienne populaire et démocratique, puis en République de Tunisie.
 
Cette visite officielle est l’occasion d’aborder avec ces deux pays amis les grands dossiers régionaux et bilatéraux, comme le renforcement des partenariats économiques et industriels, la lutte contre le terrorisme, les crises régionales, la situation au Mali et en Libye – et plus généralement dans la bande sahélo-saharienne.
 
Au cours de son déplacement en Algérie, le Premier ministre était notamment accompagné de Claude Bartolone (président de l’Assemblée nationale), Jean-Pierre Chevènement (président de l’Association France-Algérie), Michel Vauzelle (vice-président de la commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale), Patrick Mennucci (président du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie à l’Assemblée nationale), Alain Néri (président du groupe d’amitié parlementaire France-Algérie au Sénat), ainsi que du réalisateur et journaliste Serge Moati.

Déplacement en Algérie

Au cours de son déplacement en Algérie, Bernard Cazeneuve s’est entretenu avec son homologue Abdelmalek Sellal (jeudi à 10h30) au Palais du Gouvernement. Les deux chefs de Gouvernement ont participé à la signature d’accords entre les deux pays.
Le déplacement prévoit également la visite de hauts lieux culturels et de sites qui symbolisent la coopération franco-algérienne :
 
  • le monument des Martyrs, au pied duquel il est d’usage que les chefs d’État en visite viennent déposer une gerbe, à l’instar du Premier ministre. Haut de 92 mètres, le monument a été érigé en 1982 sur l’emplacement d’un ancien fort militaire, à l’occasion du 20e anniversaire de l’indépendance algérienne ;
  • le jardin botanique du Hamma, créé en 1832 et situé au pied du musée national des Beaux-Arts, accueille plus de 1200 espèces végétales, ce qui en fait l’un des jardins d’essai et d’acclimatation les plus importants du monde. Un trajet en téléphérique, installation construite en partenariat avec le groupe français Poma, a permis au Premier ministre de rejoindre le jardin. Entre 2003 et 2009, le jardin a également bénéficié de travaux de réaménagement dans le cadre d’une coopération entre la Mairie de Paris et la Wilaya d’Alger, qui ont contribué à la réouverture du jardin au public ;
  • la basilique Notre-Dame d’Afrique, qui de son promontoire domine la mer au nord d’Alger, et dont la restauration a été en partie financée par la France ;
  • également au programme de la visite de Bernard Cazeneuve en Algérie : la place Maurice Audin, la Grande Poste d’Alger et la présentation du simulateur d’exploitation et de maintenance de télécabine développé par la PME française Poma.
La France et l’Algérie en quelques chiffres
  • 31 677 personnes (dont 27 954 binationaux) constituent la communauté française en Algérie.
  • Près de 582 000 citoyens algériens sont titulaires d’un permis de séjour français (au 31 décembre 2015).
  • Exportations françaises : la France est le 2e fournisseur de l’Algérie (6,02 milliards d’euros).
  • Importations françaises : l’Algérie représente le 4e client hors OCDE de la France (2,99 milliards d’euros).
  • Trois consulats de France en Algérie, un lycée international français (Alexandre Dumas) et une école primaire (Hydra).
***
 
Algérie : "Nous avons reconstruit une relation franche, forte et durable entre nos deux pays"


Diaporama - les temps forts du déplacement de Bernard Cazeneuve en Algérie
05/04 - Bernard Cazeneuve est accueilli à son arrivée en Algérie par le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal
05/04 - Bernard Cazeneuve est accueilli à son arrivée en Algérie par le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal - Cyrus Cornut / Matignon
05/04 - Entretien entre les deux Premiers ministres
05/04 - Entretien entre les deux Premiers ministres - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre s'est rendu au Monument des Martyrs à Alger
06/04 - Le Premier ministre s'est rendu au Monument des Martyrs à Alger - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Dépôt de gerbe au Monument des Martyrs
06/04 - Dépôt de gerbe au Monument des Martyrs - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Départ à pied du Premier ministre et de la délégation française
06/04 - Départ à pied du Premier ministre et de la délégation française - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Présentation d'une installation de transport urbain
06/04 - Présentation d'une installation de transport urbain - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Trajet en téléphérique jusqu'au Jardin d'Essai
06/04 - Trajet en téléphérique jusqu'au Jardin d'Essai - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre au Jardin d'Essai
06/04 - Le Premier ministre au Jardin d'Essai - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre aux côtés de son homologue algérien au Palais du Gouvernement
06/04 - Le Premier ministre aux côtés de son homologue algérien au Palais du Gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien
06/04 - Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec Abdelmalek Sellal, Premier ministre algérien - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Signature d'accords, en présence des deux Chefs de Gouvernement
06/04 - Signature d'accords, en présence des deux Chefs de Gouvernement - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Point presse des deux Premiers ministres
06/04 - Point presse des deux Premiers ministres - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Visite de Notre-Dame d'Afrique
06/04 - Visite de Notre-Dame d'Afrique - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Signature du livre d'or de Notre-Dame d'Afrique
06/04 - Signature du livre d'or de Notre-Dame d'Afrique - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Le Premier ministre dans les rues d'Alger
06/04 - Le Premier ministre dans les rues d'Alger - Cyrus Cornut / Matignon
06/04 - Rencontre avec les habitants d'Alger
06/04 - Rencontre avec les habitants d'Alger - Cyrus Cornut / Matignon
Le Premier ministre est arrivé, le 5 avril, en République algérienne démocratique et populaire où il restera deux jours.
Le 5 avril, Bernard Cazeneuve s'est entretenu avec le Premier ministre de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelmalek Sellal.

Le 6 avril, le Premier ministre a déposé une gerbe au Monument des Martyrs puis il a visité le Jardin d'Essai à Alger. Il a ensuite retrouvé son homologue algérien au Palais du gouvernement pour s'entretenir avec ce dernier, assister à la signature d'accords et faire une déclaration à la presse.

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(06/04/2017 : 14:58)

Une ambition renouvelée pour l’éolien en mer  Voir?

Eolienne en mer
27 mars 2017 - Actualité

Une ambition renouvelée pour l’éolien en mer

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Cherbourg-en-Cotentin, le 23 mars 2017, pour la pose de la première pierre de l'usine de construction de pales d’éoliennes en mer. Ce projet industriel devrait permettre l’emploi de 500 personnes sur site et la création de 2000 emplois indirects.
 
Le développement des énergies renouvelables en mer est une priorité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 28 octobre 2016 en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et de la stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) publiée le 24 février 2017. "C’est là un choix écologique, énergétique mais aussi industriel, car le potentiel des énergies marines renouvelables a été estimé à 30 000 emplois d’ici 2030", a déclaré le Premier ministre lors de l’inauguration de l’usine de pales de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
 
Ce projet industriel témoigne de l'engagement de General Electric, associé au constructeur danois de pales LM Wind Power, pour développer l'éolien en mer. Les premières productions de pales prévues mi-2018 devraient équiperont trois parcs éoliens en mer d'EFDMF (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire). 
 
L’État investit en tant qu’investisseur avisé dans les projets de parcs éoliens en mer. "Ce sont près de 70 millions d’euros du programme des investissements d’avenir qui sont consacrés à cette initiative, dans laquelle s’inscrit cette usine de Cherbourg", a précisé Bernard Cazeneuve.
 
A ces investissements s’ajoutent ceux  réalisés par l’autorité portuaire, Port Normands Associés.

Des objectifs ambitieux

la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte,  elle fixe, énergie par énergie, les grandes orientations de la politique énergétique en France métropolitaine continentale. Des PPE spécifiques sont définies de façon autonome en Corse et en outre-mer.
La France prévoit d'attribuer jusqu'à 6 000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3000 MW qui devraient être en service à cette échéance (Décret du 27 octobre 2016 relatif à la programmation pluriannuelle de l'énergie). Concernant spécifiquement l'éolien en mer flottant et l'hydrolien (courants sous-marins), l'objectif est une puissance installée de 100 MW d'ici fin 2023. Une production qui pourra monter entre 200 et 2 000 MW attribués d'ici à 2023, pour les projets attribués.
 
"Nos atouts géographiques et maritimes, nos savoir-faire locaux, la qualité de notre main d’œuvre comme nos capacités d’innovation doivent assurer à la France une place éminente parmi les nations industrielles dans ce monde de haute technologie et de progrès écologique. Il appartient à l’État, aux côtés des entreprises et des collectivités, de continuer à soutenir avec constance cette grande ambition", a conclu Bernard Cazeneuve.
   

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Eolienne en mer
27 mars 2017 - Actualité

Une ambition renouvelée pour l’éolien en mer

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, s'est rendu à Cherbourg-en-Cotentin, le 23 mars 2017, pour la pose de la première pierre de l'usine de construction de pales d’éoliennes en mer. Ce projet industriel devrait permettre l’emploi de 500 personnes sur site et la création de 2000 emplois indirects.
 
Le développement des énergies renouvelables en mer est une priorité de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), publiée le 28 octobre 2016 en application de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, et de la stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) publiée le 24 février 2017. "C’est là un choix écologique, énergétique mais aussi industriel, car le potentiel des énergies marines renouvelables a été estimé à 30 000 emplois d’ici 2030", a déclaré le Premier ministre lors de l’inauguration de l’usine de pales de Cherbourg-en-Cotentin (Manche).
 
Ce projet industriel témoigne de l'engagement de General Electric, associé au constructeur danois de pales LM Wind Power, pour développer l'éolien en mer. Les premières productions de pales prévues mi-2018 devraient équiperont trois parcs éoliens en mer d'EFDMF (Courseulles-sur-Mer, Fécamp et Saint-Nazaire). 
 
L’État investit en tant qu’investisseur avisé dans les projets de parcs éoliens en mer. "Ce sont près de 70 millions d’euros du programme des investissements d’avenir qui sont consacrés à cette initiative, dans laquelle s’inscrit cette usine de Cherbourg", a précisé Bernard Cazeneuve.
 
A ces investissements s’ajoutent ceux  réalisés par l’autorité portuaire, Port Normands Associés.

Des objectifs ambitieux

la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)
Prévue par la loi de transition énergétique pour la croissance verte,  elle fixe, énergie par énergie, les grandes orientations de la politique énergétique en France métropolitaine continentale. Des PPE spécifiques sont définies de façon autonome en Corse et en outre-mer.
La France prévoit d'attribuer jusqu'à 6 000 mégawatts (MW) de projets pour l'éolien en mer posé d'ici à 2023, en plus des 3000 MW qui devraient être en service à cette échéance (Décret du 27 octobre 2016 relatif à la programmation pluriannuelle de l'énergie). Concernant spécifiquement l'éolien en mer flottant et l'hydrolien (courants sous-marins), l'objectif est une puissance installée de 100 MW d'ici fin 2023. Une production qui pourra monter entre 200 et 2 000 MW attribués d'ici à 2023, pour les projets attribués.
 
"Nos atouts géographiques et maritimes, nos savoir-faire locaux, la qualité de notre main d’œuvre comme nos capacités d’innovation doivent assurer à la France une place éminente parmi les nations industrielles dans ce monde de haute technologie et de progrès écologique. Il appartient à l’État, aux côtés des entreprises et des collectivités, de continuer à soutenir avec constance cette grande ambition", a conclu Bernard Cazeneuve.
   

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(27/03/2017 : 12:13)

Attentat de Londres : déclaration du Premier ministre  Voir?

23 mars 2017 - Actualité

Attentat de Londres : déclaration du Premier ministre

Londres a été touchée au cœur hier, aux abords du Parlement de Westminster, par une attaque terroriste, un an jour pour jour après les attentats qui avaient frappé Bruxelles. Le bilan s'élève malheureusement, à ce jour, à 3 morts et 40 blessés.
 

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Attentat de Londres : déclaration du Premier ministre  Voir?

23 mars 2017 - Actualité

Attentat de Londres : déclaration du Premier ministre

Londres a été touchée au cœur hier, aux abords du Parlement de Westminster, par une attaque terroriste, un an jour pour jour après les attentats qui avaient frappé Bruxelles. Le bilan s'élève malheureusement, à ce jour, à 3 morts et 40 blessés.
 

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(23/03/2017 : 12:42)

Le jardin de Matignon  Voir?

Jardin de Matignon
22 mars 2017 - Actualité

Le jardin de Matignon

Comme le veut la tradition républicaine depuis 1978, Bernard Cazeneuve a planté, ce 22 mars 2017, le 14e arbre des Premiers ministres dans le jardin de Matignon. Situé sur la grande pelouse, dessinée par Achille Duchêne, le magnolia kobus se couvrira de fleurs dès les premiers jours du printemps. Découvrez les coulisses du jardin à travers ses paysages harmonieux imaginés au fil du temps, depuis 1725.
 
"Un arbre fragile en apparence, mais extrêmement robuste"
 
Au 36 rue de Babylone, derrière une discrète porte bleue, se trouve l'un des plus beaux parcs de Paris : le jardin de l'hôtel de Matignon, résidence du Premier ministre. Avec ses trois hectares, le jardin de Matignon est l'un des plus grands de la capitale. On doit sa réalisation à deux prestigieux architectes du paysage : d’abord Claude Desgot, neveu et collaborateur d'André Le Nôtre, puis en 1902, Achille Duchêne. Le jardin allie la symétrie du style français et des massifs touffus et variés à l'anglaise.

Le seuil de la porte franchi, on pénètre dans le jardin par une allée de graviers. La première vision est celle du parc aménagé au XIXe siècle. Les bosquets d'arbres denses font penser à la végétation naturelle des forêts. L'une des premières surprises du jardin est la découverte sous un magnolia, dans un tapis de lierre, de deux pierres tombales. Il s'agit de la sépulture d'un chien et d'un chat datant de l'époque où Matignon fut la propriété de l'Ambassade d'Autriche-Hongrie.

Le long du chemin courbe, l'on découvre progressivement les arbres plantés par les Premiers ministres. L'un des plus étonnants pour ses caractéristiques botaniques est le ginkgo biloba, planté en 1992 par Edith Cresson. Apparu il y a 220 millions d'années, cet arbre est extrêmement résistant, c'est le seul qui repoussa sur le sol dévasté par la bombe atomique d'Hiroshima en 1945. Il est également appelé l'arbre aux quarante écus en raison de la couleur dorée que prend son feuillage en automne.

Depuis 1978, treize arbres ont été plantés par les Premiers ministres (voir encadré ci-dessous). "Le choix de l'arbre s’inscrit toujours dans la logique du jardin, en termes de lieu et d’espèce", explique Isabelle Glais, ingénieure horticole, responsable du jardin de Matignon. Le magnolia kobus ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, choisi par Bernard Cazeneuve, a pour sa part vocation à apporter une touche de blanc sur la grande pelouse dessinée par Achille Duchêne. Le chêne fastigié de Manuel Valls, son prédécesseur apporte de la verticalité à l’aménagement paysager du parc et aux variations de ses couleurs au fil des saisons.

De la terrasse de l'hôtel, une magnifique perspective s'ouvre sur le jardin redessiné au XXe siècle par Achille Duchêne. Mandaté par l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, le paysagiste a eu consigne de réaliser une immense pelouse de réception. L'originalité de la réalisation réside dans les six massifs qui servent de coulisses aux festivités en plein air, avec des espaces propices aux apartés. Du temps de l'ambassadeur, une représentation des "Ombres et Lumières" de Gluck et des bals furent organisés. Au gré de la promenade, ces massifs ouvrent et ferment des perspectives différentes sur le parc.
 
L'histoire de l’hôtel de Matignon
En 1719, le maréchal de France Charles-Louis de Montmorency Luxembourg, prince de Tingry, acquiert un terrain de 2 869 toises (environ 3 hectares) sur lequel il fait construire par Jean Courtonne un hôtel particulier. Trop coûteux, l’hôtel est cédé, peu de temps avant son achèvement, à Jacques de Matignon, prince de Monaco. Durant deux siècles, il change plusieurs fois de propriétaire. Parmi les plus célèbres, on peut citer : Talleyrand en 1808, Napoléon 1er en 1812, et l'ambassade d’Autriche-Hongrie de 1889 à 1914.

L’Etat français redevient propriétaire de l’hôtel de Matignon en 1922. C’est à l'initiative de Gaston Doumergue (président du Conseil du 9 février au 8 novembre 1934), que le bâtiment deviendra pour la première fois la résidence officielle du président du Conseil. Une décision entérinée par la loi de décembre 1934, adoptée sous le gouvernement de Pierre-Étienne Flandin son successeur (1934-1935). Le président de la République était Albert Lebrun (1932-1940).

La fonction actuelle de l'hôtel de Matignon remonte au 9 septembre 1944, quand Charles de Gaulle préside le premier Conseil des ministres du gouvernement provisoire de la République française.

Sous la Ve République, le titre de président du Conseil des ministres est remplacé par celui de Premier ministre. Mais l’hôtel de Matignon demeure la résidence officielle du chef du Gouvernement.


Le hêtre pourpre : le plus vieil arbre de Matignon

Le hêtre pourpre, âgé d’environ 150 ans, est l'un des plus beaux spécimens du parc. Il est remarquable par sa taille de 21 mètres et sa circonférence de 3,70 mètres.

Mais son originalité réside surtout dans l'aspect de son feuillage. Sous sa ramée, à l'abri de la lumière, les feuilles sont vertes tandis qu'au soleil elles se teignent de pourpre. "Ce très bel arbre bronze littéralement au soleil", explique Isabelle Glais. "Il y a quelques années, attaqué par des champignons, l'arbre a failli mourir. L'arrêt de l'arrosage automatique et l'introduction d'un champignon antagoniste couplé avec des injections de sels minéraux à hautes doses ont permis de le sauver", précise-t-elle.

A Matignon, pour l'entretien du jardin, l'utilisation de produits chimiques est proscrite. "Par respect de l'écosystème, nous n’utilisons que des engrais organiques et nous faisons du piégeage d’insectes", poursuit Isabelle Glais.

La perspective accélérée de l'allée de tilleuls

Au milieu du jardin, le promeneur découvre les deux plus beaux points de vue du jardin. D'un côté, au bout de la pelouse dessinée par Achille Duchêne, l'hôtel de Matignon et de l'autre la rectitude des allées de tilleuls du XVIIIe siècle.
Vue de l'hôtel de Matignon
Allée des tilleuls dans le jardin de Matignon L'alignement des 111 tilleuls, taillés en marquise conduit le regard du spectateur vers une statue de Pomone.

 Savamment construite, la perspective donne l'illusion au spectateur d'atteindre en un bond la sculpture. Autre subterfuge : l’intervalle entre chaque tilleul se rétrécit à mesure que l’on avance.

Le parcours s'achève par une ultime curiosité, la visite d'une glacière dissimulée sous un monticule de terre. A l'intérieur, des couches successives de glace et de paille permettaient de conserver la glace ramassée en hiver pour la consommer en été.
 
Un Premier ministre, un arbre
Comme le veut la tradition républicaine initiée par Raymond Barre en 1978, le Premier ministre a la possibilité de planter un arbre dans le jardin de Matignon. Bernard Cazeneuve a choisi un magnolia kobus ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, l’un des premiers magnolias à fleurir au printemps. Cet arbre est situé sur la grande pelouse, dans la partie du jardin la plus contemporaine dessinée par Achille Duchêne au début du XXe siècle. A l’exception de Jacques Chirac, chaque chef du gouvernement a planté un arbre à son arrivée.
 
  • Manuel Valls : un chêne fastigié (2014)
  • Jean-Marc Ayrault : magnolia grandiflora (2012)
  • François Fillon : cornouiller des pagodes (2007)
  • Dominique de Villepin : chêne pédonculé (2005)
  • Jean-Pierre Raffarin : arbre de fer (2002)
  • Lionel Jospin : orme (1997)
  • Alain Juppé : cercidiphyllum (1996)
  • Edouard Balladur : érable argenté (1994)
  • Pierre Bérégovoy : tulipier de Virginie (1992)
  • Edith Cresson : arbre aux quarante écus (1992)
  • Michel Rocard : copalme d'Amérique (1988)
  • Laurent Fabius : chêne de Bourgogne (1984)
  • Pierre Mauroy : chêne de Hongrie (1983)
  • Raymond Barre : érable à sucre (1978)
 

Le patrimoine caché de l'hôtel de Matignon

Au 57, rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris, se trouve l'un des plus beaux hôtels particuliers de la capitale : l'hô... [Lire la suite]
mardi 15 septembre 2015

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Le jardin de Matignon  Voir?

Jardin de Matignon
22 mars 2017 - Actualité

Le jardin de Matignon

Comme le veut la tradition républicaine depuis 1978, Bernard Cazeneuve a planté, ce 22 mars 2017, le 14e arbre des Premiers ministres dans le jardin de Matignon. Situé sur la grande pelouse, dessinée par Achille Duchêne, le magnolia kobus se couvrira de fleurs dès les premiers jours du printemps. Découvrez les coulisses du jardin à travers ses paysages harmonieux imaginés au fil du temps, depuis 1725.
 
"Un arbre fragile en apparence, mais extrêmement robuste"
 
Au 36 rue de Babylone, derrière une discrète porte bleue, se trouve l'un des plus beaux parcs de Paris : le jardin de l'hôtel de Matignon, résidence du Premier ministre. Avec ses trois hectares, le jardin de Matignon est l'un des plus grands de la capitale. On doit sa réalisation à deux prestigieux architectes du paysage : d’abord Claude Desgot, neveu et collaborateur d'André Le Nôtre, puis en 1902, Achille Duchêne. Le jardin allie la symétrie du style français et des massifs touffus et variés à l'anglaise.

Le seuil de la porte franchi, on pénètre dans le jardin par une allée de graviers. La première vision est celle du parc aménagé au XIXe siècle. Les bosquets d'arbres denses font penser à la végétation naturelle des forêts. L'une des premières surprises du jardin est la découverte sous un magnolia, dans un tapis de lierre, de deux pierres tombales. Il s'agit de la sépulture d'un chien et d'un chat datant de l'époque où Matignon fut la propriété de l'Ambassade d'Autriche-Hongrie.

Le long du chemin courbe, l'on découvre progressivement les arbres plantés par les Premiers ministres. L'un des plus étonnants pour ses caractéristiques botaniques est le ginkgo biloba, planté en 1992 par Edith Cresson. Apparu il y a 220 millions d'années, cet arbre est extrêmement résistant, c'est le seul qui repoussa sur le sol dévasté par la bombe atomique d'Hiroshima en 1945. Il est également appelé l'arbre aux quarante écus en raison de la couleur dorée que prend son feuillage en automne.

Depuis 1978, treize arbres ont été plantés par les Premiers ministres (voir encadré ci-dessous). "Le choix de l'arbre s’inscrit toujours dans la logique du jardin, en termes de lieu et d’espèce", explique Isabelle Glais, ingénieure horticole, responsable du jardin de Matignon. Le magnolia kobus ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, choisi par Bernard Cazeneuve, a pour sa part vocation à apporter une touche de blanc sur la grande pelouse dessinée par Achille Duchêne. Le chêne fastigié de Manuel Valls, son prédécesseur apporte de la verticalité à l’aménagement paysager du parc et aux variations de ses couleurs au fil des saisons.

De la terrasse de l'hôtel, une magnifique perspective s'ouvre sur le jardin redessiné au XXe siècle par Achille Duchêne. Mandaté par l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie, le paysagiste a eu consigne de réaliser une immense pelouse de réception. L'originalité de la réalisation réside dans les six massifs qui servent de coulisses aux festivités en plein air, avec des espaces propices aux apartés. Du temps de l'ambassadeur, une représentation des "Ombres et Lumières" de Gluck et des bals furent organisés. Au gré de la promenade, ces massifs ouvrent et ferment des perspectives différentes sur le parc.
 
L'histoire de l’hôtel de Matignon
En 1719, le maréchal de France Charles-Louis de Montmorency Luxembourg, prince de Tingry, acquiert un terrain de 2 869 toises (environ 3 hectares) sur lequel il fait construire par Jean Courtonne un hôtel particulier. Trop coûteux, l’hôtel est cédé, peu de temps avant son achèvement, à Jacques de Matignon, prince de Monaco. Durant deux siècles, il change plusieurs fois de propriétaire. Parmi les plus célèbres, on peut citer : Talleyrand en 1808, Napoléon 1er en 1812, et l'ambassade d’Autriche-Hongrie de 1889 à 1914.

L’Etat français redevient propriétaire de l’hôtel de Matignon en 1922. C’est à l'initiative de Gaston Doumergue (président du Conseil du 9 février au 8 novembre 1934), que le bâtiment deviendra pour la première fois la résidence officielle du président du Conseil. Une décision entérinée par la loi de décembre 1934, adoptée sous le gouvernement de Pierre-Étienne Flandin son successeur (1934-1935). Le président de la République était Albert Lebrun (1932-1940).

La fonction actuelle de l'hôtel de Matignon remonte au 9 septembre 1944, quand Charles de Gaulle préside le premier Conseil des ministres du gouvernement provisoire de la République française.

Sous la Ve République, le titre de président du Conseil des ministres est remplacé par celui de Premier ministre. Mais l’hôtel de Matignon demeure la résidence officielle du chef du Gouvernement.


Le hêtre pourpre : le plus vieil arbre de Matignon

Le hêtre pourpre, âgé d’environ 150 ans, est l'un des plus beaux spécimens du parc. Il est remarquable par sa taille de 21 mètres et sa circonférence de 3,70 mètres.

Mais son originalité réside surtout dans l'aspect de son feuillage. Sous sa ramée, à l'abri de la lumière, les feuilles sont vertes tandis qu'au soleil elles se teignent de pourpre. "Ce très bel arbre bronze littéralement au soleil", explique Isabelle Glais. "Il y a quelques années, attaqué par des champignons, l'arbre a failli mourir. L'arrêt de l'arrosage automatique et l'introduction d'un champignon antagoniste couplé avec des injections de sels minéraux à hautes doses ont permis de le sauver", précise-t-elle.

A Matignon, pour l'entretien du jardin, l'utilisation de produits chimiques est proscrite. "Par respect de l'écosystème, nous n’utilisons que des engrais organiques et nous faisons du piégeage d’insectes", poursuit Isabelle Glais.

La perspective accélérée de l'allée de tilleuls

Au milieu du jardin, le promeneur découvre les deux plus beaux points de vue du jardin. D'un côté, au bout de la pelouse dessinée par Achille Duchêne, l'hôtel de Matignon et de l'autre la rectitude des allées de tilleuls du XVIIIe siècle.
Vue de l'hôtel de Matignon
Allée des tilleuls dans le jardin de Matignon L'alignement des 111 tilleuls, taillés en marquise conduit le regard du spectateur vers une statue de Pomone.

 Savamment construite, la perspective donne l'illusion au spectateur d'atteindre en un bond la sculpture. Autre subterfuge : l’intervalle entre chaque tilleul se rétrécit à mesure que l’on avance.

Le parcours s'achève par une ultime curiosité, la visite d'une glacière dissimulée sous un monticule de terre. A l'intérieur, des couches successives de glace et de paille permettaient de conserver la glace ramassée en hiver pour la consommer en été.
 
Un Premier ministre, un arbre
Comme le veut la tradition républicaine initiée par Raymond Barre en 1978, le Premier ministre a la possibilité de planter un arbre dans le jardin de Matignon. Bernard Cazeneuve a choisi un magnolia kobus ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, l’un des premiers magnolias à fleurir au printemps. Cet arbre est situé sur la grande pelouse, dans la partie du jardin la plus contemporaine dessinée par Achille Duchêne au début du XXe siècle. A l’exception de Jacques Chirac, chaque chef du gouvernement a planté un arbre à son arrivée.
 
  • Manuel Valls : un chêne fastigié (2014)
  • Jean-Marc Ayrault : magnolia grandiflora (2012)
  • François Fillon : cornouiller des pagodes (2007)
  • Dominique de Villepin : chêne pédonculé (2005)
  • Jean-Pierre Raffarin : arbre de fer (2002)
  • Lionel Jospin : orme (1997)
  • Alain Juppé : cercidiphyllum (1996)
  • Edouard Balladur : érable argenté (1994)
  • Pierre Bérégovoy : tulipier de Virginie (1992)
  • Edith Cresson : arbre aux quarante écus (1992)
  • Michel Rocard : copalme d'Amérique (1988)
  • Laurent Fabius : chêne de Bourgogne (1984)
  • Pierre Mauroy : chêne de Hongrie (1983)
  • Raymond Barre : érable à sucre (1978)
 

Le patrimoine caché de l'hôtel de Matignon

Au 57, rue de Varenne dans le 7e arrondissement de Paris, se trouve l'un des plus beaux hôtels particuliers de la capitale : l'hô... [Lire la suite]
mardi 15 septembre 2015

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(22/03/2017 : 10:28)

Conférence sociale européenne : Déclaration conjointe des ministres  Voir?

2 mars 2017 - Actualité

Conférence sociale européenne : Déclaration conjointe des ministres

A l’heure où l’Europe s’apprête à célébrer les 60 ans de son traité fondateur, le traité de Rome, nous, ministres des affaires sociales, du travail et de l’emploi réunis à Paris à l’invitation du Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, affirmons notre soutien à la création d’un socle européen des droits sociaux. Nous saluons l’initiative de la Commission européenne, qui a lancé une vaste consultation publique en mars 2016 sur ce projet majeur. Nous l’appelons désormais à présenter des propositions ambitieuses et concrètes dès les prochaines semaines. C’est dans cette perspective que nous apportons aujourd’hui notre contribution commune.
 
Bâtir un socle européen des droits sociaux solide et effectif est une impérieuse nécessité, au moment où tant de nos concitoyens doutent du projet européen et de ses réalisations. Pour se renforcer dans le contexte de tensions que nous connaissons, l’Europe doit protéger ses citoyens. Elle doit parvenir à une convergence économique et sociale pour garantir une juste répartition de la richesse et approfondir la cohésion sociale à travers l’Union européenne. Elle doit renforcer son engagement à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale et à éradiquer la pauvreté des enfants. Nous sommes convaincus que l’Union européenne demeure une opportunité irremplaçable pour la mobilité des jeunes et des actifs, pour les perspectives d’emploi des travailleurs, pour la prospérité économique et la protection sociale de tous les citoyens européens. C’est pourquoi nous devons continuer de promouvoir un modèle social européen ambitieux et protecteur. Notre responsabilité, c’est aujourd’hui plus que jamais d’en convaincre nos concitoyens  et d’en faire une réalité tangible dans tous les Etats membres.
 
Le socle européen des droits sociaux devra reposer sur plusieurs composantes.
 
La première est historiquement au fondement de l’Europe sociale :  la définition de règles communes en matière de conditions de travail et de santé au travail. Nous devons réaffirmer fortement cet objectif sur lequel l’Europe s’est construite, et lui donner toute sa portée, ce qui doit conduire à donner plus de poids aux droits sociaux inclus dans les traités et à reconnaître que les libertés économiques ne peuvent pas l’emporter sur les droits sociaux. Il faut progressivement instaurer des salaires minima décents, pour lutter contre la pauvreté des travailleurs, tout en promouvant une couverture large et efficace des accords collectifs, en respectant les pratiques nationales et le rôle  des partenaires sociaux dans chacun des Etats membres. Par ailleurs,  l’évolution du travail dans nos sociétés doit nous conduire à jeter les bases de droits nouveaux : par exemple, nous devrions réfléchir à accompagner la révolution numérique d’un droit à la déconnexion pour les salariés européens.
 
Deuxième composante à laquelle nous sommes attachés : un marché du travail accessible à tous et socialement juste. 
 
Accessible à tous, cela suppose  de permettre à chacun de bénéficier des opportunités qui existent dans les autres Etats membres : qu’il s’agisse de mettre en place un programme plus ambitieux soutenant financièrement  la mobilité des personnes en apprentissage et en formation professionnelle, de créer une carte européenne d’étudiant qui donnerait accès à certains services (résidences étudiantes, restaurants universitaires, bibliothèques), ou encore de faciliter l’accès au premier emploi. Cela va de pair avec un accompagnement spécifique des jeunes les plus éloignés de l’emploi pour les aider à accéder à l’emploi, notamment en pérennisant l’initiative européenne pour la jeunesse et la garantie jeunesse, dont le budget doit être accru.
 
Juste, cela suppose de réaffirmer le principe fondamental de l’égalité entre les femmes et les hommes, tout en défendant les principes de non-discrimination et d’égalité au travail, en promouvant des emplois stables et de qualité, et notamment en prenant des mesures incitant à une répartition plus équitable des obligations familiales.
 
Nous sommes également déterminés, dans le cadre de la révision en cours de la directive de 1996, à renforcer considérablement la lutte contre les fraudes au détachement. Toute exploitation des travailleurs mine  nos modèles sociaux et la confiance dans l’Europe. Il nous faut assurer un traitement et une rémunération égaux pour  tous les travailleurs. Nous devons aussi améliorer la coordination des systèmes de sécurité sociale, afin que tous les travailleurs puissent conserver leur couverture sociale dans le cadre de leur mobilité  dans un autre Etat membre et que les cotisations sociales afférentes soient versées au bon endroit.
 
Il est aussi crucial de renforcer le devoir de vigilance des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants : celui qui conduit un chantier, des travaux, qui dirige une entreprise, ne peut pas fermer les yeux sur les pratiques sociales de ses sous-traitants.
 
Troisième composante : un filet social garanti pour tous les travailleurs européens pour mieux les protéger des aléas de la vie professionnelle. La création de « comptes d’activité » qui permettent aux travailleurs de disposer toute leur vie d’un droit universel à la formation et plus largement d’un filet de sécurité, quelles que soient les ruptures de leurs parcours professionnels, doit être encouragée. De nouvelles formes d’emploi sont en train de bouleverser les marchés du travail, à travers les plateformes numériques. Il nous faut appréhender cette nouvelle réalité pour protéger tous les travailleurs,  quelle que soit la modalité selon laquelle ils exercent leur activité, et pour leur garantir une protection sociale et la portabilité de leurs droits. Cela pourrait être fait par le biais d’une directive cadre sur les conditions de travail décentes pour toutes les formes d’emploi, telle que proposée par le parlement européen.
 
Ce socle doit reposer enfin sur un dialogue social accru. Car le socle social européen, c’est aussi la conviction que les représentants des salariés et des employeurs, qui sont au plus près des réalités économiques et sociales, doivent être au cœur des réformes menées et de la régulation de nos marchés du travail. Les positions des partenaires sociaux devraient être mieux intégrées à tous les stades, niveaux et dans toutes les institutions pertinentes pour l’élaboration des politiques.
 
Nous porterons avec force ces convictions auprès de nos homologues et des institutions européennes. A cet égard, nous nous réjouissons de la tenue du  sommet qui aura lieu le 25 mars prochain à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome et du sommet européen que la Suède accueillera, le 17 novembre prochain, à Göteborg, qui sont autant d’occasions de réaffirmer l’importance d’une Europe sociale forte. 
 
Nous nous engageons également à faire vivre cette réflexion dans chacun de nos Etats membres, en lien avec les parlements nationaux, les partenaires sociaux et les représentants de la société civile, afin de les associer à ce projet européen ambitieux.
 
Alors que dans toute l’Europe les populismes progressent, l’Europe doit être un bouclier social efficace pour nos concitoyens. Nous l’affirmons ici : les noces de diamant de l’Europe, au moment où nous fêtons nos 60 ans de destin commun, seront sociales ou ne seront pas !
 
Signataires :
 
Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé (France)
 
Mme Myriam EL KHOMRI, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social (France)
 
M. Nicolas SCHMIT, ministre du travail, de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire (Luxembourg)
 
M. Michael FARRUGIA, ministre de la famille et de la solidarité sociale (Malte)
 
Mme Ylva JOHANSSON, ministre de l’emploi (Suède)
 
M. Alois STÖGER, ministre fédéral des affaires sociales, du travail et de la protection des consommateurs (Autriche)
 
Mme Andrea NAHLES, ministre fédérale du travail et des affaires sociales (Allemagne)
 
M. José VIEIRA DA SILVA, ministre du travail, de la solidarité de la sécurité sociale (Portugal)
 
M. Giuliano POLETTI, ministre du travail et des politiques sociales (Italie)
 
Mme Michaela MARKSOVA, ministre du travail et des affaires sociales (République tchèque)
 
M. Lodewijk ASSCHER, ministre des affaires sociales et de l'emploi (Pays-Bas)
 
M. Branislav ONDRUS, secrétaire d’Etat auprès du ministre du travail, des affaires sociales et de la famille (Slovaquie)

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Conférence sociale européenne : Déclaration conjointe des ministres  Voir?

2 mars 2017 - Actualité

Conférence sociale européenne : Déclaration conjointe des ministres

A l’heure où l’Europe s’apprête à célébrer les 60 ans de son traité fondateur, le traité de Rome, nous, ministres des affaires sociales, du travail et de l’emploi réunis à Paris à l’invitation du Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, affirmons notre soutien à la création d’un socle européen des droits sociaux. Nous saluons l’initiative de la Commission européenne, qui a lancé une vaste consultation publique en mars 2016 sur ce projet majeur. Nous l’appelons désormais à présenter des propositions ambitieuses et concrètes dès les prochaines semaines. C’est dans cette perspective que nous apportons aujourd’hui notre contribution commune.
 
Bâtir un socle européen des droits sociaux solide et effectif est une impérieuse nécessité, au moment où tant de nos concitoyens doutent du projet européen et de ses réalisations. Pour se renforcer dans le contexte de tensions que nous connaissons, l’Europe doit protéger ses citoyens. Elle doit parvenir à une convergence économique et sociale pour garantir une juste répartition de la richesse et approfondir la cohésion sociale à travers l’Union européenne. Elle doit renforcer son engagement à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale et à éradiquer la pauvreté des enfants. Nous sommes convaincus que l’Union européenne demeure une opportunité irremplaçable pour la mobilité des jeunes et des actifs, pour les perspectives d’emploi des travailleurs, pour la prospérité économique et la protection sociale de tous les citoyens européens. C’est pourquoi nous devons continuer de promouvoir un modèle social européen ambitieux et protecteur. Notre responsabilité, c’est aujourd’hui plus que jamais d’en convaincre nos concitoyens  et d’en faire une réalité tangible dans tous les Etats membres.
 
Le socle européen des droits sociaux devra reposer sur plusieurs composantes.
 
La première est historiquement au fondement de l’Europe sociale :  la définition de règles communes en matière de conditions de travail et de santé au travail. Nous devons réaffirmer fortement cet objectif sur lequel l’Europe s’est construite, et lui donner toute sa portée, ce qui doit conduire à donner plus de poids aux droits sociaux inclus dans les traités et à reconnaître que les libertés économiques ne peuvent pas l’emporter sur les droits sociaux. Il faut progressivement instaurer des salaires minima décents, pour lutter contre la pauvreté des travailleurs, tout en promouvant une couverture large et efficace des accords collectifs, en respectant les pratiques nationales et le rôle  des partenaires sociaux dans chacun des Etats membres. Par ailleurs,  l’évolution du travail dans nos sociétés doit nous conduire à jeter les bases de droits nouveaux : par exemple, nous devrions réfléchir à accompagner la révolution numérique d’un droit à la déconnexion pour les salariés européens.
 
Deuxième composante à laquelle nous sommes attachés : un marché du travail accessible à tous et socialement juste. 
 
Accessible à tous, cela suppose  de permettre à chacun de bénéficier des opportunités qui existent dans les autres Etats membres : qu’il s’agisse de mettre en place un programme plus ambitieux soutenant financièrement  la mobilité des personnes en apprentissage et en formation professionnelle, de créer une carte européenne d’étudiant qui donnerait accès à certains services (résidences étudiantes, restaurants universitaires, bibliothèques), ou encore de faciliter l’accès au premier emploi. Cela va de pair avec un accompagnement spécifique des jeunes les plus éloignés de l’emploi pour les aider à accéder à l’emploi, notamment en pérennisant l’initiative européenne pour la jeunesse et la garantie jeunesse, dont le budget doit être accru.
 
Juste, cela suppose de réaffirmer le principe fondamental de l’égalité entre les femmes et les hommes, tout en défendant les principes de non-discrimination et d’égalité au travail, en promouvant des emplois stables et de qualité, et notamment en prenant des mesures incitant à une répartition plus équitable des obligations familiales.
 
Nous sommes également déterminés, dans le cadre de la révision en cours de la directive de 1996, à renforcer considérablement la lutte contre les fraudes au détachement. Toute exploitation des travailleurs mine  nos modèles sociaux et la confiance dans l’Europe. Il nous faut assurer un traitement et une rémunération égaux pour  tous les travailleurs. Nous devons aussi améliorer la coordination des systèmes de sécurité sociale, afin que tous les travailleurs puissent conserver leur couverture sociale dans le cadre de leur mobilité  dans un autre Etat membre et que les cotisations sociales afférentes soient versées au bon endroit.
 
Il est aussi crucial de renforcer le devoir de vigilance des donneurs d’ordre vis-à-vis de leurs sous-traitants : celui qui conduit un chantier, des travaux, qui dirige une entreprise, ne peut pas fermer les yeux sur les pratiques sociales de ses sous-traitants.
 
Troisième composante : un filet social garanti pour tous les travailleurs européens pour mieux les protéger des aléas de la vie professionnelle. La création de « comptes d’activité » qui permettent aux travailleurs de disposer toute leur vie d’un droit universel à la formation et plus largement d’un filet de sécurité, quelles que soient les ruptures de leurs parcours professionnels, doit être encouragée. De nouvelles formes d’emploi sont en train de bouleverser les marchés du travail, à travers les plateformes numériques. Il nous faut appréhender cette nouvelle réalité pour protéger tous les travailleurs,  quelle que soit la modalité selon laquelle ils exercent leur activité, et pour leur garantir une protection sociale et la portabilité de leurs droits. Cela pourrait être fait par le biais d’une directive cadre sur les conditions de travail décentes pour toutes les formes d’emploi, telle que proposée par le parlement européen.
 
Ce socle doit reposer enfin sur un dialogue social accru. Car le socle social européen, c’est aussi la conviction que les représentants des salariés et des employeurs, qui sont au plus près des réalités économiques et sociales, doivent être au cœur des réformes menées et de la régulation de nos marchés du travail. Les positions des partenaires sociaux devraient être mieux intégrées à tous les stades, niveaux et dans toutes les institutions pertinentes pour l’élaboration des politiques.
 
Nous porterons avec force ces convictions auprès de nos homologues et des institutions européennes. A cet égard, nous nous réjouissons de la tenue du  sommet qui aura lieu le 25 mars prochain à l’occasion des 60 ans du Traité de Rome et du sommet européen que la Suède accueillera, le 17 novembre prochain, à Göteborg, qui sont autant d’occasions de réaffirmer l’importance d’une Europe sociale forte. 
 
Nous nous engageons également à faire vivre cette réflexion dans chacun de nos Etats membres, en lien avec les parlements nationaux, les partenaires sociaux et les représentants de la société civile, afin de les associer à ce projet européen ambitieux.
 
Alors que dans toute l’Europe les populismes progressent, l’Europe doit être un bouclier social efficace pour nos concitoyens. Nous l’affirmons ici : les noces de diamant de l’Europe, au moment où nous fêtons nos 60 ans de destin commun, seront sociales ou ne seront pas !
 
Signataires :
 
Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé (France)
 
Mme Myriam EL KHOMRI, ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social (France)
 
M. Nicolas SCHMIT, ministre du travail, de l’emploi et de l’économie sociale et solidaire (Luxembourg)
 
M. Michael FARRUGIA, ministre de la famille et de la solidarité sociale (Malte)
 
Mme Ylva JOHANSSON, ministre de l’emploi (Suède)
 
M. Alois STÖGER, ministre fédéral des affaires sociales, du travail et de la protection des consommateurs (Autriche)
 
Mme Andrea NAHLES, ministre fédérale du travail et des affaires sociales (Allemagne)
 
M. José VIEIRA DA SILVA, ministre du travail, de la solidarité de la sécurité sociale (Portugal)
 
M. Giuliano POLETTI, ministre du travail et des politiques sociales (Italie)
 
Mme Michaela MARKSOVA, ministre du travail et des affaires sociales (République tchèque)
 
M. Lodewijk ASSCHER, ministre des affaires sociales et de l'emploi (Pays-Bas)
 
M. Branislav ONDRUS, secrétaire d’Etat auprès du ministre du travail, des affaires sociales et de la famille (Slovaquie)

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(02/03/2017 : 20:33)

"Pour une Europe des droits sociaux" - Tribune de Bernard Cazeneuve  Voir?

Bernard Cazeneuve à Rennes
2 mars 2017 - Actualité

"Pour une Europe des droits sociaux" - Tribune de Bernard Cazeneuve

Le 25 mars prochain, nous célèbrerons soixante années de construction européenne. Ce sont soixante années de paix, de rapprochement entre les peuples d’Europe, d’approfondissement de nos politiques communes. A l’approche de cet anniversaire, il nous faut prendre la mesure des dangers qui menacent aujourd’hui le projet européen. Rien ne serait pire que le déni.
 
Ce danger, c’est celui du désarroi, des craintes et parfois de la colère qu’éprouvent les peuples d’Europe. Dans toute l’Union, elles sont exploitées sans vergogne par des démagogues qui en tirent prétexte pour tenter d’imposer des programmes de repli économique ou de haine xénophobe. Après le "Brexit", la crise de confiance est immense et le projet européen connaît un risque de dislocation. Il y a urgence à convaincre les citoyens de se détourner des fausses promesses qui sont d’abord de vraies impasses. Mais les imprécations ne suffiront pas, le rappel de l’histoire sera vain et l’appel à la raison échouera, si nous ne savons pas refonder ce qui constitue ce projet commun.

Je suis convaincu que c’est sur les progressistes du continent que pèse la responsabilité la plus lourde, c’est à eux qu’il appartient de relever le gant. Alors que l’Europe devrait rassurer, elle inquiète trop souvent. Alors que l’Europe devrait protéger, elle est parfois perçue comme une menace. Je suis pour ma part un Européen convaincu mais je suis aussi plus que jamais un Européen lucide et exigeant. Ces défis se posent à nous depuis longtemps. Nous y avons sans relâche apporté des réponses mais l’état de notre continent et du monde nous imposent aujourd’hui de changer de braquet. Le choix du peuple britannique en juin dernier, l’élection de Donald Trump ou le défi migratoire qui s’intensifie et s’inscrit dans la durée transforment radicalement l’environnement de notre projet collectif.

Loin de conduire à la résignation et au repli, ce constat nous oblige à une mobilisation sans précédent. Ces cinq dernières années, la France s’est constamment engagée pour faire de l’Union européenne un espace de protection et un instrument de progrès. C’est dans ce cadre qu’un effort d’investissement massif a été engagé avec le plan Juncker pour réussir la transition énergétique et numérique. L’Union bancaire a été renforcée pour nous mettre à l’abri d’une nouvelle crise financière. La protection des Européens est mieux assurée grâce au renforcement du contrôle de nos frontières. Rappeler ces acquis, ce n’est pas se complaire dans un "tout va bien" qui sonnerait faux dans ces temps troublés, c’est simplement revendiquer la capacité de l’Europe à s’adapter, à construire de nouveaux outils politiques, sur des enjeux vitaux pour sa survie, dès lors que les gouvernants écoutent vraiment les peuples.

L’Union a survécu à la crise bancaire, à la crise économique et à la crise sécuritaire. Si elle veut continuer à progresser, elle doit relever le défi des droits sociaux. Pour que l’Europe demeure, elle doit garantir la pérennité de son modèle de protection sociale. Nous ne devons pas accepter que la compétitivité de chacune des économies se construise en prenant la situation des salariés comme variable d’ajustement. Je suis convaincu qu’il faut enclencher un mouvement. Bien sûr, il prendra du temps, mais demeurer statique sur la question des droits sociaux c’est condamner le projet européen. A l’inverse, et je le dis avec autant de force, rejeter l’Europe comme espace de projection de notre pays dans l’avenir, c’est condamner aussi la France.

C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser ce jeudi 2 mars à Paris une conférence sociale européenne, rassemblant plus de douze pays, des représentants des institutions européennes et des responsables syndicaux, dont l’ambition sera, à la suite de l’initiative lancée par la Commission européenne, d’établir un socle européen des droits sociaux.

Il s’agit d’abord de doter l’Europe de règles communes en matière de conditions de travail, en commençant par l’instauration progressive d’un salaire minimum décent fixé à 60% du salaire médian national. L’évolution du travail dans nos sociétés doit aussi nous conduire à jeter les bases de droits nouveaux, tel que le droit à la déconnexion pour les salariés.

Nous devons ensuite travailler à la mise en place d’un marché du travail plus ouvert et plus juste. Il nous faut pour cela renforcer considérablement la lutte contre les fraudes au détachement, qui minent la confiance dans le marché intérieur : c’est l’objet de la révision de la directive de 1996 qui est en cours. La France sera intransigeante sur ce dossier. Il faut aussi renforcer la mobilité des apprentis et des étudiants et faire respecter le principe fondamental de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Enfin l’Union européenne doit mieux protéger les travailleurs des aléas de la vie professionnelle. Il faut leur permettre de disposer toute leur vie d’un filet de sécurité, quelles que soient les ruptures de leurs parcours professionnel. Il faut aussi prendre en compte les nouvelles formes d’emploi qui sont en train de bouleverser les marchés du travail, notamment à travers les plateformes numériques.

Ces ambitions sont fortes, le travail de conviction à conduire sera difficile. Mais on le voit, nous pouvons faire bouger les positions, nous devons assumer des désaccords, comme nous l’avons fait sur le détachement des travailleurs, rien ne serait pire en effet qu’un consensus de façade cachant au fond des vraies divergences de vue sur notre projet politique. Je crois à la capacité des politiques, dans la durée, à convaincre, à construire du rapport de force, à dialoguer avec les peuples pour déployer cette ambition.

L’Europe est depuis 1958 un projet politique fondé sur des valeurs communes, et non un simple marché. La justice sociale et la solidarité sont au coeur de ce projet, au même titre que la démocratie et le respect de l’Etat de droit. La définition d’un socle européen des droits sociaux constitue une occasion historique de montrer à nos concitoyens que l’Union européenne leur apporte davantage de sécurité au sein d’un monde tellement incertain Nous ne convaincrons nos concitoyens que par les actes. Les mots se sont épuisés à force de ne pas trouver de traductions concrètes. Je crois que nous pouvons engager aujourd’hui un mouvement irréversible.

Bernard CAZENEUVE

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"Pour une Europe des droits sociaux" - Tribune de Bernard Cazeneuve  Voir?

Bernard Cazeneuve à Rennes
2 mars 2017 - Actualité

"Pour une Europe des droits sociaux" - Tribune de Bernard Cazeneuve

Le 25 mars prochain, nous célèbrerons soixante années de construction européenne. Ce sont soixante années de paix, de rapprochement entre les peuples d’Europe, d’approfondissement de nos politiques communes. A l’approche de cet anniversaire, il nous faut prendre la mesure des dangers qui menacent aujourd’hui le projet européen. Rien ne serait pire que le déni.
 
Ce danger, c’est celui du désarroi, des craintes et parfois de la colère qu’éprouvent les peuples d’Europe. Dans toute l’Union, elles sont exploitées sans vergogne par des démagogues qui en tirent prétexte pour tenter d’imposer des programmes de repli économique ou de haine xénophobe. Après le "Brexit", la crise de confiance est immense et le projet européen connaît un risque de dislocation. Il y a urgence à convaincre les citoyens de se détourner des fausses promesses qui sont d’abord de vraies impasses. Mais les imprécations ne suffiront pas, le rappel de l’histoire sera vain et l’appel à la raison échouera, si nous ne savons pas refonder ce qui constitue ce projet commun.

Je suis convaincu que c’est sur les progressistes du continent que pèse la responsabilité la plus lourde, c’est à eux qu’il appartient de relever le gant. Alors que l’Europe devrait rassurer, elle inquiète trop souvent. Alors que l’Europe devrait protéger, elle est parfois perçue comme une menace. Je suis pour ma part un Européen convaincu mais je suis aussi plus que jamais un Européen lucide et exigeant. Ces défis se posent à nous depuis longtemps. Nous y avons sans relâche apporté des réponses mais l’état de notre continent et du monde nous imposent aujourd’hui de changer de braquet. Le choix du peuple britannique en juin dernier, l’élection de Donald Trump ou le défi migratoire qui s’intensifie et s’inscrit dans la durée transforment radicalement l’environnement de notre projet collectif.

Loin de conduire à la résignation et au repli, ce constat nous oblige à une mobilisation sans précédent. Ces cinq dernières années, la France s’est constamment engagée pour faire de l’Union européenne un espace de protection et un instrument de progrès. C’est dans ce cadre qu’un effort d’investissement massif a été engagé avec le plan Juncker pour réussir la transition énergétique et numérique. L’Union bancaire a été renforcée pour nous mettre à l’abri d’une nouvelle crise financière. La protection des Européens est mieux assurée grâce au renforcement du contrôle de nos frontières. Rappeler ces acquis, ce n’est pas se complaire dans un "tout va bien" qui sonnerait faux dans ces temps troublés, c’est simplement revendiquer la capacité de l’Europe à s’adapter, à construire de nouveaux outils politiques, sur des enjeux vitaux pour sa survie, dès lors que les gouvernants écoutent vraiment les peuples.

L’Union a survécu à la crise bancaire, à la crise économique et à la crise sécuritaire. Si elle veut continuer à progresser, elle doit relever le défi des droits sociaux. Pour que l’Europe demeure, elle doit garantir la pérennité de son modèle de protection sociale. Nous ne devons pas accepter que la compétitivité de chacune des économies se construise en prenant la situation des salariés comme variable d’ajustement. Je suis convaincu qu’il faut enclencher un mouvement. Bien sûr, il prendra du temps, mais demeurer statique sur la question des droits sociaux c’est condamner le projet européen. A l’inverse, et je le dis avec autant de force, rejeter l’Europe comme espace de projection de notre pays dans l’avenir, c’est condamner aussi la France.

C’est pourquoi nous avons décidé d’organiser ce jeudi 2 mars à Paris une conférence sociale européenne, rassemblant plus de douze pays, des représentants des institutions européennes et des responsables syndicaux, dont l’ambition sera, à la suite de l’initiative lancée par la Commission européenne, d’établir un socle européen des droits sociaux.

Il s’agit d’abord de doter l’Europe de règles communes en matière de conditions de travail, en commençant par l’instauration progressive d’un salaire minimum décent fixé à 60% du salaire médian national. L’évolution du travail dans nos sociétés doit aussi nous conduire à jeter les bases de droits nouveaux, tel que le droit à la déconnexion pour les salariés.

Nous devons ensuite travailler à la mise en place d’un marché du travail plus ouvert et plus juste. Il nous faut pour cela renforcer considérablement la lutte contre les fraudes au détachement, qui minent la confiance dans le marché intérieur : c’est l’objet de la révision de la directive de 1996 qui est en cours. La France sera intransigeante sur ce dossier. Il faut aussi renforcer la mobilité des apprentis et des étudiants et faire respecter le principe fondamental de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Enfin l’Union européenne doit mieux protéger les travailleurs des aléas de la vie professionnelle. Il faut leur permettre de disposer toute leur vie d’un filet de sécurité, quelles que soient les ruptures de leurs parcours professionnel. Il faut aussi prendre en compte les nouvelles formes d’emploi qui sont en train de bouleverser les marchés du travail, notamment à travers les plateformes numériques.

Ces ambitions sont fortes, le travail de conviction à conduire sera difficile. Mais on le voit, nous pouvons faire bouger les positions, nous devons assumer des désaccords, comme nous l’avons fait sur le détachement des travailleurs, rien ne serait pire en effet qu’un consensus de façade cachant au fond des vraies divergences de vue sur notre projet politique. Je crois à la capacité des politiques, dans la durée, à convaincre, à construire du rapport de force, à dialoguer avec les peuples pour déployer cette ambition.

L’Europe est depuis 1958 un projet politique fondé sur des valeurs communes, et non un simple marché. La justice sociale et la solidarité sont au coeur de ce projet, au même titre que la démocratie et le respect de l’Etat de droit. La définition d’un socle européen des droits sociaux constitue une occasion historique de montrer à nos concitoyens que l’Union européenne leur apporte davantage de sécurité au sein d’un monde tellement incertain Nous ne convaincrons nos concitoyens que par les actes. Les mots se sont épuisés à force de ne pas trouver de traductions concrètes. Je crois que nous pouvons engager aujourd’hui un mouvement irréversible.

Bernard CAZENEUVE

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(02/03/2017 : 11:53)

Ferme des 1000 veaux : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple"  Voir?

11 février 2017 - Actualité

Ferme des 1000 veaux : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple"

Bernard Cazeneuve s'est rendu le 10 février 2017 à la Ferme Saint-Martial dans la Creuse, cible d'un incendie criminel le 22 décembre 2016. Le Premier ministre est venu exprimer le soutien moral et financier du Gouvernement. Il a réaffirmé toute sa confiance dans le choix stratégique des éleveurs et des élus locaux pour développer l'activité au bénéfice de l’agriculture et du territoire.
 
Il est 5 heures du matin, le 22 décembre 2016, quand un incendie est signalé dans un bâtiment du centre d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux (Creuse). Les flammes embrasent la quasi totalité des 1 500 m² du bâtiment de stockage de fourrage. Les animaux sur place n'ont pas été touchés. Selon la préfecture, "il s’agit de toute évidence d’un incendie volontaire et criminel puisque des tags ont été retrouvés sur le bâtiment", auxquels il faut ajouter des propos injurieux inscrits à l'endroit de l'entreprise et de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer.
 
Élevage : soutien moral et financier de Bernard Cazeneuve à la Ferme des 1000 veaux dans la Creuse

Soutenu et subventionné par l’Etat et les collectivités locales, ce centre, plus connu sous l'appellation "Ferme des 1 000 veaux", accueillait des "broutards", des veaux de 8-9 mois, nourris sur place plusieurs mois. Suite à la parution du décret du 5 décembre 2016 - portant sur la modification de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement dans le Code de l'environnement - des voix d'associations de défense de l’environnement et du bien-être animal s'étaient élevées pour exprimer leurs désaccords.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a le jour même condamné avec la plus grande fermeté les exactions et "les qualificatifs inadmissibles et diffamatoires, employés dans des inscriptions retrouvées sur les bâtiments, en particulier à propos d’une ministre de la République". Il a rappelé que les pouvoirs publics n'avaient eu de cesse "depuis 2012, de travailler avec les éleveurs et les défenseurs de la cause animale" et qu’il recherchera "toujours une approche équilibrée des problématiques agricoles".

Exclure la violence

En se rendant sur place, ce 10 février 2017, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, est venu "exprimer un soutien moral face à l'acte" dont ont été victimes les éleveurs concernés. Il a aussi réaffirmé avec force les valeurs démocratiques et de dialogue dans un État de droit : "Je suis venu ici aussi pour vous dire comme républicain que si je suis attaché à la pluralité des points de vue, je suis déterminé à faire en sorte que jamais on ne puisse dans un État de droit, dans la République, imposer sa volonté par la violence."
 
Bernard Cazeneuve a également remis en perspective le rôle primordial de l'élevage bovin dans la région. Il est venu réaffirmer le soutien financier de l'État afin de "surmonter le sinistre", mais surtout pour permettre le redémarrage et le développement de l'activité "dont la réussite est cruciale pour les éleveurs."

Un rôle central au service de l'économie locale…

Bernard Cazeneuve a mis en exergue l'activité de la ferme Saint-Martial au sein du département de la Creuse. Une démarche globale ayant fait le choix d'un circuit-court pourvoyeur d'activités économiques non délocalisées : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple. Dans une région où l'élevage bovin est le pilier fondamental de l’activité agricole, où il assure le maintien de l’activité économique, où il permet l’entretien du territoire et des paysages, cette démarche des éleveurs, des élus, répond à des objectifs que chacun ne peut que partager."

 … et de l'environnement

Avec des conséquences positives sur l'environnement, car ainsi que le souligne le Premier ministre, les "broutards" ne seront plus transportés "à destination des centres d'engraissement, en Italie ou en Espagne", allégeant d'autant la facture carbone. De plus, précise-t-il, cette exploitation "participe au développement des énergies renouvelables, grâce aux panneaux photovoltaïques que nous avons vus sur 5 hectares, grâce au projet de méthanisateur qui est le vôtre".
 
Et de conclure : "Je veux que vous sachiez que dans la responsabilité qui est la mienne, je ne laisserai jamais des campagnes se développer à l'encontre de l'initiative que vous avez prise parce que j'estime que lorsqu'il y a de bons projets, qui sont de nature à rehausser les chances et les atouts des territoires, il est du rôle de ceux qui gouvernent la France de les valoriser et de soutenir leurs promoteurs."

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Ferme des 1000 veaux : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple"  Voir?

11 février 2017 - Actualité

Ferme des 1000 veaux : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple"

Bernard Cazeneuve s'est rendu le 10 février 2017 à la Ferme Saint-Martial dans la Creuse, cible d'un incendie criminel le 22 décembre 2016. Le Premier ministre est venu exprimer le soutien moral et financier du Gouvernement. Il a réaffirmé toute sa confiance dans le choix stratégique des éleveurs et des élus locaux pour développer l'activité au bénéfice de l’agriculture et du territoire.
 
Il est 5 heures du matin, le 22 décembre 2016, quand un incendie est signalé dans un bâtiment du centre d'engraissement de Saint-Martial-le-Vieux (Creuse). Les flammes embrasent la quasi totalité des 1 500 m² du bâtiment de stockage de fourrage. Les animaux sur place n'ont pas été touchés. Selon la préfecture, "il s’agit de toute évidence d’un incendie volontaire et criminel puisque des tags ont été retrouvés sur le bâtiment", auxquels il faut ajouter des propos injurieux inscrits à l'endroit de l'entreprise et de la ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer.
 
Élevage : soutien moral et financier de Bernard Cazeneuve à la Ferme des 1000 veaux dans la Creuse

Soutenu et subventionné par l’Etat et les collectivités locales, ce centre, plus connu sous l'appellation "Ferme des 1 000 veaux", accueillait des "broutards", des veaux de 8-9 mois, nourris sur place plusieurs mois. Suite à la parution du décret du 5 décembre 2016 - portant sur la modification de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement dans le Code de l'environnement - des voix d'associations de défense de l’environnement et du bien-être animal s'étaient élevées pour exprimer leurs désaccords.

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a le jour même condamné avec la plus grande fermeté les exactions et "les qualificatifs inadmissibles et diffamatoires, employés dans des inscriptions retrouvées sur les bâtiments, en particulier à propos d’une ministre de la République". Il a rappelé que les pouvoirs publics n'avaient eu de cesse "depuis 2012, de travailler avec les éleveurs et les défenseurs de la cause animale" et qu’il recherchera "toujours une approche équilibrée des problématiques agricoles".

Exclure la violence

En se rendant sur place, ce 10 février 2017, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, est venu "exprimer un soutien moral face à l'acte" dont ont été victimes les éleveurs concernés. Il a aussi réaffirmé avec force les valeurs démocratiques et de dialogue dans un État de droit : "Je suis venu ici aussi pour vous dire comme républicain que si je suis attaché à la pluralité des points de vue, je suis déterminé à faire en sorte que jamais on ne puisse dans un État de droit, dans la République, imposer sa volonté par la violence."
 
Bernard Cazeneuve a également remis en perspective le rôle primordial de l'élevage bovin dans la région. Il est venu réaffirmer le soutien financier de l'État afin de "surmonter le sinistre", mais surtout pour permettre le redémarrage et le développement de l'activité "dont la réussite est cruciale pour les éleveurs."

Un rôle central au service de l'économie locale…

Bernard Cazeneuve a mis en exergue l'activité de la ferme Saint-Martial au sein du département de la Creuse. Une démarche globale ayant fait le choix d'un circuit-court pourvoyeur d'activités économiques non délocalisées : "l'entreprise collective que vous avez conçue à la ferme Saint-Martial présente un caractère d'exemple. Dans une région où l'élevage bovin est le pilier fondamental de l’activité agricole, où il assure le maintien de l’activité économique, où il permet l’entretien du territoire et des paysages, cette démarche des éleveurs, des élus, répond à des objectifs que chacun ne peut que partager."

 … et de l'environnement

Avec des conséquences positives sur l'environnement, car ainsi que le souligne le Premier ministre, les "broutards" ne seront plus transportés "à destination des centres d'engraissement, en Italie ou en Espagne", allégeant d'autant la facture carbone. De plus, précise-t-il, cette exploitation "participe au développement des énergies renouvelables, grâce aux panneaux photovoltaïques que nous avons vus sur 5 hectares, grâce au projet de méthanisateur qui est le vôtre".
 
Et de conclure : "Je veux que vous sachiez que dans la responsabilité qui est la mienne, je ne laisserai jamais des campagnes se développer à l'encontre de l'initiative que vous avez prise parce que j'estime que lorsqu'il y a de bons projets, qui sont de nature à rehausser les chances et les atouts des territoires, il est du rôle de ceux qui gouvernent la France de les valoriser et de soutenir leurs promoteurs."

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(11/02/2017 : 00:11)

Grenoble-Alpes, une métropole placée sous le signe de la transition énergétique  Voir?

Vue générale de Grenoble
9 février 2017 - Actualité

Grenoble-Alpes, une métropole placée sous le signe de la transition énergétique

En déplacement à Grenoble, Bernard Cazeneuve a signé, jeudi 9 février, le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble-Alpes Métropole. Dans la continuité de la politique environnementale menée par la cité iséroise depuis 20 ans, ce dernier vise à développer un nouvel écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.
 
Pacte métropolitain d'innovation : "Ces accords portent haut l’ambition de Grenoble-Alpes Métropole"


Un choix "naturel"

Le territoire de la métropole iséroise est composé à 88% d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette richesse est constitutive de l’identité de Grenoble, et c’est donc naturellement que la métropole a rattaché son  Pacte métropolitain d’innovation (PMI) à la thématique "transition énergétique et environnement", l’un des trois grandes orientations proposées au niveau national dans le cadre des PMI.

Premier pôle urbain alpin, la métropole iséroise a naturellement choisi de développer un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique, afin de répondre à trois enjeux majeurs :
 
  • maintien du dynamisme économique au service de l’emploi ;
  • lutte contre les changements climatiques et engagement dans la transition énergétique ;
  • renforcement de la cohésion sociale du territoire. 
"Grenoble s’affirme depuis près de quarante ans comme une des capitales françaises de l’innovation. (...) En signant aujourd’hui un pacte métropolitain, mon ambition est que l’État accompagne Grenoble-Alpes Métropole dans sa stratégie d’innovation et favorise son rayonnement international."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Les grands axes de l’écosystème

Le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble, signé par le Premier ministre, s’articule donc autour de trois grands axes :
 
  • Le renforcement de la part des énergies renouvelables et de récupération dans l’approvisionnement énergétique du territoire, en cohérence avec le plan Air, énergie, climat et la dynamique Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV)
Le projet le plus emblématique de cet axe de développement est la construction d’une centrale biomasse qui, couplée à une cogénération, permettra à terme d’atteindre 70% d’énergie renouvelable dans le réseau de chaleur.

Le PMI prévoit également le raccordement du réseau de chaleur urbain de l’agglomération à la plateforme chimique du sud de la Métropole, qui permet une diversification de l’approvisionnement énergétique.

Enfin, la Métropole projette la construction d’un réseau de chaleur 100% biomasse sur le secteur Est, et soutient le développement des parcs photovoltaïque en milieu urbain.
 
  • Le renouvellement de la gouvernance de l’énergie
La Métropole souhaite jouer pleinement son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie et devenir l’unique collectivité compétente. Cela passe par l’inclusion des compétences actuellement exercées par le Syndicat d’énergie du département de l’Isère (SEDI) dans le périmètre décisionnel de la métropole, et la construction d’un service public de la donnée énergétique.
 
  • Le développement de projets "mobilité-déplacements" dans la dynamique de transition énergétique des territoires
Consciente des enjeux liés à la qualité de l’air, et dans le prolongement du Plan Air énergie climat adopté en 2014, la métropole poursuit sa réflexion sur le développement d’une mobilité à dimension environnementale. Le PMI Grenoble-Alpes prévoit donc la mise en œuvre d’une stratégie de transition énergétique du parc de véhicules techniques et des transports en commun, avec l’ambition remplacer les bus diesel par des bus plus responsables. 
 
"Dans les domaines de la transition énergétique et de la qualité de l’air, Grenoble a un temps d’avance et peut s’appuyer sur un écosystème exceptionnel qui réunit des centres de recherche de premier plan, des universités et des entreprises."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Solidarité entre les territoires

Dans le cadre du contrat de coopération métropolitaine (CCM), la métropole grenobloise contribuera au développement et à l’amplification des dynamiques de coopération avec les territoires environnants.
Les possibilités de coopération identifiées par la métropole iséroise concernent trois thèmes principaux :
 
  • Mobilités douces et transports en commun
Ce volet vise à améliorer les liaisons entre la Métropole et les territoires voisins, pour limiter la pollution et atténuer la congestion aux entrées de la métropole.
 
  • Diffusion de la dynamique économique métropolitaine avec les territoires péri-urbains et ruraux
Ce volet repose sur le développement d’une stratégie interterritoriale agroalimentaire visant à améliorer l’autonomie alimentaire et limiter les déplacements, ainsi que sur la revitalisation économique, industrielle et touristique des territoires du sud de la métropole.
 
  • Renforcement de la coopération avec les massifs et parcs naturels régionaux
La métropole Grenoble-Alpes est entourée par trois grands parcs naturels : le Vercors, la Chartreuse et Belledonne. Pour renforcer la coopération entre ces parcs et la métropole, le CCM prévoit l’élaboration d’un schéma directeur de conservation et de valorisation patrimoniale.
 
"Ce pacte est un outil pour favoriser la diffusion de ces innovations: nous avons ainsi voulu que la dynamique de la métropole contribue à la revitalisation industrielle et touristique des territoires voisins."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)
 
Le rôle des pactes métropolitains d’innovation
Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.

Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit "Contrat de coopération métropolitaine" (ou CCM) inspiré du dispositif "Contrats de réciprocité" lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les  transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.

Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à "haut potentiel" pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d'euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.

Pour en savoir plus sur les Pactes Etat-Métropoles :

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

Le Premier ministre s'est rendu vendredi 27 janvier à Rennes, puis à Brest pour y signer les pactes métropolitains d’innovation li... [Lire la suite]
vendredi 27 janvier 2017

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Grenoble-Alpes, une métropole placée sous le signe de la transition énergétique  Voir?

Vue générale de Grenoble
9 février 2017 - Actualité

Grenoble-Alpes, une métropole placée sous le signe de la transition énergétique

En déplacement à Grenoble, Bernard Cazeneuve a signé, jeudi 9 février, le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble-Alpes Métropole. Dans la continuité de la politique environnementale menée par la cité iséroise depuis 20 ans, ce dernier vise à développer un nouvel écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique.
 
Pacte métropolitain d'innovation : "Ces accords portent haut l’ambition de Grenoble-Alpes Métropole"


Un choix "naturel"

Le territoire de la métropole iséroise est composé à 88% d’espaces naturels, agricoles et forestiers. Cette richesse est constitutive de l’identité de Grenoble, et c’est donc naturellement que la métropole a rattaché son  Pacte métropolitain d’innovation (PMI) à la thématique "transition énergétique et environnement", l’un des trois grandes orientations proposées au niveau national dans le cadre des PMI.

Premier pôle urbain alpin, la métropole iséroise a naturellement choisi de développer un écosystème métropolitain intégré pour la transition énergétique, afin de répondre à trois enjeux majeurs :
 
  • maintien du dynamisme économique au service de l’emploi ;
  • lutte contre les changements climatiques et engagement dans la transition énergétique ;
  • renforcement de la cohésion sociale du territoire. 
"Grenoble s’affirme depuis près de quarante ans comme une des capitales françaises de l’innovation. (...) En signant aujourd’hui un pacte métropolitain, mon ambition est que l’État accompagne Grenoble-Alpes Métropole dans sa stratégie d’innovation et favorise son rayonnement international."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Les grands axes de l’écosystème

Le pacte métropolitain d’innovation de Grenoble, signé par le Premier ministre, s’articule donc autour de trois grands axes :
 
  • Le renforcement de la part des énergies renouvelables et de récupération dans l’approvisionnement énergétique du territoire, en cohérence avec le plan Air, énergie, climat et la dynamique Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV)
Le projet le plus emblématique de cet axe de développement est la construction d’une centrale biomasse qui, couplée à une cogénération, permettra à terme d’atteindre 70% d’énergie renouvelable dans le réseau de chaleur.

Le PMI prévoit également le raccordement du réseau de chaleur urbain de l’agglomération à la plateforme chimique du sud de la Métropole, qui permet une diversification de l’approvisionnement énergétique.

Enfin, la Métropole projette la construction d’un réseau de chaleur 100% biomasse sur le secteur Est, et soutient le développement des parcs photovoltaïque en milieu urbain.
 
  • Le renouvellement de la gouvernance de l’énergie
La Métropole souhaite jouer pleinement son rôle d’autorité organisatrice de l’énergie et devenir l’unique collectivité compétente. Cela passe par l’inclusion des compétences actuellement exercées par le Syndicat d’énergie du département de l’Isère (SEDI) dans le périmètre décisionnel de la métropole, et la construction d’un service public de la donnée énergétique.
 
  • Le développement de projets "mobilité-déplacements" dans la dynamique de transition énergétique des territoires
Consciente des enjeux liés à la qualité de l’air, et dans le prolongement du Plan Air énergie climat adopté en 2014, la métropole poursuit sa réflexion sur le développement d’une mobilité à dimension environnementale. Le PMI Grenoble-Alpes prévoit donc la mise en œuvre d’une stratégie de transition énergétique du parc de véhicules techniques et des transports en commun, avec l’ambition remplacer les bus diesel par des bus plus responsables. 
 
"Dans les domaines de la transition énergétique et de la qualité de l’air, Grenoble a un temps d’avance et peut s’appuyer sur un écosystème exceptionnel qui réunit des centres de recherche de premier plan, des universités et des entreprises."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)

Solidarité entre les territoires

Dans le cadre du contrat de coopération métropolitaine (CCM), la métropole grenobloise contribuera au développement et à l’amplification des dynamiques de coopération avec les territoires environnants.
Les possibilités de coopération identifiées par la métropole iséroise concernent trois thèmes principaux :
 
  • Mobilités douces et transports en commun
Ce volet vise à améliorer les liaisons entre la Métropole et les territoires voisins, pour limiter la pollution et atténuer la congestion aux entrées de la métropole.
 
  • Diffusion de la dynamique économique métropolitaine avec les territoires péri-urbains et ruraux
Ce volet repose sur le développement d’une stratégie interterritoriale agroalimentaire visant à améliorer l’autonomie alimentaire et limiter les déplacements, ainsi que sur la revitalisation économique, industrielle et touristique des territoires du sud de la métropole.
 
  • Renforcement de la coopération avec les massifs et parcs naturels régionaux
La métropole Grenoble-Alpes est entourée par trois grands parcs naturels : le Vercors, la Chartreuse et Belledonne. Pour renforcer la coopération entre ces parcs et la métropole, le CCM prévoit l’élaboration d’un schéma directeur de conservation et de valorisation patrimoniale.
 
"Ce pacte est un outil pour favoriser la diffusion de ces innovations: nous avons ainsi voulu que la dynamique de la métropole contribue à la revitalisation industrielle et touristique des territoires voisins."
Bernard Cazeneuve
Entretien accordé au Dauphiné Libéré (9 février 2017)
 
Le rôle des pactes métropolitains d’innovation
Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.

Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit "Contrat de coopération métropolitaine" (ou CCM) inspiré du dispositif "Contrats de réciprocité" lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les  transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.

Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à "haut potentiel" pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d'euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.

Pour en savoir plus sur les Pactes Etat-Métropoles :

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

Le Premier ministre s'est rendu vendredi 27 janvier à Rennes, puis à Brest pour y signer les pactes métropolitains d’innovation li... [Lire la suite]
vendredi 27 janvier 2017

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(09/02/2017 : 12:32)

#CPER : un partenariat renouvelé entre l’État et les régions  Voir?

B. Cazeneuve à Rouen
3 février 2017 - Actualité

#CPER : un partenariat renouvelé entre l’État et les régions

Le Premier ministre s’est rendu à Bayeux et Rouen, vendredi 3 février 2017, pour y signer des avenants au contrat de plan État-Région (CPER) Normandie et au contrat de plan interrégional État-Région (CPIER) Vallée de Seine. Mardi 7 février à Massy, il a également signé un avenant au CPER Île-de-France. Lancés en 2014, les CPER définissent les priorités sur lesquelles s'accordent l'État, les régions et les collectivités infrarégionales.
 
À la suite de la fusion des deux régions Haute-Normandie et Basse-Normandie en une seule, en vertu de la loi du 16 janvier 2015, et du changement de pouvoir exécutif régional après les élections de décembre 2015, l'État et la Région Normandie ont décidé de procéder à la nécessaire mise à jour des contrats de plan les liant. Les CPER et CPIER font donc l’objet d’une procédure de "revoyure" en application de la lettre du Premier ministre du 8 mars 2016. Bernard Cazeneuve a ainsi procédé à la signature des clauses de revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de Seine, prévues dans le cadre des CPER, et d'un avenant au CPER Île-de-France, mardi 7 février à Massy.
 
#CPER - Bernard Cazeneuve : "Le Grand Paris n'est pas seulement un projet d'infrastructures. C'est l'ambition d'inventer un nouveau modèle urbain"
 

Qu’est-ce qu’un CPER ?

Un CPER organise la convergence de financements en faveur des projets structurants dans les territoires. L’ensemble des décisions actées par les différents CPER témoignent de la confiance renouvelée que l’État souhaite affirmer à l’égard des régions et plus largement des collectivités territoriales.
A travers les contrats de plan, ce sont plus de 30 milliards d’euros qui seront injectés dans l’économie régionale d’ici 2020 pour soutenir trois objectifs majeurs :
 
  • soutien à l'investissement public et à l'emploi ;
  • mise en cohérence des politiques publiques et convergence des financements en faveur des projets structurants dans les territoires ;
  • développement des territoires les plus vulnérables (territoires ruraux, quartiers prioritaires de la politique de la ville...).
Avec la nouvelle donne territoriale, le CPER offre un cadre de partenariat privilégié entre l’État, les Régions et les collectivités infrarégionales pour investir dans l’avenir et catalyser les investissements. 

Six volets essentiels pour investir dans l'avenir ont été définis :
  • mobilité multimodale ;
  • enseignement supérieur, recherche et innovation ;
  • transition écologique et énergétique ;
  • numérique ;
  • innovation, filières d'avenir et usine du futur ;
  • territoires

Les six volets essentiels d’investissement

Mobilité multimodale
Pour répondre aux besoins de mobilité et aux enjeux d'attractivité des territoires, des infrastructures de transports performantes sont indispensables. Les programmes d'opérations définis visent à moderniser les réseaux existants – routiers, ferroviaires et fluviaux,  poursuivre les opérations de désenclavement et d'amélioration des dessertes des territoires,  décongestionner les axes les plus encombrés et renforcer la performance de la desserte en transport terrestre des grands ports maritimes.

Enseignement supérieur, recherche et innovation
Les projets ont pour objectif d'offrir aux acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche des campus attractifs et fonctionnels dans le cadre de politiques de site dynamiques : ils concernent notamment la restructuration/réhabilitation ou démolition/reconstruction en matière d'immobilier, la rénovation et la création de logements étudiants et le développement des usages du numérique.En matière de recherche et d'innovation, les projets concernent l'investissement sur les équipements scientifiques, le soutien de projets de recherche innovants, le soutien aux structures de transfert de technologie.

Transition écologique et énergétique
Ce volet permet de soutenir l'action des acteurs régionaux en faveur de la croissance verte. Les projets soutenus ont pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer l'économie circulaire, mieux organiser la gestion des déchets, améliorer la qualité de l'air, poursuivre la politique de prévention et de protection des risques naturels, favoriser une gestion durable des ressources naturelles, encourager le développement territorial intégré, valoriser le patrimoine naturel et culturel et soutenir l'éducation à l'environnement et au développement durable.

Numérique
La couverture des territoires en très haut débit constitue un préalable au déploiement de l'économie numérique : les projets de couverture du territoire en réseaux à très haut débit fixe sont financés dans le cadre du Fonds national pour la société numérique (programme d'investissements d'avenir). Le CPER permet principalement le soutien aux projets dans le domaine de la gouvernance, de la résorption des zones blanches de téléphonie mobile, ou bien encore relevant de thématiques ministérielles (éducation nationale, enseignement supérieur/recherche, culture...).

Innovation, filières d'avenir et usine du futur
Pour ce volet, le dialogue stratégique entre l'État et le conseil régional s'appuie sur les mesures du programme d'investissements d'avenir consacrées à l’Industrie du futur et aux neuf solutions industrielles et sur les stratégies de spécialisation des régions. L'enjeu est de favoriser les meilleures synergies possibles entre les investissements issus des programmes nationaux et l'action des régions en faveur du développement économique et de l'innovation en lien avec le Commissariat général à l'investissement et Bpifrance.

Territoires
Le volet territorial permet d'apporter aux acteurs régionaux des moyens dédiés pour l'animation et la mise en œuvre d'une politique d'aménagement au service de l'égalité des territoires, adaptée aux enjeux d'équilibre et de cohésion territoriale propres à chaque région. Il a également pour objectif d'assurer la cohérence et la visibilité de l'ensemble des interventions de l'État et de la Région, voire des Départements, au profit de collectivités ou territoires infrarégionaux.

Une priorité transversale : l'emploi

Dans le cadre des CPER, des mesures spécifiques sont financées afin d’apporter une réponse globale aux problématiques liées à l'orientation, la formation, l'insertion et le maintien des publics les plus fragilisés sur le marché du travail. Le CPER vise à améliorer les diagnostics portant sur les territoires, les filières et les secteurs professionnels, accompagner la réforme du service public de l'orientation et notamment l'information sur l'offre de formation et la professionnalisation des acteurs intervenant auprès des publics, et à contribuer à la sécurisation des parcours professionnels. Ce volet soutient ainsi le réseau des Carif-Oref, les associations régionales pour l'amélioration des conditions de travail (Aract) et encourage la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) territoriale.
 
Signature des Contrats de plan Etat Régions
La revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de la Seine
 
  • Le CPER Normandie
Les deux CPER de Normandie ont été signés le 2 juillet 2015 avec la Basse-Normandie et le 26 mai 2015 avec la Haute-Normandie. Ces contrats permettaient de mobiliser des moyens en faveur des domaines prioritaires (mobilité multimodale, enseignement supérieur et recherche, innovation, transition écologique et énergétique, etc.).
Les avenants permettent d'accélérer la réalisation et de conforter le financement d'opérations prioritaires par abondement des participations (le CPER de Haute-Normandie est abondé de 8 millions d’euros, dont 1,3 million d’euros proviennent de l'État et du CROUS) et par redéploiement de crédits.
Les modifications apportées aux contrats de plan concernent les volets "mobilité multimodale" (opérations routières, opérations portuaires et immobilier universitaire) et "enseignement supérieur-recherche-innovation" des CPER de Basse et de Haute-Normandie.
 
  • Le CPIER Vallée de la Seine
Le CPIER de la vallée de la Seine a été signé le 25 juin 2015 par l’État, la Basse et Haute-Normandie, l’Île-de-France et deux établissements publics.
Dans le cadre de la revoyure des contrats de plan, le CPIER de la vallée de la Seine a fait l’objet d’un projet d’avenant afin de tenir compte du nouveau contexte économique, politique et territorial. De nouveaux besoins sont apparus, qui ont conduit à redéployer certains crédits ou à en mobiliser de nouveaux. Avec cet avenant au CPIER, trois opérations importantes voient leurs conditions de réalisation précisées et fiabilisées :
 
  1. Les travaux sur les écluses de Méricourt (Yvelines) sont inscrits pour un montant total de 49,55 millions d'euros.
  2. Les travaux de modernisation et de fiabilisation des écluses de Tancarville (Seine-Maritime), pour un montant total de 15 millions.
  3. Dans le domaine du tourisme et de la culture, le plan de financement du projet de centre d’interprétation médiéval autour de la Tapisserie de Bayeux est précisé avec une phase d’études (2016-2020) et une phase de travaux (après 2020). Le montant de l’opération est estimé à 20 millions d’euros. Grâce à l’effort financier de l'État et des régions, et aux redéploiements de crédits, ces trois opérations portent le montant global du contrat à 985,116 millions.
Toutes les photos sur la signature de la revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de la Seine dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.
Signature CPER Île-de-France
La revoyure du CPER Île-de-France

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve et la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse ont signé un avenant au contrat de plan État-région (CPER) 2015-2020 pour la région Île-de-France.
 
Le CPER fixe les grandes priorités d’investissement en Île-de-France d’ici 2020 (notamment dans les domaines du transport, de l’enseignement supérieur, de la transition écologique et de l’aménagement durable) et les financements que l’État et la région s’engagent à y consacrer.
Ces investissements représentent désormais un montant de 7,4 milliards dont 5,3 dédiés à l’amélioration des transports.
 
  • Des projets co-financés grâce au CPER
  1. Démarrage des travaux du Nouveau Grand Paris des transports, pour moderniser et étendre les réseaux de métros, RER, tramways et bus de la métropole.
  2. Inauguration de nouveaux bâtiments universitaires comme le CROUS de Bobigny.
  3. Déploiement d’un programme de réhabilitation énergétique sur toute la région.
  4. Soutien massif aux maires bâtisseurs afin d’équiper les communes d’équipements publics nécessaires à l’implantation de nouveaux logements. 
  • Transports : 60 millions d’euros supplémentaires
L’État et la région ont augmenté de 30 millions d’euros chacun leur investissement pour le réseau routier francilien. Cet investissement supplémentaire permettra :
  1. La réalisation d’opérations structurantes pour la fluidité du trafic comme le contournement routier de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l’est.
  2. Le bouclage du financement d’opérations majeures de transport en commun, telles que le prolongement d’Eole à l’ouest, le tram-train Massy-Evry et le tramway T9. Les bases du financement des transports du Nouveau Grand Paris sont ainsi renforcées.
Enfin, l’État et la région Île-de-France ont revu leurs engagements interrégionaux, inscrits dans le contrat de plan inter-régional État-régions Vallée de la Seine.

Pour voir les photos de la signature de l'avenant au CPER Île-de-France, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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B. Cazeneuve à Rouen
3 février 2017 - Actualité

#CPER : un partenariat renouvelé entre l’État et les régions

Le Premier ministre s’est rendu à Bayeux et Rouen, vendredi 3 février 2017, pour y signer des avenants au contrat de plan État-Région (CPER) Normandie et au contrat de plan interrégional État-Région (CPIER) Vallée de Seine. Mardi 7 février à Massy, il a également signé un avenant au CPER Île-de-France. Lancés en 2014, les CPER définissent les priorités sur lesquelles s'accordent l'État, les régions et les collectivités infrarégionales.
 
À la suite de la fusion des deux régions Haute-Normandie et Basse-Normandie en une seule, en vertu de la loi du 16 janvier 2015, et du changement de pouvoir exécutif régional après les élections de décembre 2015, l'État et la Région Normandie ont décidé de procéder à la nécessaire mise à jour des contrats de plan les liant. Les CPER et CPIER font donc l’objet d’une procédure de "revoyure" en application de la lettre du Premier ministre du 8 mars 2016. Bernard Cazeneuve a ainsi procédé à la signature des clauses de revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de Seine, prévues dans le cadre des CPER, et d'un avenant au CPER Île-de-France, mardi 7 février à Massy.
 
#CPER - Bernard Cazeneuve : "Le Grand Paris n'est pas seulement un projet d'infrastructures. C'est l'ambition d'inventer un nouveau modèle urbain"
 

Qu’est-ce qu’un CPER ?

Un CPER organise la convergence de financements en faveur des projets structurants dans les territoires. L’ensemble des décisions actées par les différents CPER témoignent de la confiance renouvelée que l’État souhaite affirmer à l’égard des régions et plus largement des collectivités territoriales.
A travers les contrats de plan, ce sont plus de 30 milliards d’euros qui seront injectés dans l’économie régionale d’ici 2020 pour soutenir trois objectifs majeurs :
 
  • soutien à l'investissement public et à l'emploi ;
  • mise en cohérence des politiques publiques et convergence des financements en faveur des projets structurants dans les territoires ;
  • développement des territoires les plus vulnérables (territoires ruraux, quartiers prioritaires de la politique de la ville...).
Avec la nouvelle donne territoriale, le CPER offre un cadre de partenariat privilégié entre l’État, les Régions et les collectivités infrarégionales pour investir dans l’avenir et catalyser les investissements. 

Six volets essentiels pour investir dans l'avenir ont été définis :
  • mobilité multimodale ;
  • enseignement supérieur, recherche et innovation ;
  • transition écologique et énergétique ;
  • numérique ;
  • innovation, filières d'avenir et usine du futur ;
  • territoires

Les six volets essentiels d’investissement

Mobilité multimodale
Pour répondre aux besoins de mobilité et aux enjeux d'attractivité des territoires, des infrastructures de transports performantes sont indispensables. Les programmes d'opérations définis visent à moderniser les réseaux existants – routiers, ferroviaires et fluviaux,  poursuivre les opérations de désenclavement et d'amélioration des dessertes des territoires,  décongestionner les axes les plus encombrés et renforcer la performance de la desserte en transport terrestre des grands ports maritimes.

Enseignement supérieur, recherche et innovation
Les projets ont pour objectif d'offrir aux acteurs de l'enseignement supérieur et de la recherche des campus attractifs et fonctionnels dans le cadre de politiques de site dynamiques : ils concernent notamment la restructuration/réhabilitation ou démolition/reconstruction en matière d'immobilier, la rénovation et la création de logements étudiants et le développement des usages du numérique.En matière de recherche et d'innovation, les projets concernent l'investissement sur les équipements scientifiques, le soutien de projets de recherche innovants, le soutien aux structures de transfert de technologie.

Transition écologique et énergétique
Ce volet permet de soutenir l'action des acteurs régionaux en faveur de la croissance verte. Les projets soutenus ont pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer l'économie circulaire, mieux organiser la gestion des déchets, améliorer la qualité de l'air, poursuivre la politique de prévention et de protection des risques naturels, favoriser une gestion durable des ressources naturelles, encourager le développement territorial intégré, valoriser le patrimoine naturel et culturel et soutenir l'éducation à l'environnement et au développement durable.

Numérique
La couverture des territoires en très haut débit constitue un préalable au déploiement de l'économie numérique : les projets de couverture du territoire en réseaux à très haut débit fixe sont financés dans le cadre du Fonds national pour la société numérique (programme d'investissements d'avenir). Le CPER permet principalement le soutien aux projets dans le domaine de la gouvernance, de la résorption des zones blanches de téléphonie mobile, ou bien encore relevant de thématiques ministérielles (éducation nationale, enseignement supérieur/recherche, culture...).

Innovation, filières d'avenir et usine du futur
Pour ce volet, le dialogue stratégique entre l'État et le conseil régional s'appuie sur les mesures du programme d'investissements d'avenir consacrées à l’Industrie du futur et aux neuf solutions industrielles et sur les stratégies de spécialisation des régions. L'enjeu est de favoriser les meilleures synergies possibles entre les investissements issus des programmes nationaux et l'action des régions en faveur du développement économique et de l'innovation en lien avec le Commissariat général à l'investissement et Bpifrance.

Territoires
Le volet territorial permet d'apporter aux acteurs régionaux des moyens dédiés pour l'animation et la mise en œuvre d'une politique d'aménagement au service de l'égalité des territoires, adaptée aux enjeux d'équilibre et de cohésion territoriale propres à chaque région. Il a également pour objectif d'assurer la cohérence et la visibilité de l'ensemble des interventions de l'État et de la Région, voire des Départements, au profit de collectivités ou territoires infrarégionaux.

Une priorité transversale : l'emploi

Dans le cadre des CPER, des mesures spécifiques sont financées afin d’apporter une réponse globale aux problématiques liées à l'orientation, la formation, l'insertion et le maintien des publics les plus fragilisés sur le marché du travail. Le CPER vise à améliorer les diagnostics portant sur les territoires, les filières et les secteurs professionnels, accompagner la réforme du service public de l'orientation et notamment l'information sur l'offre de formation et la professionnalisation des acteurs intervenant auprès des publics, et à contribuer à la sécurisation des parcours professionnels. Ce volet soutient ainsi le réseau des Carif-Oref, les associations régionales pour l'amélioration des conditions de travail (Aract) et encourage la gestion prévisionnelle de l'emploi et des compétences (GPEC) territoriale.
 
Signature des Contrats de plan Etat Régions
La revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de la Seine
 
  • Le CPER Normandie
Les deux CPER de Normandie ont été signés le 2 juillet 2015 avec la Basse-Normandie et le 26 mai 2015 avec la Haute-Normandie. Ces contrats permettaient de mobiliser des moyens en faveur des domaines prioritaires (mobilité multimodale, enseignement supérieur et recherche, innovation, transition écologique et énergétique, etc.).
Les avenants permettent d'accélérer la réalisation et de conforter le financement d'opérations prioritaires par abondement des participations (le CPER de Haute-Normandie est abondé de 8 millions d’euros, dont 1,3 million d’euros proviennent de l'État et du CROUS) et par redéploiement de crédits.
Les modifications apportées aux contrats de plan concernent les volets "mobilité multimodale" (opérations routières, opérations portuaires et immobilier universitaire) et "enseignement supérieur-recherche-innovation" des CPER de Basse et de Haute-Normandie.
 
  • Le CPIER Vallée de la Seine
Le CPIER de la vallée de la Seine a été signé le 25 juin 2015 par l’État, la Basse et Haute-Normandie, l’Île-de-France et deux établissements publics.
Dans le cadre de la revoyure des contrats de plan, le CPIER de la vallée de la Seine a fait l’objet d’un projet d’avenant afin de tenir compte du nouveau contexte économique, politique et territorial. De nouveaux besoins sont apparus, qui ont conduit à redéployer certains crédits ou à en mobiliser de nouveaux. Avec cet avenant au CPIER, trois opérations importantes voient leurs conditions de réalisation précisées et fiabilisées :
 
  1. Les travaux sur les écluses de Méricourt (Yvelines) sont inscrits pour un montant total de 49,55 millions d'euros.
  2. Les travaux de modernisation et de fiabilisation des écluses de Tancarville (Seine-Maritime), pour un montant total de 15 millions.
  3. Dans le domaine du tourisme et de la culture, le plan de financement du projet de centre d’interprétation médiéval autour de la Tapisserie de Bayeux est précisé avec une phase d’études (2016-2020) et une phase de travaux (après 2020). Le montant de l’opération est estimé à 20 millions d’euros. Grâce à l’effort financier de l'État et des régions, et aux redéploiements de crédits, ces trois opérations portent le montant global du contrat à 985,116 millions.
Toutes les photos sur la signature de la revoyure du CPER Normandie et du CPIER Vallée de la Seine dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.
Signature CPER Île-de-France
La revoyure du CPER Île-de-France

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve et la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse ont signé un avenant au contrat de plan État-région (CPER) 2015-2020 pour la région Île-de-France.
 
Le CPER fixe les grandes priorités d’investissement en Île-de-France d’ici 2020 (notamment dans les domaines du transport, de l’enseignement supérieur, de la transition écologique et de l’aménagement durable) et les financements que l’État et la région s’engagent à y consacrer.
Ces investissements représentent désormais un montant de 7,4 milliards dont 5,3 dédiés à l’amélioration des transports.
 
  • Des projets co-financés grâce au CPER
  1. Démarrage des travaux du Nouveau Grand Paris des transports, pour moderniser et étendre les réseaux de métros, RER, tramways et bus de la métropole.
  2. Inauguration de nouveaux bâtiments universitaires comme le CROUS de Bobigny.
  3. Déploiement d’un programme de réhabilitation énergétique sur toute la région.
  4. Soutien massif aux maires bâtisseurs afin d’équiper les communes d’équipements publics nécessaires à l’implantation de nouveaux logements. 
  • Transports : 60 millions d’euros supplémentaires
L’État et la région ont augmenté de 30 millions d’euros chacun leur investissement pour le réseau routier francilien. Cet investissement supplémentaire permettra :
  1. La réalisation d’opérations structurantes pour la fluidité du trafic comme le contournement routier de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle par l’est.
  2. Le bouclage du financement d’opérations majeures de transport en commun, telles que le prolongement d’Eole à l’ouest, le tram-train Massy-Evry et le tramway T9. Les bases du financement des transports du Nouveau Grand Paris sont ainsi renforcées.
Enfin, l’État et la région Île-de-France ont revu leurs engagements interrégionaux, inscrits dans le contrat de plan inter-régional État-régions Vallée de la Seine.

Pour voir les photos de la signature de l'avenant au CPER Île-de-France, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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(03/02/2017 : 16:31)

Label Grande cause nationale 2017 : deux associations de sauvetage en mer désignées  Voir?

Le Premier ministre au Salon Euromaritime
2 février 2017 - Actualité

Label Grande cause nationale 2017 : deux associations de sauvetage en mer désignées

Bernard Cazeneuve, a annoncé, ce 2 février 2017, les lauréats du label Grande cause nationale 2017, dédiés au sauvetage en mer : SNSM, Sauveteurs en mer et SOS Méditerranée. Toutes deux agissent pour sauver des vies en mer. Le label Grande cause nationale, qui fête ses 40 ans, en 2017, a pour objectif de sensibiliser le public aux grands enjeux de société.
 

En quoi consiste le label "Grande Cause nationale" ?

Chaque année, une association ou collectif obtient le label "Grande Cause Nationale". Attribué par le Premier ministre, ce dernier permet à des organismes à but non lucratif ou à des collectifs d'associations, qui souhaitent organiser des campagnes faisant appel à la générosité publique, d'obtenir des diffusions gratuites de messages sur les sociétés publiques de télévision et de radio (France Télévision et Radio France). Et ce, pendant une année entière.
 

Comment est attribué le label Grande cause nationale ?

Chaque année, le Premier ministre lance un appel à candidatures pour l'année suivante, par voie de communiqué de presse. Les demandes d’obtention du label doivent être adressées par les organismes intéressés au service d’information du Gouvernement, qui instruit les dossiers.
 
En 2016, la Grande cause nationale a été attribuée au collectif d’associations "Adoptons les comportements qui sauvent" constitué autour de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSP), la Croix-Rouge française (CRF) et la Fédération Nationale de Protection Civile (FNPC).
 

Depuis quand ce label existe-t-il ?

Le label "Grande Cause nationale" existe depuis 1977. Il avait été attribué cette année-là au Comité espoir pour le cancer.
 

Quels thèmes sont retenus pour les grandes causes nationales ?

L'accent est le plus souvent mis sur les phénomènes de société graves ou sur des problématiques médicales de grande ampleur, nécessitant une mobilisation du public, une meilleure information, et davantage de moyens financiers.
 
Dans le passé, le cancer, le Sida, la recherche médicale, la pauvreté, le handicap, la maladie d'Alzheimer, l'enfance maltraitée, l'autisme ou encore l'illettrisme ont fait l'objet de campagnes "Grande cause nationale". Des organismes dont l'action est déterminante ont également bénéficié du label, comme la Fondation de France (en 1978 et 1983) ou le Secours populaire français (1991).
 


 

Les Grandes Causes nationales depuis 1995

• 2017 : le sauvetage en mer
• 2016 : les comportements qui sauvent
• 2015 : lutte contre le dérèglement climatique et lutte contre le racisme et l'antisémitisme
• 2014 : l'engagement associatif
• 2013 : l'illettrisme
• 2012 : l'autisme
• 2010 : la lutte contre les violences faites aux femmes
• 2009 : les dons d'organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse
• 2008 : le dispositif Pasteurdon pour l'aide à la recherche
• 2007 : la maladie d'Alzheimer
• 2006 : l'égalité des chances
• 2005 : le sida
• 2004 : les Petits Frères des pauvres et le collectif Appel à la fraternité
• 2003 : le handicap (moteur et mental)
• 2002 : le collectif "Egalité" contre les discriminations racistes
• 2001 : l'engagement associatif
• 2000 : la prévention routière
• 1999 : l'esprit civique
• 1998 : la défense des droits de l'homme
• 1997 : la protection de l'enfance maltraitée
• 1996 : les Petits Frères des pauvres
• 1995 : le handicap (moteur et mental)
(Source : Direction du développement des médias, Services du Premier ministre)

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Label Grande cause nationale 2017 : deux associations de sauvetage en mer désignées  Voir?

Le Premier ministre au Salon Euromaritime
2 février 2017 - Actualité

Label Grande cause nationale 2017 : deux associations de sauvetage en mer désignées

Bernard Cazeneuve, a annoncé, ce 2 février 2017, les lauréats du label Grande cause nationale 2017, dédiés au sauvetage en mer : SNSM, Sauveteurs en mer et SOS Méditerranée. Toutes deux agissent pour sauver des vies en mer. Le label Grande cause nationale, qui fête ses 40 ans, en 2017, a pour objectif de sensibiliser le public aux grands enjeux de société.
 

En quoi consiste le label "Grande Cause nationale" ?

Chaque année, une association ou collectif obtient le label "Grande Cause Nationale". Attribué par le Premier ministre, ce dernier permet à des organismes à but non lucratif ou à des collectifs d'associations, qui souhaitent organiser des campagnes faisant appel à la générosité publique, d'obtenir des diffusions gratuites de messages sur les sociétés publiques de télévision et de radio (France Télévision et Radio France). Et ce, pendant une année entière.
 

Comment est attribué le label Grande cause nationale ?

Chaque année, le Premier ministre lance un appel à candidatures pour l'année suivante, par voie de communiqué de presse. Les demandes d’obtention du label doivent être adressées par les organismes intéressés au service d’information du Gouvernement, qui instruit les dossiers.
 
En 2016, la Grande cause nationale a été attribuée au collectif d’associations "Adoptons les comportements qui sauvent" constitué autour de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSP), la Croix-Rouge française (CRF) et la Fédération Nationale de Protection Civile (FNPC).
 

Depuis quand ce label existe-t-il ?

Le label "Grande Cause nationale" existe depuis 1977. Il avait été attribué cette année-là au Comité espoir pour le cancer.
 

Quels thèmes sont retenus pour les grandes causes nationales ?

L'accent est le plus souvent mis sur les phénomènes de société graves ou sur des problématiques médicales de grande ampleur, nécessitant une mobilisation du public, une meilleure information, et davantage de moyens financiers.
 
Dans le passé, le cancer, le Sida, la recherche médicale, la pauvreté, le handicap, la maladie d'Alzheimer, l'enfance maltraitée, l'autisme ou encore l'illettrisme ont fait l'objet de campagnes "Grande cause nationale". Des organismes dont l'action est déterminante ont également bénéficié du label, comme la Fondation de France (en 1978 et 1983) ou le Secours populaire français (1991).
 


 

Les Grandes Causes nationales depuis 1995

• 2017 : le sauvetage en mer
• 2016 : les comportements qui sauvent
• 2015 : lutte contre le dérèglement climatique et lutte contre le racisme et l'antisémitisme
• 2014 : l'engagement associatif
• 2013 : l'illettrisme
• 2012 : l'autisme
• 2010 : la lutte contre les violences faites aux femmes
• 2009 : les dons d'organes, de sang, de plaquettes et de moelle osseuse
• 2008 : le dispositif Pasteurdon pour l'aide à la recherche
• 2007 : la maladie d'Alzheimer
• 2006 : l'égalité des chances
• 2005 : le sida
• 2004 : les Petits Frères des pauvres et le collectif Appel à la fraternité
• 2003 : le handicap (moteur et mental)
• 2002 : le collectif "Egalité" contre les discriminations racistes
• 2001 : l'engagement associatif
• 2000 : la prévention routière
• 1999 : l'esprit civique
• 1998 : la défense des droits de l'homme
• 1997 : la protection de l'enfance maltraitée
• 1996 : les Petits Frères des pauvres
• 1995 : le handicap (moteur et mental)
(Source : Direction du développement des médias, Services du Premier ministre)

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(02/02/2017 : 20:02)

#Logement : "Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité"  Voir?

Le Premier ministre lors de son discours sur la politique du logement, à Rennes
27 janvier 2017 - Actualité

#Logement : "Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité"

Le Premier ministre s’est déplacé à Rennes, le 27 janvier, sur le thème du logement. A cette occasion, il a salué le partenariat exemplaire de l’État et de la métropole pour la construction de 460 logements sur les terrains militaires de la caserne de Guines.
 
Le logement est la première préoccupation des Français qui en moyenne y consacre 20% de leurs revenus. Dans le parc privé, l’effort des ménages aux revenus modestes peut atteindre 40% des dépenses. Permettre à chaque famille de se loger décemment est au cœur de la dynamique engagée par l’État.

Rénover et consolider la politique du logement

Pour garantir ce droit aux Français, le Gouvernement a consolidé la politique du logement autour de plusieurs dispositifs, avec notamment :
  • Le plan de relance de 2014 a conduit à augmenter l’offre de logements privés et sociaux, à doper l’accession à la propriété, à mobiliser le foncier et à rénover les logements. Il met en place des mesures de simplification et d’incitation fiscale.
  • Le prêt à taux zéro permet de  faire bénéficier davantage de ménages de  la possibilité d'acquérir leur premier logement. Depuis le 1er janvier 2015, ses conditions  d’octroi ont été  élargies pour permettre à plus de ménages d’en bénéficier. 
  • Le crédit d’impôt transition énergétique et le prêt à taux zéro écologique permettent aux particuliers d’améliorer les performances énergétiques de leurs logements. 
Mais, plus d’un million et demi de Français attendent l’attribution d’un logement social. Aussi, pour relancer la construction de logements sociaux, l’État a renforcé différents dispositifs.
  • Le taux  de  TVA est fixé à 5,5% contre 7% précédemment, ce qui représente un effort de 250 millions d’euros par an. 
  • L’obligation faite aux communes de construire des logements sociaux a été porté à 25% contre 20% précédemment (article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbain-SRU).  
Grâce à ces différents dispositifs, les niveaux de constructions ont augmentés substantiellement. En 2016, le nombre de permis de construire  accordés s’élève à 453 000, soit une hausse de 14% par rapport à l’année passée.

Faire des terrains publics inutilisés un levier de construction

Le coût des terrains peut représenter jusqu’au tiers du coût d’un logement. Pour faire face à la raréfaction des terrains et maîtriser les prix de la construction, la loi du 18 janvier 2013 permet de faciliter la vente de terrains moins cher que leur valeur, à la condition qu’ils fassent une part significative au logement social.

 
L’exemple du terrain militaire de la caserne de Guines, cédé par l’État pour 2 millions d’euros, est significatif. Cette ancienne friche s’offre une seconde vie en permettant la construction de 460 logements, dont 80% sociaux.

 
#Logement : "La mobilisation du foncier public concerne en priorité les territoires où la demande est la plus forte"
 
Pour l’année 2016, l'État a réalisé "plus de 100 cessions" de terrains publics "pour la programmation de 11 500 logements, dont la moitié de logements sociaux", a précisé le Premier ministre.

A noter : cette mobilisation du foncier public a concerné en priorité les territoires où la demande est la plus forte. 40% des logements sociaux seront ainsi construits dans les communes respectant leurs obligations de quota SRU, contre plus de 60% de logements sociaux sur les communes en retard.
 
Nombreuses sont les communes et les intercommunalités qui parviennent à assurer, avec le concours des bailleurs sociaux,  une offre de logements variée. Pour les encourager dans leurs projets de constructions, l’État a signé un partenariat avec  90% des communes encore en retard sur la construction de logements sociaux. Toutefois, comme l’a précisé le Premier ministre, "partout où cela reste nécessaire, l’État se substituera désormais aux maires défaillants, et il le fait déjà, en préemptant des terrains ou en délivrant directement des permis de construire".
 
Discours du Premier ministre sur le thème du logement
Discours du Premier ministre sur le thème du logement - Benjamin Boccas / Matignon
Visite du chantier "programme Arch’Immobilier  (logements et commerces)"
Visite du chantier "programme Arch’Immobilier (logements et commerces)" - Benjamin Boccas / Matignon
Présentation des zones d'aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030
Présentation des zones d'aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030 - Benjamin Boccas / Matignon
Signature officielle de l’engagement d'acquérir le terrain de Guines
Signature officielle de l’engagement d'acquérir le terrain de Guines - Benjamin Boccas / Matignon
Présentation du bus électrique BlueBus
Présentation du bus électrique BlueBus - Benjamin Boccas / Matignon
Discours du Premier ministre à l'occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole
Discours du Premier ministre à l'occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole - Benjamin Boccas / Matignon
Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole
Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole - Benjamin Boccas / Matignon
Le Premier ministre s'est rendu à Rennes, vendredi 27 janvier, pour officialiser la cession de la caserne de Guines où près de 500 logements, dont 80% à vocation sociale, seront réalisés. Bernard Cazeneuve a ensuite participé à la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole. Le Premier ministre était accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, d'Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l'Habitat durable, et de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat.

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#Logement : "Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité"  Voir?

Le Premier ministre lors de son discours sur la politique du logement, à Rennes
27 janvier 2017 - Actualité

#Logement : "Donner à chacun un toit, c’est une condition de l’égalité et une exigence de la fraternité"

Le Premier ministre s’est déplacé à Rennes, le 27 janvier, sur le thème du logement. A cette occasion, il a salué le partenariat exemplaire de l’État et de la métropole pour la construction de 460 logements sur les terrains militaires de la caserne de Guines.
 
Le logement est la première préoccupation des Français qui en moyenne y consacre 20% de leurs revenus. Dans le parc privé, l’effort des ménages aux revenus modestes peut atteindre 40% des dépenses. Permettre à chaque famille de se loger décemment est au cœur de la dynamique engagée par l’État.

Rénover et consolider la politique du logement

Pour garantir ce droit aux Français, le Gouvernement a consolidé la politique du logement autour de plusieurs dispositifs, avec notamment :
  • Le plan de relance de 2014 a conduit à augmenter l’offre de logements privés et sociaux, à doper l’accession à la propriété, à mobiliser le foncier et à rénover les logements. Il met en place des mesures de simplification et d’incitation fiscale.
  • Le prêt à taux zéro permet de  faire bénéficier davantage de ménages de  la possibilité d'acquérir leur premier logement. Depuis le 1er janvier 2015, ses conditions  d’octroi ont été  élargies pour permettre à plus de ménages d’en bénéficier. 
  • Le crédit d’impôt transition énergétique et le prêt à taux zéro écologique permettent aux particuliers d’améliorer les performances énergétiques de leurs logements. 
Mais, plus d’un million et demi de Français attendent l’attribution d’un logement social. Aussi, pour relancer la construction de logements sociaux, l’État a renforcé différents dispositifs.
  • Le taux  de  TVA est fixé à 5,5% contre 7% précédemment, ce qui représente un effort de 250 millions d’euros par an. 
  • L’obligation faite aux communes de construire des logements sociaux a été porté à 25% contre 20% précédemment (article 55 de la loi Solidarité et renouvellement urbain-SRU).  
Grâce à ces différents dispositifs, les niveaux de constructions ont augmentés substantiellement. En 2016, le nombre de permis de construire  accordés s’élève à 453 000, soit une hausse de 14% par rapport à l’année passée.

Faire des terrains publics inutilisés un levier de construction

Le coût des terrains peut représenter jusqu’au tiers du coût d’un logement. Pour faire face à la raréfaction des terrains et maîtriser les prix de la construction, la loi du 18 janvier 2013 permet de faciliter la vente de terrains moins cher que leur valeur, à la condition qu’ils fassent une part significative au logement social.

 
L’exemple du terrain militaire de la caserne de Guines, cédé par l’État pour 2 millions d’euros, est significatif. Cette ancienne friche s’offre une seconde vie en permettant la construction de 460 logements, dont 80% sociaux.

 
#Logement : "La mobilisation du foncier public concerne en priorité les territoires où la demande est la plus forte"
 
Pour l’année 2016, l'État a réalisé "plus de 100 cessions" de terrains publics "pour la programmation de 11 500 logements, dont la moitié de logements sociaux", a précisé le Premier ministre.

A noter : cette mobilisation du foncier public a concerné en priorité les territoires où la demande est la plus forte. 40% des logements sociaux seront ainsi construits dans les communes respectant leurs obligations de quota SRU, contre plus de 60% de logements sociaux sur les communes en retard.
 
Nombreuses sont les communes et les intercommunalités qui parviennent à assurer, avec le concours des bailleurs sociaux,  une offre de logements variée. Pour les encourager dans leurs projets de constructions, l’État a signé un partenariat avec  90% des communes encore en retard sur la construction de logements sociaux. Toutefois, comme l’a précisé le Premier ministre, "partout où cela reste nécessaire, l’État se substituera désormais aux maires défaillants, et il le fait déjà, en préemptant des terrains ou en délivrant directement des permis de construire".
 
Discours du Premier ministre sur le thème du logement
Discours du Premier ministre sur le thème du logement - Benjamin Boccas / Matignon
Visite du chantier "programme Arch’Immobilier  (logements et commerces)"
Visite du chantier "programme Arch’Immobilier (logements et commerces)" - Benjamin Boccas / Matignon
Présentation des zones d'aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030
Présentation des zones d'aménagement concentrés (ZAC) dans le projet Rennes 2030 - Benjamin Boccas / Matignon
Signature officielle de l’engagement d'acquérir le terrain de Guines
Signature officielle de l’engagement d'acquérir le terrain de Guines - Benjamin Boccas / Matignon
Présentation du bus électrique BlueBus
Présentation du bus électrique BlueBus - Benjamin Boccas / Matignon
Discours du Premier ministre à l'occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole
Discours du Premier ministre à l'occasion de la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole - Benjamin Boccas / Matignon
Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole
Signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole - Benjamin Boccas / Matignon
Le Premier ministre s'est rendu à Rennes, vendredi 27 janvier, pour officialiser la cession de la caserne de Guines où près de 500 logements, dont 80% à vocation sociale, seront réalisés. Bernard Cazeneuve a ensuite participé à la signature du Pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole. Le Premier ministre était accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, d'Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l'Habitat durable, et de Thierry Repentin, délégué interministériel à la mixité sociale dans l'habitat.

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(27/01/2017 : 19:26)

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires  Voir?

La ville de Rennes
27 janvier 2017 - Actualité

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

Le Premier ministre s'est rendu vendredi 27 janvier à Rennes, puis à Brest pour y signer les pactes métropolitains d’innovation liant ces deux métropoles à l’État. L’objectif de ces dispositifs prévus par le pacte État-Métropoles : intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.
 

Le pacte État-Métropoles, qu’est-ce que c’est ?

Le pacte État-Métropoles, signé le 6 juillet 2016, définit une stratégie nationale de développement des métropoles fondée sur l’innovation. Il vise à construire les métropoles de demain et à relever trois défis majeurs :
 
  • permettre aux métropoles d’affronter la concurrence entre métropoles mondiales. C’est en s’appuyant sur leurs projets marqués par l’exigence de l’excellence qu’elles pourront être pleinement reconnues dans le concert urbain européen et mondial ;
  • favoriser leur rôle de locomotive de l’économie nationale. Les métropoles doivent devenir des catalyseurs du développement régional et soutenir le développement des territoires ruraux et périurbains ; 
  • donner aux métropoles les moyens de répondre aux besoins de leur population. Economiquement fortes, les métropoles sont socialement fragiles. Elles doivent répondre à des enjeux essentiels pour leur équilibre comme la crise du logement, les congestions urbaines, les quartiers sensibles, la paupérisation du milieu étudiant, l’accueil régulier de nouvelles populations.

Quelles sont les 15 métropoles ?

La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Matpam) du 27 janvier 2014 a consacré 14 métropoles, rejointes par Nancy le 1er  juillet dernier. On distingue désormais :
 
  • 12 métropoles de "droit commun" (Bordeaux Métropole, Brest Métropole, Grenoble-Alpes Métropole, l’Eurométropole de Lille, Montpellier Méditerranée Métropole, la métropole du Grand Nancy, Nantes Métropole, Nice-Côte d’Azur Métropole, Rennes Métropole, Rouen Normandie Métropole, la métropole européenne de Strasbourg, Toulouse Métropole) ;
  • 2 métropoles à statut particulier (la métropole du Grand Paris et la métropole d’Aix-Marseille-Provence) ;
  • 1 collectivité territoriale à statut particulier dotée des compétences d’une métropole et d’un département (la métropole de Lyon).

Les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels sont confrontées les métropoles

Un double défi interne
Alors même que les inégalités se sont creusées en leur sein, que des poches de pauvreté s’y sont développées, les métropoles doivent permettre à l’ensemble des populations qu’elles accueillent d’accéder aux services qu’elles offrent (du logement aux soins en passant par les équipements de loisirs) en mobilisant les outils et modes connectés que la ville intelligente met en avant. Elles doivent également inscrire leur développement dans une démarche de durabilité et de préservation des ressources.
 
Un défi externe
Les métropoles doivent renforcer leur rôle et assumer leurs responsabilités vis-à-vis des territoires proches. Elles doivent reconnaître les liens d’interdépendance qu’elles tissent avec eux et leurs apports qui contribuent aussi au développement métropolitain. L’intégration de ces territoires dans le cadre d’une gouvernance partagée pourrait asseoir une véritable alliance des territoires. Cette dernière doit permettre de chaîner tous les territoires les uns aux autres, des grandes aires urbaines aux espaces ruraux, en passant par les espaces périurbains, dans toute leur variété, les villes moyennes et petites ainsi que les bourgs-centres.

Le rôle des pactes métropolitains d’innovation

Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.

Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit "Contrat de coopération métropolitaine" (ou CCM) inspiré du dispositif "Contrats de réciprocité" lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les  transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.

Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à "haut potentiel" pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d'euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.

La mise en réseau des métropoles pour servir leur développement et leur attractivité

La capacité des 15 métropoles françaises à fonctionner en réseau et à représenter une force collective apparaît cruciale pour leur positionnement à l’échelle européenne et internationale. L’organisation d’une conférence des métropoles, le C15, leur donnera la possibilité de se saisir progressivement de tous les enjeux majeurs liés à leur développement et à leur attractivité : rayonnement universitaire et recherche, grands événements, investissements productifs, transformation numérique, etc.
 
L’État et France urbaine organiseront, chaque année, une conférence des métropoles en lien avec les acteurs concernés afin que les métropoles puissent débattre de leurs besoins spécifiques, et valoriser les projets d’innovation qu’elles portent dans le cadre des pactes métropolitains d’innovation.
 
Cette démarche de mise en réseau et en système des métropoles françaises a vocation à s’étendre à d’autres grandes agglomérations.
 
Le Premier ministre au siège de Brest Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Brest Métropole

Pour le pacte Brest Métropole, c’est le thème de l’excellence économique et du rayonnement international qui a été retenu avec la démarche "Campus mondial de la mer". Brest est aujourd’hui le premier site européen pour la recherche, les sciences et les technologies marines, et les acteurs publics et privés concernés se sont donné pour objectif de progresser vers les premiers rangs mondiaux. Cette démarche collective vise trois objectifs :
  • accroître le potentiel scientifique ;
  • générer du développement économique à partir de ce socle de connaissances ;
  • amplifier le rayonnement international du pôle d’excellence.
Le pacte métropolitain d’innovation de Brest contient sept projets pour devenir un "Campus mondial de la mer" :
  • Pôle des excellences maritimes : espaces de diffusion des connaissances ;
  • Pôle de spectrométrie Océan ;
  • Cœur de campus ;
  • Institut Université des Nations Unies Océan ;
  • Mise en place de quatre clusters de recherche et développement ;
  • Recenser et mettre en place un usage partagé des moyens à la mer et des infrastructures majeures de recherche ;
  • Contribution de Brest à la création d’un campus naval.
Toutes les photos de la signature du pacte métropolitain d'innovation de Brest Métropole dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.
Signature du pacte métropolitain d'innovation de Rennes Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole

Pour Rennes Métropole, le pacte métropolitain d’innovation est placé sous le signe de la mobilité intelligente, et doit permettre à la métropole rennaise de devenir un laboratoire d’expérimentations des nouvelles mobilités.
Rennes a toujours été à la pointe des innovations en matière de mobilité: la ville a déjà mis en place une ligne de métro automatique (une seconde est actuellement en cours de construction), et anticipé la mise en service de la ligne à grande vitesse Bretagne Pays de Loire en procédant au réaménagement de la gare pour améliorer l'interconnexion entre les différents moyens de transports.
Le Premier ministre a ainsi assisté à la présentation du projet BlueBus, un bus 100% électrique, y compris chauffage et équipements auxiliaires, qui s’inscrit pleinement dans la logique du plan climat-air-énergie territorial de Rennes. Ce projet de bus électrique vise, à terme, l’exploitation de l’ensemble du réseau Star, soit 22 lignes urbaines et 46 lignes métropolitaines.
Parmi les autres projets prévus par le pacte métropolitain d’innovation :
  • Le développement du vélo électrique ;
  • les parkings intelligents ;
  • la mise aux normes écologiques de la flotte de véhicules de collecte de déchets, pour un développement d’une logistique urbaine plus durable ;
  • l’ouverture des bandes d’arrêts d’urgence aux transports en commun et aux véhicules en covoiturage.
Pour voir les photos de la signature du pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires  Voir?

La ville de Rennes
27 janvier 2017 - Actualité

#PacteÉtatMétropoles : l’innovation au service des territoires

Le Premier ministre s'est rendu vendredi 27 janvier à Rennes, puis à Brest pour y signer les pactes métropolitains d’innovation liant ces deux métropoles à l’État. L’objectif de ces dispositifs prévus par le pacte État-Métropoles : intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.
 

Le pacte État-Métropoles, qu’est-ce que c’est ?

Le pacte État-Métropoles, signé le 6 juillet 2016, définit une stratégie nationale de développement des métropoles fondée sur l’innovation. Il vise à construire les métropoles de demain et à relever trois défis majeurs :
 
  • permettre aux métropoles d’affronter la concurrence entre métropoles mondiales. C’est en s’appuyant sur leurs projets marqués par l’exigence de l’excellence qu’elles pourront être pleinement reconnues dans le concert urbain européen et mondial ;
  • favoriser leur rôle de locomotive de l’économie nationale. Les métropoles doivent devenir des catalyseurs du développement régional et soutenir le développement des territoires ruraux et périurbains ; 
  • donner aux métropoles les moyens de répondre aux besoins de leur population. Economiquement fortes, les métropoles sont socialement fragiles. Elles doivent répondre à des enjeux essentiels pour leur équilibre comme la crise du logement, les congestions urbaines, les quartiers sensibles, la paupérisation du milieu étudiant, l’accueil régulier de nouvelles populations.

Quelles sont les 15 métropoles ?

La loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles (Matpam) du 27 janvier 2014 a consacré 14 métropoles, rejointes par Nancy le 1er  juillet dernier. On distingue désormais :
 
  • 12 métropoles de "droit commun" (Bordeaux Métropole, Brest Métropole, Grenoble-Alpes Métropole, l’Eurométropole de Lille, Montpellier Méditerranée Métropole, la métropole du Grand Nancy, Nantes Métropole, Nice-Côte d’Azur Métropole, Rennes Métropole, Rouen Normandie Métropole, la métropole européenne de Strasbourg, Toulouse Métropole) ;
  • 2 métropoles à statut particulier (la métropole du Grand Paris et la métropole d’Aix-Marseille-Provence) ;
  • 1 collectivité territoriale à statut particulier dotée des compétences d’une métropole et d’un département (la métropole de Lyon).

Les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels sont confrontées les métropoles

Un double défi interne
Alors même que les inégalités se sont creusées en leur sein, que des poches de pauvreté s’y sont développées, les métropoles doivent permettre à l’ensemble des populations qu’elles accueillent d’accéder aux services qu’elles offrent (du logement aux soins en passant par les équipements de loisirs) en mobilisant les outils et modes connectés que la ville intelligente met en avant. Elles doivent également inscrire leur développement dans une démarche de durabilité et de préservation des ressources.
 
Un défi externe
Les métropoles doivent renforcer leur rôle et assumer leurs responsabilités vis-à-vis des territoires proches. Elles doivent reconnaître les liens d’interdépendance qu’elles tissent avec eux et leurs apports qui contribuent aussi au développement métropolitain. L’intégration de ces territoires dans le cadre d’une gouvernance partagée pourrait asseoir une véritable alliance des territoires. Cette dernière doit permettre de chaîner tous les territoires les uns aux autres, des grandes aires urbaines aux espaces ruraux, en passant par les espaces périurbains, dans toute leur variété, les villes moyennes et petites ainsi que les bourgs-centres.

Le rôle des pactes métropolitains d’innovation

Ces partenariats particuliers, dont les thèmes ont été définis conjointement, visent à intensifier le contenu innovant des politiques conduites par les métropoles.

Un choix entre trois thématiques a été proposé au plan national pour cette démarche de partenariat État-métropoles : transition énergétique et environnement, ville intelligente et mobilités, excellence économique et rayonnement international.

Chaque pacte métropolitain d’innovation contient un volet dit "Contrat de coopération métropolitaine" (ou CCM) inspiré du dispositif "Contrats de réciprocité" lancé en 2015, et centré sur les projets de coopération des métropoles avec les espaces périurbains de leurs couronnes périphériques (les villes petites et moyennes et les espaces ruraux proches). Le CCM encadre notamment les  transports, le développement économique, la transition numérique ou encore la gestion commune des ressources territoriales.

Ensemble, ils positionnent les métropoles françaises comme des acteurs de l’innovation urbaine en identifiant une quinzaine de destinations à "haut potentiel" pour les investissements internationaux. L’État apportera 150 millions d'euros de financements, principalement par l’intermédiaire du Fonds de soutien à l’investissement public local. La mise en réseau des métropoles contribuera à la diffusion de ces dispositifs innovants.

La mise en réseau des métropoles pour servir leur développement et leur attractivité

La capacité des 15 métropoles françaises à fonctionner en réseau et à représenter une force collective apparaît cruciale pour leur positionnement à l’échelle européenne et internationale. L’organisation d’une conférence des métropoles, le C15, leur donnera la possibilité de se saisir progressivement de tous les enjeux majeurs liés à leur développement et à leur attractivité : rayonnement universitaire et recherche, grands événements, investissements productifs, transformation numérique, etc.
 
L’État et France urbaine organiseront, chaque année, une conférence des métropoles en lien avec les acteurs concernés afin que les métropoles puissent débattre de leurs besoins spécifiques, et valoriser les projets d’innovation qu’elles portent dans le cadre des pactes métropolitains d’innovation.
 
Cette démarche de mise en réseau et en système des métropoles françaises a vocation à s’étendre à d’autres grandes agglomérations.
 
Le Premier ministre au siège de Brest Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Brest Métropole

Pour le pacte Brest Métropole, c’est le thème de l’excellence économique et du rayonnement international qui a été retenu avec la démarche "Campus mondial de la mer". Brest est aujourd’hui le premier site européen pour la recherche, les sciences et les technologies marines, et les acteurs publics et privés concernés se sont donné pour objectif de progresser vers les premiers rangs mondiaux. Cette démarche collective vise trois objectifs :
  • accroître le potentiel scientifique ;
  • générer du développement économique à partir de ce socle de connaissances ;
  • amplifier le rayonnement international du pôle d’excellence.
Le pacte métropolitain d’innovation de Brest contient sept projets pour devenir un "Campus mondial de la mer" :
  • Pôle des excellences maritimes : espaces de diffusion des connaissances ;
  • Pôle de spectrométrie Océan ;
  • Cœur de campus ;
  • Institut Université des Nations Unies Océan ;
  • Mise en place de quatre clusters de recherche et développement ;
  • Recenser et mettre en place un usage partagé des moyens à la mer et des infrastructures majeures de recherche ;
  • Contribution de Brest à la création d’un campus naval.
Toutes les photos de la signature du pacte métropolitain d'innovation de Brest Métropole dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.
Signature du pacte métropolitain d'innovation de Rennes Métropole

Le pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole

Pour Rennes Métropole, le pacte métropolitain d’innovation est placé sous le signe de la mobilité intelligente, et doit permettre à la métropole rennaise de devenir un laboratoire d’expérimentations des nouvelles mobilités.
Rennes a toujours été à la pointe des innovations en matière de mobilité: la ville a déjà mis en place une ligne de métro automatique (une seconde est actuellement en cours de construction), et anticipé la mise en service de la ligne à grande vitesse Bretagne Pays de Loire en procédant au réaménagement de la gare pour améliorer l'interconnexion entre les différents moyens de transports.
Le Premier ministre a ainsi assisté à la présentation du projet BlueBus, un bus 100% électrique, y compris chauffage et équipements auxiliaires, qui s’inscrit pleinement dans la logique du plan climat-air-énergie territorial de Rennes. Ce projet de bus électrique vise, à terme, l’exploitation de l’ensemble du réseau Star, soit 22 lignes urbaines et 46 lignes métropolitaines.
Parmi les autres projets prévus par le pacte métropolitain d’innovation :
  • Le développement du vélo électrique ;
  • les parkings intelligents ;
  • la mise aux normes écologiques de la flotte de véhicules de collecte de déchets, pour un développement d’une logistique urbaine plus durable ;
  • l’ouverture des bandes d’arrêts d’urgence aux transports en commun et aux véhicules en covoiturage.
Pour voir les photos de la signature du pacte métropolitain d’innovation de Rennes Métropole, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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(27/01/2017 : 09:26)

"La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée"  Voir?

Le Premier ministre pour l'installation de la commission Lecerf
26 janvier 2017 - Actualité

"La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée"

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice, ont installé, mardi 24 janvier, la commission Lecerf, chargée de rédiger le livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. A cette occasion, le Premier ministre a rappelé les enjeux auxquels vont répondre les travaux futurs de la commission.
 

Les objectifs de la commission Lecerf 

Comment construire des prisons qui permettent une meilleure réinsertion des détenus ? Telle est la question soumise par le Premier ministre et le garde des Sceaux à la commission Lecerf, qui doit, d’ici à fin mars, présenter le bilan de ses travaux sous forme d’un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. Les travaux de la commission s’inscriront dans la continuité du rapport sur l’encellulement individuel remis par Jean-Jacques Urvoas au Parlement le 20 septembre 2016.
 
La commission réfléchira à l’immobilier pénitentiaire (sa taille, son implantation) ainsi qu’à ses modes de financement et de gestion. Les dynamiques qui seront impulsées par les travaux de la commission permettront également l’amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires, une priorité du Gouvernement.

Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission Lecerf

Améliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires

"Il ne saurait être question de repenser la prison sans penser également aux métiers de ceux qui y travaillent quotidiennement."

 
Bernard Cazeneuve a salué l’action et l’engagement des personnels pénitentiaires qui, chaque jour, ont la tâche complexe de surveiller et d'encadrer les détenus, tout en veillant à ce que le temps passé en prison soit de nature à préparer ces derniers à un retour dans la société.
 
Une "mission noble", a rappelé le Premier ministre, mais qui ne bénéficie pas toujours de la considération qu’elle mérite. Repenser l’immobilier pénitentiaire, c’est aussi proposer aux agents de l’administration des conditions de travail plus adaptées à la réalité du terrain carcéral aujourd’hui.

Agir contre la surpopulation carcérale

"Il existe aujourd’hui dans les prisons françaises 58 663 places pour 69 012 détenus. (…) Cette situation entraîne des conditions d’hygiène trop souvent indécentes et compromet l’objectif de réinsertion des détenus."

 
Ces conditions de détention, où plusieurs détenus doivent partager une cellule conçue à l’origine pour une seule personne, créent des tensions et des violences dont les agents sont souvent la cible. Elles nuisent également au travail de réinsertion mené par l’administration pénitentiaire et compliquent ses tâches régaliennes de surveillance.
 
Le rapport Urvoas, intitulé "En finir avec la surpopulation carcérale", avait précédemment souligné que la politique pénitentiaire ne peut être que globale : réduire la surpopulation carcérale implique la mise en œuvre de politiques qui conduisent à n’emprisonner que les personnes qui doivent nécessairement l’être. "La prison inutile n’est jamais un gain pour la société", a plaidé Bernard Cazeneuve.

La prévention de la récidive

Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission Lecerf 
La prévention de la récidive menée par l’administration pénitentiaire "se trouve placée au cœur de la lutte contre la menace terroriste", a insisté Bernard Cazeneuve.
 
Le dispositif carcéral doit s’adapter "à la présence d’un nombre croissant de détenus particulièrement dangereux, et dont le risque d’influence sur les détenus les plus faibles est notoire". Pour rappel, 394 individus sont actuellement incarcérés pour des faits de terrorisme.
 
La lutte contre la radicalisation constitue un défi inédit pour l’administration pénitentiaire. La radicalisation doit être prise en compte dans la construction des prisons de demain : 1 255 emplois seront ainsi créés dans l’administration pénitentiaire en 2017, et accompagnés d’une politique active de formation.

Les mesures prévues par le Plan Urvoas

"Une action résolue est indispensable afin de corriger une situation qui ne doit pas être tenue pour une fatalité."

 
Le Premier ministre a rappelé les grandes lignes du plan Urvoas.
  • Construction de 33 établissements pénitentiaires (32 maisons d’arrêt et une maison centrale) dans neuf agglomérations prioritaires.
  • Construction de 16 quartiers de préparation à la sortie et réhabilitation de 12 autres.
  • Réhabilitation de 12 sites pénitentiaires.
Pour parvenir à faire bénéficier 80% des détenus d’une cellule individuelle, l’État va créer entre 10 000 et 16 000 cellules nouvelles. Ceci représente un investissement de 2,2 milliards à 3,5 milliards d’euros.
 
Installation de la commission Lecerf
La commission Lecerf
Composée de trois collèges - État, Parlement, personnes qualifiées -, la commission présidée par Jean-René Lecerf, actuel président du conseil départemental du Nord, vise à élaborer, au-delà des clivages partisans, "une doctrine architecturale, en réfléchissant à la manière de construire pour mieux réinsérer" (Jean-Jacques Urvoas).

La commission, dont les travaux ont été lancés le 9 décembre 2016 par Jean-Jacques Urvoas, devra présenter d'ici à la fin mars, "une réflexion approfondie sur ce que doit être demain, en France, la prison", selon Bernard Cazeneuve, dans le but d’"aboutir à la préparation d’une loi de programmation" pluriannuelle pour la justice.  

Retrouvez la lettre de mission de M. Lecerf, signée par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

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"La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée"  Voir?

Le Premier ministre pour l'installation de la commission Lecerf
26 janvier 2017 - Actualité

"La politique pénitentiaire constitue un enjeu dont chacun peut mesurer la portée"

Bernard Cazeneuve, Premier ministre, et Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice, ont installé, mardi 24 janvier, la commission Lecerf, chargée de rédiger le livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. A cette occasion, le Premier ministre a rappelé les enjeux auxquels vont répondre les travaux futurs de la commission.
 

Les objectifs de la commission Lecerf 

Comment construire des prisons qui permettent une meilleure réinsertion des détenus ? Telle est la question soumise par le Premier ministre et le garde des Sceaux à la commission Lecerf, qui doit, d’ici à fin mars, présenter le bilan de ses travaux sous forme d’un livre blanc sur l’immobilier pénitentiaire. Les travaux de la commission s’inscriront dans la continuité du rapport sur l’encellulement individuel remis par Jean-Jacques Urvoas au Parlement le 20 septembre 2016.
 
La commission réfléchira à l’immobilier pénitentiaire (sa taille, son implantation) ainsi qu’à ses modes de financement et de gestion. Les dynamiques qui seront impulsées par les travaux de la commission permettront également l’amélioration des conditions de travail des personnels pénitentiaires, une priorité du Gouvernement.

Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission Lecerf

Améliorer les conditions de travail des agents pénitentiaires

"Il ne saurait être question de repenser la prison sans penser également aux métiers de ceux qui y travaillent quotidiennement."

 
Bernard Cazeneuve a salué l’action et l’engagement des personnels pénitentiaires qui, chaque jour, ont la tâche complexe de surveiller et d'encadrer les détenus, tout en veillant à ce que le temps passé en prison soit de nature à préparer ces derniers à un retour dans la société.
 
Une "mission noble", a rappelé le Premier ministre, mais qui ne bénéficie pas toujours de la considération qu’elle mérite. Repenser l’immobilier pénitentiaire, c’est aussi proposer aux agents de l’administration des conditions de travail plus adaptées à la réalité du terrain carcéral aujourd’hui.

Agir contre la surpopulation carcérale

"Il existe aujourd’hui dans les prisons françaises 58 663 places pour 69 012 détenus. (…) Cette situation entraîne des conditions d’hygiène trop souvent indécentes et compromet l’objectif de réinsertion des détenus."

 
Ces conditions de détention, où plusieurs détenus doivent partager une cellule conçue à l’origine pour une seule personne, créent des tensions et des violences dont les agents sont souvent la cible. Elles nuisent également au travail de réinsertion mené par l’administration pénitentiaire et compliquent ses tâches régaliennes de surveillance.
 
Le rapport Urvoas, intitulé "En finir avec la surpopulation carcérale", avait précédemment souligné que la politique pénitentiaire ne peut être que globale : réduire la surpopulation carcérale implique la mise en œuvre de politiques qui conduisent à n’emprisonner que les personnes qui doivent nécessairement l’être. "La prison inutile n’est jamais un gain pour la société", a plaidé Bernard Cazeneuve.

La prévention de la récidive

Vignette citation Premier Ministre pour l'installation de la commission Lecerf 
La prévention de la récidive menée par l’administration pénitentiaire "se trouve placée au cœur de la lutte contre la menace terroriste", a insisté Bernard Cazeneuve.
 
Le dispositif carcéral doit s’adapter "à la présence d’un nombre croissant de détenus particulièrement dangereux, et dont le risque d’influence sur les détenus les plus faibles est notoire". Pour rappel, 394 individus sont actuellement incarcérés pour des faits de terrorisme.
 
La lutte contre la radicalisation constitue un défi inédit pour l’administration pénitentiaire. La radicalisation doit être prise en compte dans la construction des prisons de demain : 1 255 emplois seront ainsi créés dans l’administration pénitentiaire en 2017, et accompagnés d’une politique active de formation.

Les mesures prévues par le Plan Urvoas

"Une action résolue est indispensable afin de corriger une situation qui ne doit pas être tenue pour une fatalité."

 
Le Premier ministre a rappelé les grandes lignes du plan Urvoas.
  • Construction de 33 établissements pénitentiaires (32 maisons d’arrêt et une maison centrale) dans neuf agglomérations prioritaires.
  • Construction de 16 quartiers de préparation à la sortie et réhabilitation de 12 autres.
  • Réhabilitation de 12 sites pénitentiaires.
Pour parvenir à faire bénéficier 80% des détenus d’une cellule individuelle, l’État va créer entre 10 000 et 16 000 cellules nouvelles. Ceci représente un investissement de 2,2 milliards à 3,5 milliards d’euros.
 
Installation de la commission Lecerf
La commission Lecerf
Composée de trois collèges - État, Parlement, personnes qualifiées -, la commission présidée par Jean-René Lecerf, actuel président du conseil départemental du Nord, vise à élaborer, au-delà des clivages partisans, "une doctrine architecturale, en réfléchissant à la manière de construire pour mieux réinsérer" (Jean-Jacques Urvoas).

La commission, dont les travaux ont été lancés le 9 décembre 2016 par Jean-Jacques Urvoas, devra présenter d'ici à la fin mars, "une réflexion approfondie sur ce que doit être demain, en France, la prison", selon Bernard Cazeneuve, dans le but d’"aboutir à la préparation d’une loi de programmation" pluriannuelle pour la justice.  

Retrouvez la lettre de mission de M. Lecerf, signée par Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice.

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(26/01/2017 : 15:12)

Un nouveau départ pour les trains d’équilibre du territoire  Voir?

Poignée de main entre le Premier ministre et le président de Région Centre Val de Loire suite à la signature sur la gouvernancedes lignes des trains d'équilibre
24 janvier 2017 - Actualité

Un nouveau départ pour les trains d’équilibre du territoire

Le Premier ministre a signé, le 19 janvier 2017 à Orléans, le protocole d’accord entre l’État et la région Centre-Val de Loire sur la gouvernance des lignes de trains d’équilibre du territoire (TET). Cette signature illustre le partenariat de l’État avec l’ensemble des régions de France pour développer les territoires par le développement des infrastructures ferroviaires. La convention prévoit le transfert de lignes aux régions pour donner un nouveau départ aux TET.
 
 
Discours du Premier ministre à Orléans, le 19 janvier 2017, pour la signature de la convention TET avec la région Centre-Val de Loire
« Les collectivités locales et l’État avancent main dans la main pour améliorer la mobilité et donc les conditions de vie de nos concitoyens. Cela permet de favoriser le développement de nos territoires en préservant l’environnement. C’est ainsi que l’on esquisse la France de demain. »
Bernard Cazeneuve
Premier ministre

La nécessité d’un nouvel avenir pour les TET

Le transport ferroviaire doit faire face à de nombreux défis. Le vieillissement du réseau existant, la concurrence de l’aviation low-cost, l’essor du covoiturage et les difficultés du fret ferroviaire sont autant d’éléments auxquels il est nécessaire de répondre. A Orléans, Bernard Cazeneuve a rappelé l’importance de réinventer l’économie de notre système ferroviaire.


Le rapport de la commission Duron, rendu le 25 mai 2015, constate que l’offre de TET ne correspond plus aux besoins de mobilité des voyageurs et des territoires. Pour Alain Vidalies, "les TET ne répondaient plus de manière satisfaisante aux attentes des voyageurs, en termes de desserte comme de qualité de service."
 
Cependant, comme le souligne le Premier ministre, "il n’était pas question pour le Gouvernement de les abandonner" puisque les TET ont une "utilité en termes d’aménagement du territoire et de service rendu à nos compatriotes".

UNE réforme ambitieuse

Le transfert de lignes TET aux régions

 
L’État s’est concerté avec chaque région pour trouver les meilleures solutions de gouvernance. Ainsi, une nouvelle carte de l'offre de TET a été dessinée :
  • 6 lignes à dimension nationale restent sous la responsabilité de l’État (ex : ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) ;
  • 18 lignes à vocation plus régionale sont reprises par les régions.
 


Un investissement sans précédent


D’ici à 2025, pour répondre au besoin de confort des passagers ainsi que de régularité et de fiabilité des trajets, 3,5 milliards d’euros seront investis pour bénéficier de trains neufs et performants. A Orléans, le
3,5 Mds €
seront investis pour financer des trains neufs et performants
Premier ministre a rappelé que "ces commandes d’une ampleur sans précédent sont bonnes pour nos industries ferroviaires, elles sont absolument excellentes aussi pour l’amélioration de la qualité du service."
A travers des contributions financières ou la fourniture de rames neuves, l’État se mobilise pour soutenir les régions dans la reprise des lignes.


Vignette avantages de la convention TET pour les usagers et régions
 
L'exemple de la convention TET entre l'État et la région Centre-Val de Loire
Dans les faits, "le contrat qui lie l’État à la région Centre-Val de Loire consacre une priorité forte à la mobilité durable, avec un investissement sur la période 2015-2020 […] de 475 millions d’euros pour les réseaux ferrés" indique le Premier ministre à Orléans. Cet investissement sera employé pour le renouvellement et la modernisation des lignes ainsi que pour financer l’accessibilité des gares aux personnes handicapées.

Pour voir les photos de la signature de la convention TET à Orléans, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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Un nouveau départ pour les trains d’équilibre du territoire  Voir?

Poignée de main entre le Premier ministre et le président de Région Centre Val de Loire suite à la signature sur la gouvernancedes lignes des trains d'équilibre
24 janvier 2017 - Actualité

Un nouveau départ pour les trains d’équilibre du territoire

Le Premier ministre a signé, le 19 janvier 2017 à Orléans, le protocole d’accord entre l’État et la région Centre-Val de Loire sur la gouvernance des lignes de trains d’équilibre du territoire (TET). Cette signature illustre le partenariat de l’État avec l’ensemble des régions de France pour développer les territoires par le développement des infrastructures ferroviaires. La convention prévoit le transfert de lignes aux régions pour donner un nouveau départ aux TET.
 
 
Discours du Premier ministre à Orléans, le 19 janvier 2017, pour la signature de la convention TET avec la région Centre-Val de Loire
« Les collectivités locales et l’État avancent main dans la main pour améliorer la mobilité et donc les conditions de vie de nos concitoyens. Cela permet de favoriser le développement de nos territoires en préservant l’environnement. C’est ainsi que l’on esquisse la France de demain. »
Bernard Cazeneuve
Premier ministre

La nécessité d’un nouvel avenir pour les TET

Le transport ferroviaire doit faire face à de nombreux défis. Le vieillissement du réseau existant, la concurrence de l’aviation low-cost, l’essor du covoiturage et les difficultés du fret ferroviaire sont autant d’éléments auxquels il est nécessaire de répondre. A Orléans, Bernard Cazeneuve a rappelé l’importance de réinventer l’économie de notre système ferroviaire.


Le rapport de la commission Duron, rendu le 25 mai 2015, constate que l’offre de TET ne correspond plus aux besoins de mobilité des voyageurs et des territoires. Pour Alain Vidalies, "les TET ne répondaient plus de manière satisfaisante aux attentes des voyageurs, en termes de desserte comme de qualité de service."
 
Cependant, comme le souligne le Premier ministre, "il n’était pas question pour le Gouvernement de les abandonner" puisque les TET ont une "utilité en termes d’aménagement du territoire et de service rendu à nos compatriotes".

UNE réforme ambitieuse

Le transfert de lignes TET aux régions

 
L’État s’est concerté avec chaque région pour trouver les meilleures solutions de gouvernance. Ainsi, une nouvelle carte de l'offre de TET a été dessinée :
  • 6 lignes à dimension nationale restent sous la responsabilité de l’État (ex : ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) ;
  • 18 lignes à vocation plus régionale sont reprises par les régions.
 


Un investissement sans précédent


D’ici à 2025, pour répondre au besoin de confort des passagers ainsi que de régularité et de fiabilité des trajets, 3,5 milliards d’euros seront investis pour bénéficier de trains neufs et performants. A Orléans, le
3,5 Mds €
seront investis pour financer des trains neufs et performants
Premier ministre a rappelé que "ces commandes d’une ampleur sans précédent sont bonnes pour nos industries ferroviaires, elles sont absolument excellentes aussi pour l’amélioration de la qualité du service."
A travers des contributions financières ou la fourniture de rames neuves, l’État se mobilise pour soutenir les régions dans la reprise des lignes.


Vignette avantages de la convention TET pour les usagers et régions
 
L'exemple de la convention TET entre l'État et la région Centre-Val de Loire
Dans les faits, "le contrat qui lie l’État à la région Centre-Val de Loire consacre une priorité forte à la mobilité durable, avec un investissement sur la période 2015-2020 […] de 475 millions d’euros pour les réseaux ferrés" indique le Premier ministre à Orléans. Cet investissement sera employé pour le renouvellement et la modernisation des lignes ainsi que pour financer l’accessibilité des gares aux personnes handicapées.

Pour voir les photos de la signature de la convention TET à Orléans, rendez-vous dans l'onglet "en images" de l'Actualité du Premier ministre.

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(24/01/2017 : 14:59)

"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"  Voir?

6 janvier 2017 - Actualité

"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem étaient en Auvergne, le 6 janvier 2017, où ils se sont rendus, dans une école primaire à Clermont-Ferrand, puis à l’École supérieure du professorat et de l’éducation située à Chamalières. Le Premier ministre a souligné les actions du Gouvernement en faveur d'une éducation où tous les élèves ont les mêmes chances de réussite.
 
 Dès son arrivée en terre d'Auvergne, à Clermont-Ferrand, c'est à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue, que s'est rendu Bernard Cazeneuve, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, pour observer une classe bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes".
 
Ce dispositif repose sur l'affectation dans une école ou au sein d’un groupe scolaire d'un maître supplémentaire dans les territoires où les populations scolaires sont les plus fragiles. Il table sur de nouvelles organisations pédagogiques, au sein même de la classe pour mieux remédier aux difficultés d’apprentissage. Une mesure dont s'est félicité le Premier ministre : "j’ai pu apprécier ce matin en me rendant dans une classe de CM1, l’efficacité de cette mesure qui permet de répondre à la diversité des besoins des élèves et de suivre plus méticuleusement qu’auparavant ceux qui dans les classes peuvent être confrontés à des difficultés plus grandes  et qui méritent une attention plus soutenue." Un dispositif qui sera généralisé en 2017, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem.
 
École primaire : "Ici, nous avons vu que chacun avait les mêmes chances d'accéder à la connaissance"

Pour une école égalitaire

Combattre, en effet, "l'inégalité d'éducation",  a rappelé Bernard Cazeneuve, citant Jules Ferry, est la mission assignée à l'école pour faire disparaître "la plus redoutable des inégalités qui vient de la naissance."  Pour le Premier ministre, "l’école laïque, gratuite et obligatoire a constitué la plus grande avancée de la République parce que son ambition a été précisément de permettre à chaque enfant de notre pays de s’élever au sein de la société selon son travail, selon son mérite et non en fonction d’une origine ou selon la condition sociale de son milieu."
 
Toutefois, constate le Premier ministre, "l'idéal d'une école méritocratique n'a jamais été atteint ni à l'époque de Jule Ferry ni aujourd'hui." La barrière des inégalités sociales reste un frein et "nos élèves n'ont pas les mêmes chances de réussite scolaire selon qu'ils sont issus des classes moyennes et supérieures ou qu'ils sont d'origine plus modeste."
 
"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale" et "la première des missions de  l'école c'est d'honorer la justice de la puissance publique", a affirmé Bernard Cazeneuve. Il a rappelé que le Gouvernement a pour ambition "de transmettre des savoirs pour former des citoyens libres au sein d’une société que nous devons souhaiter chaque jour plus juste et plus unie autour des valeurs de la République. […] C’est elle qui justifie que le Gouvernement fasse de l'école l’une de ses premières priorités pour ne pas dire la première."

Priorité républicaine

"Depuis quatre ans, cette priorité donnée à l'éducation et à la jeunesse, s'est traduite de façon très concrète pour les élèves et la communauté éducative". Tous les rouages du système éducatif ont été mis en mouvement pour permettre la réussite de tous les élèves en donnant "plus de moyens à l'école de la République pour lui permettre de mieux exercer ses missions", a déclaré Bernard Cazeneuve.
 
Pour promouvoir une école plus juste, le Premier ministre a rappelé les moyens renforcés octroyés au primaire, tout comme les mesures en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, les mesures en faveur de l'acquisition des connaissances fondamentales ou encore le dispositif  "Plus de de maîtres que de classes", dont il a pu mesurer les résultats encourageants à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue.

Dans cette même école, Bernard Cazeneuve a également pu constater le bienfondé du travail en réseau : "le bénéfice de la coopération entre les enseignants du primaire, ceux du collège dans le cadre du nouveau cycle de consolidation qui a pour tâche d’assurer la transition entre les classes de CM1, de CM2 et de 6e."
 
Cette visite a aussi été l'occasion de constater sur le terrain les résultats de la réforme du collège. Ainsi, "au total, les enseignements pratiques, interdisciplinaires, l’accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes représenteront 20% du temps des enseignants", a indiqué le Premier ministre qui a constaté qu'avec cette réforme "les établissements comme les équipes pédagogiques et  éducatives disposent aujourd'hui de davantage d'autonomie pour mieux répondre aux besoins de leurs élèves."
 
Le Premier ministre a également rappelé l'existence d'un programme pilote de haut niveau pour développer le lycée professionnel : cinq académies entament un "programme recherche/action de très haut niveau, associant chercheurs, lycéens professionnels pour penser chaque métier à l'aune du numérique et des infinies possibilités" ; sans oublier la synergie mise en place entre les différents acteurs pour faciliter l'insertion professionnels des jeunes issus de cette filière au sein des campus des métiers et des qualifications : régions, académies, enseignement supérieur et acteurs économiques, tous y contribuent.
 

Une formation de qualité des acteurs de l'école


L'École supérieure du professorat et de l’éducation, à Chamalières, était la seconde étape de la visite du Premier ministre. Dans ce lieu de formation des enseignants et des personnels éducatifs, le Premier ministre s'est adressé aux "serviteurs de la République" : "vous êtes les garants de cette continuité, de ce fil que ne se coupe pas, de ces valeurs qui se transmettent, qui se perpétuent et vous avez comme devoir, vous-mêmes, comme vos prédécesseurs pendant plusieurs décennies et plusieurs siècles, de former des citoyens libres."
 
Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) qui ont succédé aux Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), sont des unités de formation intégrées aux universités pour former des enseignants du primaire et du secondaire et des conseillers principaux d'éducation.  "Si nous sommes aujourd'hui dans une école supérieure du professorat et de l'éducation, c'est pour marquer qu'il est essentiel d'assurer une formation de qualité aux enseignants et aux personnels éducatifs", a déclaré Bernard Cazeneuve.  "Dans les dix prochaines années", a-t-il déclaré, "ces écoles supérieures devraient contribuer à la formation de plus de 300 000 nouveaux enseignants."

Les enseignants seront formés tout au long de leur carrière. En effet, pour le Premier ministre, "ces écoles supérieures constituent une avancée majeure pour notre système éducatif mais nous voulons aller plus loin en renforçant aussi la formation continue de nos enseignants ; il faut en effet leur permettre d’actualiser sans cesse leurs connaissances et d’améliorer leur pratique professionnelle au service de la réussite de chaque élève. L’objectif est de créer un véritable continuum de formation."
 
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative
Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Bernard Cazeneuve s’est rendu, vendredi 6 janvier, à Clermont-Ferrand, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. Ensemble, ils ont visité une école primaire de la ville et pu observer une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" ainsi qu'une classe de CM2, avant de se rendre à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) Clermont-Auvergne.
 

Éloge du "temps long"

Comme le Premier ministre l'a souligné, s'adressant aux futurs enseignants en formation, "songez que les élèves que vous formerez au cours de votre carrière, exerceront […] une activité professionnelle au 22e siècle."
 

"Toutes ces réformes sont déjà mises en œuvre sur le terrain, dans les établissements scolaires ; elles changent en profondeur la vie des élèves, de leur famille aussi bien que de la communauté éducative et particulièrement là où peuvent se concentrer des difficultés importantes", a déclaré Bernard Cazeneuve pour qui "chaque jour compte pour essayer de bien faire et pour […] achever le travail de refondation de l'école que nous avons engagé."
 
Pour Bernard Cazeneuve, "si nous voulons que l’école continue à donner à chacun sa chance dans un pays où demeurent des inégalités, il faut que les gouvernements de la France au cours des années qui viennent, continuent à faire de l’école la priorité nationale, à l’instar de ce que nous avons fait au cours des dernières années. Il est impératif que l’on donne aux réformes le temps de se déployer."

Bernard Cazeneuve a également rappelé "l'enjeu de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République, lancée à la suite des attentats qui ont frappé notre pays. Un parcours citoyen a été mis en place  tout au long de la scolarité des élèves afin de leur transmettre les valeurs de la République et de les former à l’exercice de la citoyenneté." Dans une école républicaine qui "accueille tout le monde" sans distinction sociale ni d'origine, ce qui fait la force "de l’école dans la République, c’est d’exiger que dès lors qu’on en franchit la porte, on laisse à la porte de l’école tous ses préjugés mais que l’école puisse ouvrir ses portes à tous ceux qui dans la République ont envie de comprendre, de connaître et d’apprendre pour être des citoyens libres."

Le Premier ministre a souligné avec force que dans, "le combat que nous  menons pour la liberté, pour la fraternité, pour la solidarité, pour la tolérance, pour le respect de l’autre, […] il  est indispensable que l’école demeure le creuset au sein duquel les citoyens forment leur esprit et aiguisent leur capacité critique."

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"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"  Voir?

6 janvier 2017 - Actualité

"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale"

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem étaient en Auvergne, le 6 janvier 2017, où ils se sont rendus, dans une école primaire à Clermont-Ferrand, puis à l’École supérieure du professorat et de l’éducation située à Chamalières. Le Premier ministre a souligné les actions du Gouvernement en faveur d'une éducation où tous les élèves ont les mêmes chances de réussite.
 
 Dès son arrivée en terre d'Auvergne, à Clermont-Ferrand, c'est à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue, que s'est rendu Bernard Cazeneuve, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, pour observer une classe bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes".
 
Ce dispositif repose sur l'affectation dans une école ou au sein d’un groupe scolaire d'un maître supplémentaire dans les territoires où les populations scolaires sont les plus fragiles. Il table sur de nouvelles organisations pédagogiques, au sein même de la classe pour mieux remédier aux difficultés d’apprentissage. Une mesure dont s'est félicité le Premier ministre : "j’ai pu apprécier ce matin en me rendant dans une classe de CM1, l’efficacité de cette mesure qui permet de répondre à la diversité des besoins des élèves et de suivre plus méticuleusement qu’auparavant ceux qui dans les classes peuvent être confrontés à des difficultés plus grandes  et qui méritent une attention plus soutenue." Un dispositif qui sera généralisé en 2017, a annoncé Najat Vallaud-Belkacem.
 
École primaire : "Ici, nous avons vu que chacun avait les mêmes chances d'accéder à la connaissance"

Pour une école égalitaire

Combattre, en effet, "l'inégalité d'éducation",  a rappelé Bernard Cazeneuve, citant Jules Ferry, est la mission assignée à l'école pour faire disparaître "la plus redoutable des inégalités qui vient de la naissance."  Pour le Premier ministre, "l’école laïque, gratuite et obligatoire a constitué la plus grande avancée de la République parce que son ambition a été précisément de permettre à chaque enfant de notre pays de s’élever au sein de la société selon son travail, selon son mérite et non en fonction d’une origine ou selon la condition sociale de son milieu."
 
Toutefois, constate le Premier ministre, "l'idéal d'une école méritocratique n'a jamais été atteint ni à l'époque de Jule Ferry ni aujourd'hui." La barrière des inégalités sociales reste un frein et "nos élèves n'ont pas les mêmes chances de réussite scolaire selon qu'ils sont issus des classes moyennes et supérieures ou qu'ils sont d'origine plus modeste."
 
"La question scolaire est indissociable à nos yeux de celle de la justice sociale" et "la première des missions de  l'école c'est d'honorer la justice de la puissance publique", a affirmé Bernard Cazeneuve. Il a rappelé que le Gouvernement a pour ambition "de transmettre des savoirs pour former des citoyens libres au sein d’une société que nous devons souhaiter chaque jour plus juste et plus unie autour des valeurs de la République. […] C’est elle qui justifie que le Gouvernement fasse de l'école l’une de ses premières priorités pour ne pas dire la première."

Priorité républicaine

"Depuis quatre ans, cette priorité donnée à l'éducation et à la jeunesse, s'est traduite de façon très concrète pour les élèves et la communauté éducative". Tous les rouages du système éducatif ont été mis en mouvement pour permettre la réussite de tous les élèves en donnant "plus de moyens à l'école de la République pour lui permettre de mieux exercer ses missions", a déclaré Bernard Cazeneuve.
 
Pour promouvoir une école plus juste, le Premier ministre a rappelé les moyens renforcés octroyés au primaire, tout comme les mesures en faveur de la scolarisation des enfants de moins de trois ans, les mesures en faveur de l'acquisition des connaissances fondamentales ou encore le dispositif  "Plus de de maîtres que de classes", dont il a pu mesurer les résultats encourageants à l'école primaire Philippe-Arbos des Hauts-de-Chanturgue.

Dans cette même école, Bernard Cazeneuve a également pu constater le bienfondé du travail en réseau : "le bénéfice de la coopération entre les enseignants du primaire, ceux du collège dans le cadre du nouveau cycle de consolidation qui a pour tâche d’assurer la transition entre les classes de CM1, de CM2 et de 6e."
 
Cette visite a aussi été l'occasion de constater sur le terrain les résultats de la réforme du collège. Ainsi, "au total, les enseignements pratiques, interdisciplinaires, l’accompagnement personnalisé, le travail en petits groupes représenteront 20% du temps des enseignants", a indiqué le Premier ministre qui a constaté qu'avec cette réforme "les établissements comme les équipes pédagogiques et  éducatives disposent aujourd'hui de davantage d'autonomie pour mieux répondre aux besoins de leurs élèves."
 
Le Premier ministre a également rappelé l'existence d'un programme pilote de haut niveau pour développer le lycée professionnel : cinq académies entament un "programme recherche/action de très haut niveau, associant chercheurs, lycéens professionnels pour penser chaque métier à l'aune du numérique et des infinies possibilités" ; sans oublier la synergie mise en place entre les différents acteurs pour faciliter l'insertion professionnels des jeunes issus de cette filière au sein des campus des métiers et des qualifications : régions, académies, enseignement supérieur et acteurs économiques, tous y contribuent.
 

Une formation de qualité des acteurs de l'école


L'École supérieure du professorat et de l’éducation, à Chamalières, était la seconde étape de la visite du Premier ministre. Dans ce lieu de formation des enseignants et des personnels éducatifs, le Premier ministre s'est adressé aux "serviteurs de la République" : "vous êtes les garants de cette continuité, de ce fil que ne se coupe pas, de ces valeurs qui se transmettent, qui se perpétuent et vous avez comme devoir, vous-mêmes, comme vos prédécesseurs pendant plusieurs décennies et plusieurs siècles, de former des citoyens libres."
 
Les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) qui ont succédé aux Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), sont des unités de formation intégrées aux universités pour former des enseignants du primaire et du secondaire et des conseillers principaux d'éducation.  "Si nous sommes aujourd'hui dans une école supérieure du professorat et de l'éducation, c'est pour marquer qu'il est essentiel d'assurer une formation de qualité aux enseignants et aux personnels éducatifs", a déclaré Bernard Cazeneuve.  "Dans les dix prochaines années", a-t-il déclaré, "ces écoles supérieures devraient contribuer à la formation de plus de 300 000 nouveaux enseignants."

Les enseignants seront formés tout au long de leur carrière. En effet, pour le Premier ministre, "ces écoles supérieures constituent une avancée majeure pour notre système éducatif mais nous voulons aller plus loin en renforçant aussi la formation continue de nos enseignants ; il faut en effet leur permettre d’actualiser sans cesse leurs connaissances et d’améliorer leur pratique professionnelle au service de la réussite de chaque élève. L’objectif est de créer un véritable continuum de formation."
 
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes"
Visite dans une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos
Visite dans une classe de CM2 de l'école primaire Philippe-Arbos - ©Benoit Granier/Matignon
Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative
Table ronde avec les personnels éducatifs autour des dispositifs de réussite éducative - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne
Visite de l’École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPÉ) Clermont Auvergne - ©Benoit Granier/Matignon
Bernard Cazeneuve s’est rendu, vendredi 6 janvier, à Clermont-Ferrand, accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. Ensemble, ils ont visité une école primaire de la ville et pu observer une classe de CP bénéficiant du dispositif "plus de maîtres que de classes" ainsi qu'une classe de CM2, avant de se rendre à l’École supérieure du professorat et de l’éducation (Espé) Clermont-Auvergne.
 

Éloge du "temps long"

Comme le Premier ministre l'a souligné, s'adressant aux futurs enseignants en formation, "songez que les élèves que vous formerez au cours de votre carrière, exerceront […] une activité professionnelle au 22e siècle."
 

"Toutes ces réformes sont déjà mises en œuvre sur le terrain, dans les établissements scolaires ; elles changent en profondeur la vie des élèves, de leur famille aussi bien que de la communauté éducative et particulièrement là où peuvent se concentrer des difficultés importantes", a déclaré Bernard Cazeneuve pour qui "chaque jour compte pour essayer de bien faire et pour […] achever le travail de refondation de l'école que nous avons engagé."
 
Pour Bernard Cazeneuve, "si nous voulons que l’école continue à donner à chacun sa chance dans un pays où demeurent des inégalités, il faut que les gouvernements de la France au cours des années qui viennent, continuent à faire de l’école la priorité nationale, à l’instar de ce que nous avons fait au cours des dernières années. Il est impératif que l’on donne aux réformes le temps de se déployer."

Bernard Cazeneuve a également rappelé "l'enjeu de la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République, lancée à la suite des attentats qui ont frappé notre pays. Un parcours citoyen a été mis en place  tout au long de la scolarité des élèves afin de leur transmettre les valeurs de la République et de les former à l’exercice de la citoyenneté." Dans une école républicaine qui "accueille tout le monde" sans distinction sociale ni d'origine, ce qui fait la force "de l’école dans la République, c’est d’exiger que dès lors qu’on en franchit la porte, on laisse à la porte de l’école tous ses préjugés mais que l’école puisse ouvrir ses portes à tous ceux qui dans la République ont envie de comprendre, de connaître et d’apprendre pour être des citoyens libres."

Le Premier ministre a souligné avec force que dans, "le combat que nous  menons pour la liberté, pour la fraternité, pour la solidarité, pour la tolérance, pour le respect de l’autre, […] il  est indispensable que l’école demeure le creuset au sein duquel les citoyens forment leur esprit et aiguisent leur capacité critique."

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(06/01/2017 : 18:29)

"Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"  Voir?

Bernard Cazeneuve à Douai, le mercredi 4 janvier 2017
5 janvier 2017 - Actualité

"Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"

Bernard Cazeneuve a visité, mercredi 4 janvier, le site l'Imprimerie nationale à Douai, et délivré la première carte d'identité professionnelle des salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP). Le Premier ministre a également réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter contre le travail illégal et la fraude au détachement, et plaidé pour de nouvelles règles européennes en la matière.
 
Le 13 décembre dernier, au cours de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait fustigé le caractère délétère, pour notre modèle social, du travail illégal et des fraudes au détachement, qui "ruinent la confiance que les salariés ont dans la capacité de l’Europe à les protéger". A cette occasion, il avait également annoncé la mise en circulation prochaine d’une carte d’identité professionnelle pour les salariés du bâtiment et des travaux publics, un secteur particulièrement concerné par le problème.
 
"Le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables"
C’est donc pour remettre la toute première carte BTP à un salarié d’une société bretonne de maçonnerie que le Premier ministre s’est rendu avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur le site de l’Imprimerie nationale (de Flers-en-Escrebieux près de Douai), qui produit ces nouveaux titres hautement sécurisés. Cette carte BTP a été rendue obligatoire par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, et ce pour tous les salariés du BTP , y compris les intérimaires et les travailleurs étrangers envoyés en détachement par des entreprises étrangères de l’Union européenne. Le dispositif va se déployer sur l’ensemble du territoire au cours du premier semestre 2017.



Totalement sécurisé et relié à un système informatique, le document comporte une photo de l’employé, des informations personnelles (nom, prénom, sexe), le nom de son entreprise, ainsi qu'un QR code que les services de contrôles pourront flasher pour vérifier en temps réel la régularité de la situation du salarié

Une carte BTP qui bénéficie à tous

En remettant cette première carte, Bernard Cazeneuve a salué "un progrès indispensable pour protéger notre modèle social (…) et en assurer ensemble l’avenir", fruit du travail conjoint que mènent depuis plusieurs années l’État et les professionnels du BTP pour lutter contre le travail illégal. Le secteur, qui appelait de ses vœux la mise en œuvre d’un tel dispositif, est en effet particulièrement affecté par ce type de fraude : en 2016, trente-trois chantiers ont ainsi été suspendus ou arrêtés par les préfets, le nombre de contrôles contre la fraude au détachement a doublé (pour atteindre 1 500 contrôles par mois en moyenne), et près de 5 millions d'euros d'amendes administratives ont été notifiés pour non-respect des formalités du détachement au cours des 18 derniers mois.

Les employeurs du BTP doivent donc désormais déclarer l'embauche de tout salarié, quel que soit son contrat de travail, afin d’obtenir pour l'employé la fameuse carte d’identité professionnelle. En cas de manquement à l'obligation de déclaration, l'employeur risque jusqu'à 2 000 euros d'amende par salarié non déclaré. Une sanction qui peut monter à 4 000 euros en cas de récidive dans l'année qui suit la première amende.

La mise en place de la carte BTP constitue ainsi un outil supplémentaire qui permettra à l’État de lutter plus efficacement contre la fraude au détachement et le travail illégal. Comme l’a rappelé le Premier ministre, "le travail illégal n’est pas un phénomène marginal, [mais] un phénomène que nous devons combattre par tous les moyens et avec la plus grande détermination". Ces fraudes sont en effet préjudiciables non seulement aux entreprises, qui subissent la concurrence déloyale de ceux qui s’affranchissent des règles, mais également pour les salariés dont les droits les plus élémentaires ne sont pas respectés. Il constitue en outre "une injustice lourde pour ceux qui travaillent sans protection et pour ceux qui sont exclus de l’emploi", et "pèse sur le financement de la protection sociale et sur les finances publiques", a complété Bernard Cazeneuve.


Lorsque son déploiement sera achevé, le dispositif carte BTP concernera plus de 1,5 million de salariés et plus de 250 000 entreprises. En optimisant les contrôles, il garantira aux employés un plus grand respect de leurs droits, qui sont "la garantie d’une existence décente sur le plan matériel (…) et de la dignité dans le travail". Il permettra aussi aux entreprises de travailler dans un cadre concurrentiel loyal.

Pour une Europe protectrice ET juste

Pour atteindre cet objectif, "il ne suffit pas (…) d’agir dans le cadre national", a prévenu le Premier ministre : la fraude doit également "être combattue à l'échelle européenne avec le concours de nos partenaires. C'est un combat essentiel, (...) un combat fondamental".
300 000
C'est une estimation du nombre de ressortissants communautaires détachés chaque année sur le territoire français


En Européen convaincu, le Premier ministre n’entend pas mener une bataille contre l’Europe, mais pour l’Europe, afin de rendre cette dernière plus protectrice et plus juste. Il s’est d’ailleurs montré extrêmement clair sur ce point : "Ce n'est pas le principe du détachement en tant que tel qui est critiquable (…). La France ne veut évidemment pas remettre en cause cet acquis (…). En revanche – et c’est là le point essentiel – le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables."

Ces règles imposent qu’une entreprise qui détache un salarié en France respecte le "noyau dur" du droit du travail en vigueur en France, tout particulièrement les minima salariaux. Or, comme l’a déploré Bernard Cazeneuve, "ces règles sont trop souvent bafouées, et la France n’entend pas accepter que cela se poursuive".

Du respect des règles en vigueur dépend l'avenir même du marché intérieur et du modèle économique et social européen, un modèle que le travail illégal et la fraude au détachement viennent abîmer. "Soit nous parvenons à lutter efficacement ensemble contre les abus en matière de détachement des travailleurs", a mis en garde le Premier ministre, "soit à terme, c'est le principe même de la libre circulation qui sera sapé dans ses fondements."



La France s’est donc pleinement engagée au niveau européen pour faire évoluer la législation : elle a obtenu l’adoption par Bruxelles de la directive 2014/67, qui permet notamment le renforcement des contrôles en matière de détachement. "Mais nous devons aller plus loin", a réaffirmé Bernard Cazeneuve. C’est pourquoi le Gouvernement a proposé la révision de la directive de 1996, qui définit aujourd’hui encore les règles de base du détachement au sein de l’Europe.

Or, ces règles ont été édictées "dans une Europe à 15, alors que les salaires et les niveaux de protection des salariés étaient plus homogènes qu'aujourd'hui". D’où la nécessité à présent de réviser ce cadre, sur la base du principe "d’un salaire égal pour un même travail dans un même lieu de travail", ainsi que l’a proposé la France. Et d’y ajouter une limitation de la durée des détachements. Le Premier ministre a d’ailleurs promis à l’avenir d’autres propositions françaises pour améliorer le projet de révision de la directive de 1996 que la Commission européenne examinera prochainement.

"C’est de notre responsabilité", a conclu Bernard Cazeneuve, "de faire aboutir ce dossier, et nous porterons cette exigence vis-à-vis de nos partenaires européens sans relâche, sans trêve, sans pause, dans les semaines qui viennent."
 
Pour un socle européen des droits sociaux
Dans le prolongement de son allocution sur la fraude au détachement et le travail illégal, le Premier ministre a également plaidé pour la mise en place d’un socle européen des droits sociaux, une initiative lancée par Bruxelles et soutenue par la France. "Il est capital que l’Europe progresse sur la voie d’un alignement par le haut des régimes sociaux existants", a-t-il expliqué.

Dans le cadre de la consultation lancée par la Commission européenne sur ce sujet, la France a proposé plusieurs mesures visant à lutter contre les inégalités sociales, et à protéger les salariés et leurs droits :
  • Création d’un salaire minimum européen
  • Application du principe "un salaire égal pour un même travail dans un même lieu" en matière de détachement
  • Instauration dans chaque pays de l’Union d’un revenu minimum garanti
  • Lutte contre les discriminations salariales notamment envers les femmes
  • Accompagnement de la mobilité des jeunes actifs et des apprentis
  • Création d’une carte étudiant européenne
"Ce n’est pas l’Europe en soi qui menace ces droits", a affirmé Bernard Cazeneuve, "mais certains dogmes, notamment les dogmes libéraux qui, au sein de l'Europe, cherchent à imposer une véritable régression sociale."     

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"Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"  Voir?

Bernard Cazeneuve à Douai, le mercredi 4 janvier 2017
5 janvier 2017 - Actualité

"Le Gouvernement est intraitable avec ceux qui ne respectent pas les droits des salariés"

Bernard Cazeneuve a visité, mercredi 4 janvier, le site l'Imprimerie nationale à Douai, et délivré la première carte d'identité professionnelle des salariés du bâtiment et des travaux publics (BTP). Le Premier ministre a également réaffirmé la détermination du Gouvernement à lutter contre le travail illégal et la fraude au détachement, et plaidé pour de nouvelles règles européennes en la matière.
 
Le 13 décembre dernier, au cours de sa déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre avait fustigé le caractère délétère, pour notre modèle social, du travail illégal et des fraudes au détachement, qui "ruinent la confiance que les salariés ont dans la capacité de l’Europe à les protéger". A cette occasion, il avait également annoncé la mise en circulation prochaine d’une carte d’identité professionnelle pour les salariés du bâtiment et des travaux publics, un secteur particulièrement concerné par le problème.
 
"Le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables"
C’est donc pour remettre la toute première carte BTP à un salarié d’une société bretonne de maçonnerie que le Premier ministre s’est rendu avec la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur le site de l’Imprimerie nationale (de Flers-en-Escrebieux près de Douai), qui produit ces nouveaux titres hautement sécurisés. Cette carte BTP a été rendue obligatoire par la loi du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, et ce pour tous les salariés du BTP , y compris les intérimaires et les travailleurs étrangers envoyés en détachement par des entreprises étrangères de l’Union européenne. Le dispositif va se déployer sur l’ensemble du territoire au cours du premier semestre 2017.



Totalement sécurisé et relié à un système informatique, le document comporte une photo de l’employé, des informations personnelles (nom, prénom, sexe), le nom de son entreprise, ainsi qu'un QR code que les services de contrôles pourront flasher pour vérifier en temps réel la régularité de la situation du salarié

Une carte BTP qui bénéficie à tous

En remettant cette première carte, Bernard Cazeneuve a salué "un progrès indispensable pour protéger notre modèle social (…) et en assurer ensemble l’avenir", fruit du travail conjoint que mènent depuis plusieurs années l’État et les professionnels du BTP pour lutter contre le travail illégal. Le secteur, qui appelait de ses vœux la mise en œuvre d’un tel dispositif, est en effet particulièrement affecté par ce type de fraude : en 2016, trente-trois chantiers ont ainsi été suspendus ou arrêtés par les préfets, le nombre de contrôles contre la fraude au détachement a doublé (pour atteindre 1 500 contrôles par mois en moyenne), et près de 5 millions d'euros d'amendes administratives ont été notifiés pour non-respect des formalités du détachement au cours des 18 derniers mois.

Les employeurs du BTP doivent donc désormais déclarer l'embauche de tout salarié, quel que soit son contrat de travail, afin d’obtenir pour l'employé la fameuse carte d’identité professionnelle. En cas de manquement à l'obligation de déclaration, l'employeur risque jusqu'à 2 000 euros d'amende par salarié non déclaré. Une sanction qui peut monter à 4 000 euros en cas de récidive dans l'année qui suit la première amende.

La mise en place de la carte BTP constitue ainsi un outil supplémentaire qui permettra à l’État de lutter plus efficacement contre la fraude au détachement et le travail illégal. Comme l’a rappelé le Premier ministre, "le travail illégal n’est pas un phénomène marginal, [mais] un phénomène que nous devons combattre par tous les moyens et avec la plus grande détermination". Ces fraudes sont en effet préjudiciables non seulement aux entreprises, qui subissent la concurrence déloyale de ceux qui s’affranchissent des règles, mais également pour les salariés dont les droits les plus élémentaires ne sont pas respectés. Il constitue en outre "une injustice lourde pour ceux qui travaillent sans protection et pour ceux qui sont exclus de l’emploi", et "pèse sur le financement de la protection sociale et sur les finances publiques", a complété Bernard Cazeneuve.


Lorsque son déploiement sera achevé, le dispositif carte BTP concernera plus de 1,5 million de salariés et plus de 250 000 entreprises. En optimisant les contrôles, il garantira aux employés un plus grand respect de leurs droits, qui sont "la garantie d’une existence décente sur le plan matériel (…) et de la dignité dans le travail". Il permettra aussi aux entreprises de travailler dans un cadre concurrentiel loyal.

Pour une Europe protectrice ET juste

Pour atteindre cet objectif, "il ne suffit pas (…) d’agir dans le cadre national", a prévenu le Premier ministre : la fraude doit également "être combattue à l'échelle européenne avec le concours de nos partenaires. C'est un combat essentiel, (...) un combat fondamental".
300 000
C'est une estimation du nombre de ressortissants communautaires détachés chaque année sur le territoire français


En Européen convaincu, le Premier ministre n’entend pas mener une bataille contre l’Europe, mais pour l’Europe, afin de rendre cette dernière plus protectrice et plus juste. Il s’est d’ailleurs montré extrêmement clair sur ce point : "Ce n'est pas le principe du détachement en tant que tel qui est critiquable (…). La France ne veut évidemment pas remettre en cause cet acquis (…). En revanche – et c’est là le point essentiel – le contournement des règles européennes, la fraude au détachement organisée et répétée sont inacceptables."

Ces règles imposent qu’une entreprise qui détache un salarié en France respecte le "noyau dur" du droit du travail en vigueur en France, tout particulièrement les minima salariaux. Or, comme l’a déploré Bernard Cazeneuve, "ces règles sont trop souvent bafouées, et la France n’entend pas accepter que cela se poursuive".

Du respect des règles en vigueur dépend l'avenir même du marché intérieur et du modèle économique et social européen, un modèle que le travail illégal et la fraude au détachement viennent abîmer. "Soit nous parvenons à lutter efficacement ensemble contre les abus en matière de détachement des travailleurs", a mis en garde le Premier ministre, "soit à terme, c'est le principe même de la libre circulation qui sera sapé dans ses fondements."



La France s’est donc pleinement engagée au niveau européen pour faire évoluer la législation : elle a obtenu l’adoption par Bruxelles de la directive 2014/67, qui permet notamment le renforcement des contrôles en matière de détachement. "Mais nous devons aller plus loin", a réaffirmé Bernard Cazeneuve. C’est pourquoi le Gouvernement a proposé la révision de la directive de 1996, qui définit aujourd’hui encore les règles de base du détachement au sein de l’Europe.

Or, ces règles ont été édictées "dans une Europe à 15, alors que les salaires et les niveaux de protection des salariés étaient plus homogènes qu'aujourd'hui". D’où la nécessité à présent de réviser ce cadre, sur la base du principe "d’un salaire égal pour un même travail dans un même lieu de travail", ainsi que l’a proposé la France. Et d’y ajouter une limitation de la durée des détachements. Le Premier ministre a d’ailleurs promis à l’avenir d’autres propositions françaises pour améliorer le projet de révision de la directive de 1996 que la Commission européenne examinera prochainement.

"C’est de notre responsabilité", a conclu Bernard Cazeneuve, "de faire aboutir ce dossier, et nous porterons cette exigence vis-à-vis de nos partenaires européens sans relâche, sans trêve, sans pause, dans les semaines qui viennent."
 
Pour un socle européen des droits sociaux
Dans le prolongement de son allocution sur la fraude au détachement et le travail illégal, le Premier ministre a également plaidé pour la mise en place d’un socle européen des droits sociaux, une initiative lancée par Bruxelles et soutenue par la France. "Il est capital que l’Europe progresse sur la voie d’un alignement par le haut des régimes sociaux existants", a-t-il expliqué.

Dans le cadre de la consultation lancée par la Commission européenne sur ce sujet, la France a proposé plusieurs mesures visant à lutter contre les inégalités sociales, et à protéger les salariés et leurs droits :
  • Création d’un salaire minimum européen
  • Application du principe "un salaire égal pour un même travail dans un même lieu" en matière de détachement
  • Instauration dans chaque pays de l’Union d’un revenu minimum garanti
  • Lutte contre les discriminations salariales notamment envers les femmes
  • Accompagnement de la mobilité des jeunes actifs et des apprentis
  • Création d’une carte étudiant européenne
"Ce n’est pas l’Europe en soi qui menace ces droits", a affirmé Bernard Cazeneuve, "mais certains dogmes, notamment les dogmes libéraux qui, au sein de l'Europe, cherchent à imposer une véritable régression sociale."     

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(05/01/2017 : 14:59)

"La protection des Français est une priorité absolue"  Voir?

Bernard Cazeneuve au JT de TF1
21 décembre 2016 - Actualité

"La protection des Français est une priorité absolue"

Bernard Cazeneuve était l’invité du journal de 20h de TF1, mardi 20 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de réaffirmer sa solidarité avec l’Allemagne, et de rappeler les mesures de sécurité mises en place pour assurer la protection des Français.
 
Bernard Cazeneuve : "la protection des Français est une priorité absolue"


Julien Arnaud : Il y a eu des hommages en France, à l’Assemblée notamment, les députés ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de Berlin. Vous étiez présent, Monsieur le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, bonsoir.
   
Bernard Cazeneuve : Bonsoir.
 
Est-ce que vous dites ce soir aux Français qui nous regardent que les sites de rassemblement sont suffisamment protégés ?

Nous avons fait des efforts depuis de nombreux mois pour assurer la protection des grandes manifestations et des sites de rassemblement en France. Nous avons été amenés à le faire parce qu’il y a eu de grands évènements comme la COP 21, l’Euro 2016, qui ont mobilisé énormément de moyens, qui nous ont conduits à rehausser le niveau de sécurité. Il y a eu la tragédie de Nice, au terme de laquelle j’ai souhaité qu’on complète notre dispositif par la mobilisation notamment de la Réserve de la Gendarmerie et de la Police nationale.

Aujourd’hui, sur les marchés de Noël, sur les lieux de rassemblement, pour la protection des lieux de culte, c’est une grande partie des effectifs de la Sécurité publique qui sont mobilisés, près de 70 unités de force mobile qui assurent la protection de ces évènements et qui assurent aussi le contrôle aux frontières, parce que le contrôle aux frontières nous a conduits à contrôler près de 80 millions de personnes depuis l’an dernier, à procéder à la réadmission à partir des frontières de 58 000 personnes, c’est assez considérable. J’avais donné des instructions au cours des dernières semaines, des derniers mois aux préfets, des instructions écrites, pour que les dispositifs, que l’on vient de voir à l’œuvre, soient mobilisés partout sur le territoire national. Parce que la sécurité, la protection des Français est une priorité absolue.
  
Le ministre de l’Intérieur qui vous a remplacé Place Beauvau, Bruno Le Roux, a dit hier après l’attentat que la sécurité avait été immédiatement renforcée sur les marchés de Noël. Ce qui est une phrase qui a pu surprendre, parce qu’on s’est dit à ce moment-là est-ce que ce n’était pas déjà le cas, est-ce que la sécurité n’était déjà pas au maximum ?

Il n’y a pas de mauvaise interprétation, ni de polémique sur cette phrase. Ce qu’a voulu dire le ministre de l’Intérieur, c’est qu’il avait, à ma demande – puisque nous nous sommes entretenus, immédiatement après que ces informations ont été communiquées – renvoyé aux préfets les instructions que j’avais moi-même envoyées en leur demandant une application très vigilante dans le contexte.

Donc, pas de mesures supplémentaires ?

Non, il a simplement rappelé les mesures qui avaient été prises. Il est allé sur le marché de Noël de Strasbourg, où je me suis rendu il y a un mois, pour contrôler à nouveau les dispositifs de sécurité, parce que c’est un marché important. Il a constaté que ce que nous avions mis en œuvre était maintenu et conforme aux instructions que lui-même et moi-même avions données ensemble. Donc, nous sommes à un niveau de protection extrêmement élevé.

Est-ce qu’il y a des signaux d’alerte qui vous remontent en ce moment de la part des services de sécurité en France pour ces périodes des fêtes de Noël ?

Il y a un niveau de menace extrêmement élevé, je n’ai cessé de le dire au cours des derniers mois.

Mais c’est le même depuis des mois, il n’y a pas une poussée de fièvre particulière liée à l’attentat de Berlin ?

Oui, mais il faut bien comprendre que quand je dis cela, au cours des mois précédents, ça veut dire qu’il y a une activité très intense des services de renseignement et des forces de Sécurité intérieure. Ça veut dire que nous avons procédé à l’arrestation de plus de 440 personnes depuis le début de l’année, que nous avons déjoué 17 attentats. C’est donc une activité très intense des services de renseignement et des services de sécurité, qui fait l’objet d’une mobilisation de l’ensemble des membres du Gouvernement, non seulement le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, aujourd’hui, mais le garde des Sceaux également, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en tant qu’il apporte un complément d’effectifs à travers l’opération Sentinelle. Moi, je tiens, comme Premier ministre, à ce que la protection des Français, qui est une priorité de mon Gouvernement pour les cinq mois qui viennent, conduise chacun à maintenir ce niveau de mobilisation.

Enfin, je voudrais dire un mot sur le fait que la France est menacée bien entendu, mais c’est l’Europe dans son ensemble qui l’est. Je voudrais profiter de l’occasion que vous me donnez de m’exprimer devant les Français, pour dire ma solidarité et ma compassion pour les victimes de la tragédie de Berlin, dire aux autorités allemandes, à la Chancelière, au ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, qui est un ami personnel, toute notre solidarité dans l’épreuve. La Chancelière a été très présente au moment des attentats de Paris, elle a eu des gestes, elle a eu des mots qui ont ému les Français, qui ont montré que lorsque nous sommes confrontés à une épreuve, la France et l’Allemagne font un seul et unique pays. Et puis, je voudrais bien entendu avoir une pensée pleine de compassion pour les Allemands qui sont dans le chagrin, pour les familles des victimes. Et puis – vous le comprendrez – avoir aussi une pensée pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles. Parce que j’imagine qu’aujourd’hui, ils sont dans la peine, dans le chagrin, dans le choc. Parce que le mode opératoire qui a été utilisé à Berlin, la manière dont cet attentat a été perpétré évoque pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles des souvenirs absolument terribles.

Merci beaucoup, Monsieur le Premier Ministre, pour être venu ce soir dans le journal de TF1.

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"La protection des Français est une priorité absolue"  Voir?

Bernard Cazeneuve au JT de TF1
21 décembre 2016 - Actualité

"La protection des Français est une priorité absolue"

Bernard Cazeneuve était l’invité du journal de 20h de TF1, mardi 20 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de réaffirmer sa solidarité avec l’Allemagne, et de rappeler les mesures de sécurité mises en place pour assurer la protection des Français.
 
Bernard Cazeneuve : "la protection des Français est une priorité absolue"


Julien Arnaud : Il y a eu des hommages en France, à l’Assemblée notamment, les députés ont observé une minute de silence en mémoire des victimes de Berlin. Vous étiez présent, Monsieur le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, bonsoir.
   
Bernard Cazeneuve : Bonsoir.
 
Est-ce que vous dites ce soir aux Français qui nous regardent que les sites de rassemblement sont suffisamment protégés ?

Nous avons fait des efforts depuis de nombreux mois pour assurer la protection des grandes manifestations et des sites de rassemblement en France. Nous avons été amenés à le faire parce qu’il y a eu de grands évènements comme la COP 21, l’Euro 2016, qui ont mobilisé énormément de moyens, qui nous ont conduits à rehausser le niveau de sécurité. Il y a eu la tragédie de Nice, au terme de laquelle j’ai souhaité qu’on complète notre dispositif par la mobilisation notamment de la Réserve de la Gendarmerie et de la Police nationale.

Aujourd’hui, sur les marchés de Noël, sur les lieux de rassemblement, pour la protection des lieux de culte, c’est une grande partie des effectifs de la Sécurité publique qui sont mobilisés, près de 70 unités de force mobile qui assurent la protection de ces évènements et qui assurent aussi le contrôle aux frontières, parce que le contrôle aux frontières nous a conduits à contrôler près de 80 millions de personnes depuis l’an dernier, à procéder à la réadmission à partir des frontières de 58 000 personnes, c’est assez considérable. J’avais donné des instructions au cours des dernières semaines, des derniers mois aux préfets, des instructions écrites, pour que les dispositifs, que l’on vient de voir à l’œuvre, soient mobilisés partout sur le territoire national. Parce que la sécurité, la protection des Français est une priorité absolue.
  
Le ministre de l’Intérieur qui vous a remplacé Place Beauvau, Bruno Le Roux, a dit hier après l’attentat que la sécurité avait été immédiatement renforcée sur les marchés de Noël. Ce qui est une phrase qui a pu surprendre, parce qu’on s’est dit à ce moment-là est-ce que ce n’était pas déjà le cas, est-ce que la sécurité n’était déjà pas au maximum ?

Il n’y a pas de mauvaise interprétation, ni de polémique sur cette phrase. Ce qu’a voulu dire le ministre de l’Intérieur, c’est qu’il avait, à ma demande – puisque nous nous sommes entretenus, immédiatement après que ces informations ont été communiquées – renvoyé aux préfets les instructions que j’avais moi-même envoyées en leur demandant une application très vigilante dans le contexte.

Donc, pas de mesures supplémentaires ?

Non, il a simplement rappelé les mesures qui avaient été prises. Il est allé sur le marché de Noël de Strasbourg, où je me suis rendu il y a un mois, pour contrôler à nouveau les dispositifs de sécurité, parce que c’est un marché important. Il a constaté que ce que nous avions mis en œuvre était maintenu et conforme aux instructions que lui-même et moi-même avions données ensemble. Donc, nous sommes à un niveau de protection extrêmement élevé.

Est-ce qu’il y a des signaux d’alerte qui vous remontent en ce moment de la part des services de sécurité en France pour ces périodes des fêtes de Noël ?

Il y a un niveau de menace extrêmement élevé, je n’ai cessé de le dire au cours des derniers mois.

Mais c’est le même depuis des mois, il n’y a pas une poussée de fièvre particulière liée à l’attentat de Berlin ?

Oui, mais il faut bien comprendre que quand je dis cela, au cours des mois précédents, ça veut dire qu’il y a une activité très intense des services de renseignement et des forces de Sécurité intérieure. Ça veut dire que nous avons procédé à l’arrestation de plus de 440 personnes depuis le début de l’année, que nous avons déjoué 17 attentats. C’est donc une activité très intense des services de renseignement et des services de sécurité, qui fait l’objet d’une mobilisation de l’ensemble des membres du Gouvernement, non seulement le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux, aujourd’hui, mais le garde des Sceaux également, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en tant qu’il apporte un complément d’effectifs à travers l’opération Sentinelle. Moi, je tiens, comme Premier ministre, à ce que la protection des Français, qui est une priorité de mon Gouvernement pour les cinq mois qui viennent, conduise chacun à maintenir ce niveau de mobilisation.

Enfin, je voudrais dire un mot sur le fait que la France est menacée bien entendu, mais c’est l’Europe dans son ensemble qui l’est. Je voudrais profiter de l’occasion que vous me donnez de m’exprimer devant les Français, pour dire ma solidarité et ma compassion pour les victimes de la tragédie de Berlin, dire aux autorités allemandes, à la Chancelière, au ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, qui est un ami personnel, toute notre solidarité dans l’épreuve. La Chancelière a été très présente au moment des attentats de Paris, elle a eu des gestes, elle a eu des mots qui ont ému les Français, qui ont montré que lorsque nous sommes confrontés à une épreuve, la France et l’Allemagne font un seul et unique pays. Et puis, je voudrais bien entendu avoir une pensée pleine de compassion pour les Allemands qui sont dans le chagrin, pour les familles des victimes. Et puis – vous le comprendrez – avoir aussi une pensée pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles. Parce que j’imagine qu’aujourd’hui, ils sont dans la peine, dans le chagrin, dans le choc. Parce que le mode opératoire qui a été utilisé à Berlin, la manière dont cet attentat a été perpétré évoque pour les victimes de l’attentat de Nice et leurs familles des souvenirs absolument terribles.

Merci beaucoup, Monsieur le Premier Ministre, pour être venu ce soir dans le journal de TF1.

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(21/12/2016 : 11:31)

Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat  Voir?

Ville foule en mouvement
20 décembre 2016 - Actualité

Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat

Les modalités de revalorisation du Smic pour l’année 2017 ont été présentées par Myriam El Khomri, le 19 décembre, aux représentants des organisations syndicales et professionnelles. Le Premier ministre a expliqué que la décision du Gouvernement doit permettre de "poursuivre le redressement économique", afin de créer les "conditions ultérieures pour un partage des fruits de la croissance plus ambitieux encore".
 
La règle de revalorisation du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance)  a été modernisée en 2013, conformément aux engagements pris lors de la conférence sociale de juillet 2012.
 
La revalorisation du Smic au 1er janvier 2017
 
Le taux horaire du Smic brut sera revalorisé de 0,93% pour atteindre 9,76 euros de l’heure à partir du 1er janvier 2017. Sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, le montant mensuel du Smic sera ainsi porté à 1 480 euros brut par mois pour un temps plein, soit 1 153 euros net par mois (environ 11 euros de plus par mois qu’en 2016). Cette revalorisation sera arrêtée par décret en Conseil des ministres mercredi 21 décembre.
 
La revalorisation annuelle du Smic est conditionnée par deux paramètres :
  • l’évolution annuelle de l’indice des prix (hors tabac) des 20% de ménages les plus modestes ;
  • la moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). 
 
 
Le pouvoir d’achat des salariés reste une priorité forte du Gouvernement et sera soutenu par d’autres leviers, plus efficaces. Il sera notamment renforcé par :
 
  • la baisse supplémentaire de 1 milliard d’euros de l’impôt sur le revenu qui profitera à plus de 5 millions de foyers fiscaux en 2017. Dès janvier, cette baisse prendra la forme d’une réduction allant jusqu’à 20% du montant des mensualités à payer. Elle concernera tous les célibataires ayant un salaire inférieur à 1 700 euros net par mois, ce seuil étant doublé pour les couples et majoré en fonction des charges de famille (4 800 euros pour un couple avec trois enfants) ; 
     
  • la prime d’activité, déployée depuis près d’un an, valorise et accompagne la reprise d’emploi en soutenant le pouvoir d’achat de tous les travailleurs qui gagnent moins de 1 500 euros par mois (pour un célibataire). Près de 3,7 millions de foyers en ont déjà bénéficié en 2016. Cette prime représente un gain de pouvoir d’achat substantiel pour nos concitoyens les plus modestes : le montant moyen versé s’élève à 165 euros par mois, soit plus de 15% du revenu d’activité mensuel moyen des bénéficiaires. Pour un célibataire au Smic, la prime d’activité représente plus de 130 euros par mois ; et pour un parent isolé au Smic, le gain est de 300 euros mensuels.
A noter : la part des salariés concernés par la progression du Smic a diminué de près de 2 points depuis fin 2012 (de 12,3 % à 10,5 %). Eurostat a publié, le 8 décembre 2016, une étude qui montre que la France connaît une proportion de bas salaires, deux fois inférieure à la moyenne européenne et de 2 à 3 fois moindre que la proportion de bas salaires observée en Allemagne et en Angleterre. En outre, en 2015, le pouvoir d’achat a connu sa plus forte progression depuis 2009 (+1,6 %) et cette hausse devrait se poursuivre en 2016 (+1,8 % selon la dernière note de conjoncture de l’Insee) et 2017.

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Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat  Voir?

Ville foule en mouvement
20 décembre 2016 - Actualité

Revalorisation du Smic : un des leviers pour renforcer le pouvoir d’achat

Les modalités de revalorisation du Smic pour l’année 2017 ont été présentées par Myriam El Khomri, le 19 décembre, aux représentants des organisations syndicales et professionnelles. Le Premier ministre a expliqué que la décision du Gouvernement doit permettre de "poursuivre le redressement économique", afin de créer les "conditions ultérieures pour un partage des fruits de la croissance plus ambitieux encore".
 
La règle de revalorisation du Smic (salaire minimum interprofessionnel de croissance)  a été modernisée en 2013, conformément aux engagements pris lors de la conférence sociale de juillet 2012.
 
La revalorisation du Smic au 1er janvier 2017
 
Le taux horaire du Smic brut sera revalorisé de 0,93% pour atteindre 9,76 euros de l’heure à partir du 1er janvier 2017. Sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires, le montant mensuel du Smic sera ainsi porté à 1 480 euros brut par mois pour un temps plein, soit 1 153 euros net par mois (environ 11 euros de plus par mois qu’en 2016). Cette revalorisation sera arrêtée par décret en Conseil des ministres mercredi 21 décembre.
 
La revalorisation annuelle du Smic est conditionnée par deux paramètres :
  • l’évolution annuelle de l’indice des prix (hors tabac) des 20% de ménages les plus modestes ;
  • la moitié de l’évolution annuelle du pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). 
 
 
Le pouvoir d’achat des salariés reste une priorité forte du Gouvernement et sera soutenu par d’autres leviers, plus efficaces. Il sera notamment renforcé par :
 
  • la baisse supplémentaire de 1 milliard d’euros de l’impôt sur le revenu qui profitera à plus de 5 millions de foyers fiscaux en 2017. Dès janvier, cette baisse prendra la forme d’une réduction allant jusqu’à 20% du montant des mensualités à payer. Elle concernera tous les célibataires ayant un salaire inférieur à 1 700 euros net par mois, ce seuil étant doublé pour les couples et majoré en fonction des charges de famille (4 800 euros pour un couple avec trois enfants) ; 
     
  • la prime d’activité, déployée depuis près d’un an, valorise et accompagne la reprise d’emploi en soutenant le pouvoir d’achat de tous les travailleurs qui gagnent moins de 1 500 euros par mois (pour un célibataire). Près de 3,7 millions de foyers en ont déjà bénéficié en 2016. Cette prime représente un gain de pouvoir d’achat substantiel pour nos concitoyens les plus modestes : le montant moyen versé s’élève à 165 euros par mois, soit plus de 15% du revenu d’activité mensuel moyen des bénéficiaires. Pour un célibataire au Smic, la prime d’activité représente plus de 130 euros par mois ; et pour un parent isolé au Smic, le gain est de 300 euros mensuels.
A noter : la part des salariés concernés par la progression du Smic a diminué de près de 2 points depuis fin 2012 (de 12,3 % à 10,5 %). Eurostat a publié, le 8 décembre 2016, une étude qui montre que la France connaît une proportion de bas salaires, deux fois inférieure à la moyenne européenne et de 2 à 3 fois moindre que la proportion de bas salaires observée en Allemagne et en Angleterre. En outre, en 2015, le pouvoir d’achat a connu sa plus forte progression depuis 2009 (+1,6 %) et cette hausse devrait se poursuivre en 2016 (+1,8 % selon la dernière note de conjoncture de l’Insee) et 2017.

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(20/12/2016 : 15:36)

"Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"  Voir?

Bernard Cazeneuve à l'ouverture de la  3e instance de dialogue avec l’islam de France, le 12 décembre 2016
15 décembre 2016 - Actualité

"Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"

Bernard Cazeneuve s’est exprimé en ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France, qui s’est tenue place Beauvau le lundi 12 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler que son engagement sur le sujet de l’islam de France restera "total".
 
Quelques jours après avoir quitté le ministère de l’Intérieur pour Matignon, le Premier ministre était de retour place Beauvau. En présence de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et face aux différents représentants de l’islam de France, il a prononcé le discours d’ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France et fait le point sur les "défis auxquels notre pays est confronté".

Avec "émotion et fierté", le Premier ministre a tout d’abord rappelé "le travail considérable accompli" et "les moments dramatiques" que les pouvoirs publics et les représentants de l’islam de France ont "affrontés ensemble" depuis près de deux ans.

"L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français"

Bernard Cazeneuve a ensuite invoqué le principe fondamental de laïcité pour souligner l’ancrage républicain de l’islam de France et de ses représentants : "Dans votre diversité, dans la pluralité qui vous caractérise, (…) vous incarnez cet islam citoyen,  profondément attaché aux valeurs de la République", a-t-il déclaré.


Face aux écueils de l’amalgame et de la stigmatisation, qui se traduisent parfois par des actes anti-musulmans inacceptables, le Premier ministre a exprimé sa détermination à lutter contre toute forme d’instrumentalisation visant à faire des musulmans des boucs-émissaires. "Des mesures très fermes sont prises et des moyens considérables sont mis en place par le ministère de l’Intérieur pour lutter contre ce type de criminalité", a-t-il insisté. Pour renforcer la sécurité autour des lieux de culte musulmans, 9 millions d’euros ont ainsi été mobilisés. L’action des forces  de sécurité et des forces armées dans le cadre des dispositifs Vigipirate et Sentinelle permet aujourd’hui d’assurer la protection de plus de 1000 mosquées. "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français", a résumé Bernard Cazeneuve.

Implacable face aux prêcheurs de haine

Mais le Premier ministre a également tenu à rappeler, avec lucidité, que certaines mosquées et sites internet contribuent encore aujourd’hui à diffuser "un discours sectaire, un discours d’enfermement, un discours d’intimidation qui inquiète à juste titre les Français (…) et fait beaucoup de mal à l’islam républicain et paisible que plusieurs millions de nos concitoyens pratiquent".  Avec "la plus grande netteté", il a dénoncé toute forme de fondamentalisme islamiste : "Il n’y a pas de salafisme anodin, il n’y a pas d’intégrisme modéré. Dès lors que l’on professe le rejet de la République, on prépare les esprits à ce qui vient ensuite : l’apologie de la violence et de la haine".

Vignette 5 islam de France
Rappelant le caractère implacable de l’action gouvernementale contre les prêcheurs de haine, Bernard Cazeneuve s’est montré très clair : "A chaque fois qu’il y aura une menace avérée contre l’ordre et la sécurité publics, les associations seront dissoutes et les lieux de culte seront fermés. Les imams étrangers qui propagent une idéologie totalitaire seront expulsés".

Face à cette menace intégriste, les représentants de l’islam de France ont, eux aussi, un rôle décisif à jouer pour prévenir et contrer le radicalisme islamiste : "Les responsables religieux de l’islam de France (…) sont les mieux armés pour alerter les fidèles, et notamment les jeunes, pour les mettre en garde lorsque des mosquées deviennent des lieux où l’on propage la haine contre la République, contre nos pays, nos institutions, nos concitoyens de toutes confessions".

Le rôle de la Fondation de l’islam de France

Vignette 6 islam de France

Le Premier ministre a précisé le rôle de la nouvelle Fondation de l’islam de France présidée par Jean-Pierre Chevènement, et dont la première réunion s’est tenue jeudi 8 décembre 2016. Afin de permettre une meilleure connaissance de la religion et la civilisation musulmanes, cet organisme "laïc, reconnu d’utilité publique" disposera "de moyens importants" et aura pour but de soutenir la mise en valeur du patrimoine musulman de France via des projets culturels, sociaux ou éducatifs, et de renforcer la formation des imams de France. Il contribuera ainsi à montrer à nos concitoyens "combien l’islam est riche, combien il est complexe, combien il a contribué au progrès de l’humanité".

Après avoir salué les "bases anciennes et solides" dont dispose l’islam de France – au premier rang desquelles il distingue la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman (CFCM) – le Premier ministre a dépeint cette fondation comme "une nouvelle étape pour l’islam de France".

Parmi les défis qu’elle devra relever, figure la formation profane des aumôniers et des imams, dont beaucoup arrivent encore de l’étranger sans formation et sans avoir acquis la maîtrise de la langue française. Les efforts pour inverser cette tendance commencent à porter leurs fruits, comme l’a souligné Bernard Cazeneuve : "En deux ans, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur délivrant une formation universitaire sur les questions de laïcité, de droit et de sociologie des religions a été multiplié par cinq."
Le passage par l’un de ces cursus "sera même une condition d’accès à la fonction d’aumônier", a prévenu le Premier ministre.

Vignette 7 islam de France
Mais la formation n’est pas le seul chantier prioritaire pour les représentants religieux et la Fondation de l’islam de France. La question du financement et des ressources du culte musulman, a rappelé Bernard Cazeneuve, constitue aussi un sujet national de premier ordre : "Nous souhaitons que, progressivement, le culte musulman trouve des ressources auprès de nos compatriotes (…), en lieu et place des financements qui, trop souvent encore, proviennent de pays étrangers". La loi de 1905 interdisant aux religions d’obtenir un financement public direct, le Premier ministre a invité les responsables musulmans à trouver, par leur propre force, des ressources de fonctionnement alternatives, transparentes et équilibrées, avant d’évoquer quelques pistes à explorer : une contribution volontaire sur l’abattage hallal, ou encore un prélèvement sur le marché du pèlerinage.

"Je suis certain", a conclu le Premier ministre, "que vous parviendrez à construire une institution transparente et inclusive, qui fasse sa place à tous les courants de l’islam de France et à tous ceux qui, parmi les musulmans de France, auront la volonté de s’engager. Car c’est à cette condition que ce fonds sera en mesure de lever efficacement des ressources".

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"Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"  Voir?

Bernard Cazeneuve à l'ouverture de la  3e instance de dialogue avec l’islam de France, le 12 décembre 2016
15 décembre 2016 - Actualité

"Il faut construire une nouvelle étape pour l’islam de France"

Bernard Cazeneuve s’est exprimé en ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France, qui s’est tenue place Beauvau le lundi 12 décembre 2016. L’occasion pour le Premier ministre de rappeler que son engagement sur le sujet de l’islam de France restera "total".
 
Quelques jours après avoir quitté le ministère de l’Intérieur pour Matignon, le Premier ministre était de retour place Beauvau. En présence de Bruno Le Roux, ministre de l’Intérieur, et face aux différents représentants de l’islam de France, il a prononcé le discours d’ouverture de la 3e instance de dialogue avec l’islam de France et fait le point sur les "défis auxquels notre pays est confronté".

Avec "émotion et fierté", le Premier ministre a tout d’abord rappelé "le travail considérable accompli" et "les moments dramatiques" que les pouvoirs publics et les représentants de l’islam de France ont "affrontés ensemble" depuis près de deux ans.

"L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français"

Bernard Cazeneuve a ensuite invoqué le principe fondamental de laïcité pour souligner l’ancrage républicain de l’islam de France et de ses représentants : "Dans votre diversité, dans la pluralité qui vous caractérise, (…) vous incarnez cet islam citoyen,  profondément attaché aux valeurs de la République", a-t-il déclaré.


Face aux écueils de l’amalgame et de la stigmatisation, qui se traduisent parfois par des actes anti-musulmans inacceptables, le Premier ministre a exprimé sa détermination à lutter contre toute forme d’instrumentalisation visant à faire des musulmans des boucs-émissaires. "Des mesures très fermes sont prises et des moyens considérables sont mis en place par le ministère de l’Intérieur pour lutter contre ce type de criminalité", a-t-il insisté. Pour renforcer la sécurité autour des lieux de culte musulmans, 9 millions d’euros ont ainsi été mobilisés. L’action des forces  de sécurité et des forces armées dans le cadre des dispositifs Vigipirate et Sentinelle permet aujourd’hui d’assurer la protection de plus de 1000 mosquées. "L’État laïc a pour mission de protéger les musulmans, comme il protège tous les Français", a résumé Bernard Cazeneuve.

Implacable face aux prêcheurs de haine

Mais le Premier ministre a également tenu à rappeler, avec lucidité, que certaines mosquées et sites internet contribuent encore aujourd’hui à diffuser "un discours sectaire, un discours d’enfermement, un discours d’intimidation qui inquiète à juste titre les Français (…) et fait beaucoup de mal à l’islam républicain et paisible que plusieurs millions de nos concitoyens pratiquent".  Avec "la plus grande netteté", il a dénoncé toute forme de fondamentalisme islamiste : "Il n’y a pas de salafisme anodin, il n’y a pas d’intégrisme modéré. Dès lors que l’on professe le rejet de la République, on prépare les esprits à ce qui vient ensuite : l’apologie de la violence et de la haine".

Vignette 5 islam de France
Rappelant le caractère implacable de l’action gouvernementale contre les prêcheurs de haine, Bernard Cazeneuve s’est montré très clair : "A chaque fois qu’il y aura une menace avérée contre l’ordre et la sécurité publics, les associations seront dissoutes et les lieux de culte seront fermés. Les imams étrangers qui propagent une idéologie totalitaire seront expulsés".

Face à cette menace intégriste, les représentants de l’islam de France ont, eux aussi, un rôle décisif à jouer pour prévenir et contrer le radicalisme islamiste : "Les responsables religieux de l’islam de France (…) sont les mieux armés pour alerter les fidèles, et notamment les jeunes, pour les mettre en garde lorsque des mosquées deviennent des lieux où l’on propage la haine contre la République, contre nos pays, nos institutions, nos concitoyens de toutes confessions".

Le rôle de la Fondation de l’islam de France

Vignette 6 islam de France

Le Premier ministre a précisé le rôle de la nouvelle Fondation de l’islam de France présidée par Jean-Pierre Chevènement, et dont la première réunion s’est tenue jeudi 8 décembre 2016. Afin de permettre une meilleure connaissance de la religion et la civilisation musulmanes, cet organisme "laïc, reconnu d’utilité publique" disposera "de moyens importants" et aura pour but de soutenir la mise en valeur du patrimoine musulman de France via des projets culturels, sociaux ou éducatifs, et de renforcer la formation des imams de France. Il contribuera ainsi à montrer à nos concitoyens "combien l’islam est riche, combien il est complexe, combien il a contribué au progrès de l’humanité".

Après avoir salué les "bases anciennes et solides" dont dispose l’islam de France – au premier rang desquelles il distingue la Grande Mosquée de Paris et le Conseil français du culte musulman (CFCM) – le Premier ministre a dépeint cette fondation comme "une nouvelle étape pour l’islam de France".

Parmi les défis qu’elle devra relever, figure la formation profane des aumôniers et des imams, dont beaucoup arrivent encore de l’étranger sans formation et sans avoir acquis la maîtrise de la langue française. Les efforts pour inverser cette tendance commencent à porter leurs fruits, comme l’a souligné Bernard Cazeneuve : "En deux ans, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur délivrant une formation universitaire sur les questions de laïcité, de droit et de sociologie des religions a été multiplié par cinq."
Le passage par l’un de ces cursus "sera même une condition d’accès à la fonction d’aumônier", a prévenu le Premier ministre.

Vignette 7 islam de France
Mais la formation n’est pas le seul chantier prioritaire pour les représentants religieux et la Fondation de l’islam de France. La question du financement et des ressources du culte musulman, a rappelé Bernard Cazeneuve, constitue aussi un sujet national de premier ordre : "Nous souhaitons que, progressivement, le culte musulman trouve des ressources auprès de nos compatriotes (…), en lieu et place des financements qui, trop souvent encore, proviennent de pays étrangers". La loi de 1905 interdisant aux religions d’obtenir un financement public direct, le Premier ministre a invité les responsables musulmans à trouver, par leur propre force, des ressources de fonctionnement alternatives, transparentes et équilibrées, avant d’évoquer quelques pistes à explorer : une contribution volontaire sur l’abattage hallal, ou encore un prélèvement sur le marché du pèlerinage.

"Je suis certain", a conclu le Premier ministre, "que vous parviendrez à construire une institution transparente et inclusive, qui fasse sa place à tous les courants de l’islam de France et à tous ceux qui, parmi les musulmans de France, auront la volonté de s’engager. Car c’est à cette condition que ce fonds sera en mesure de lever efficacement des ressources".

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(15/12/2016 : 23:02)

Dernière mise à jour : 27/04/2017 : 09:47

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